Lorsque le reflet d'un secret oublié émerge, le fils d'un amour façonné par le mensonge se retrouve face à un miroir troublant. La quête de vérité s'amorce, comme un chemin obscur à travers une forêt dense, où chaque pas pourrait révéler des vérités enfouies. Les échos du passé résonnent, et les masques commencent à se fissurer, menaçant d'exposer l'obscurité tapie au cœur de cette existence façonnée par l'illusion.
View MoreLe froid mordant de janvier enveloppait le campus d’une brume hivernale. Laureen, emmitouflée dans son manteau, traversa la grande cour menant au bâtiment principal. La pause d’hiver était passé en un éclair, et bien qu’elle ait apprécié cette pause, elle ne pouvait ignorer cette légère appréhension à l’idée de replonger dans le rythme effréné des cours et des obligations universitaires. Elle monta les escaliers menant au bâtiment des professeurs et poussa la porte, son souffle créant un nuage blanc dans l’air glacé. À l’intérieur, l’agitation était déjà bien présente. Des étudiants cherchaient leurs salles, des professeurs discutaient en petits groupes, et quelques retardataires couraient dans les couloirs. Alors qu’elle ajustait l’écharpe autour de son cou, une voix familière l’interpella. — Mme Carter. Elle se retourna et tomba sur Daniel Turner, un sourire aux lèvres, les mains dans les poches de son manteau. — M. Hartman, répondit-elle en lui rendant son sourire. Il la rega
L’air hivernal piquait agréablement les joues, et la ville était animée en cette période de fin d’année. Noah et Laureen marchaient côte à côte sur l’avenue principale, leurs sacs de shopping ballottant à chaque pas. Cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas pris une journée rien que pour eux, et ils en profitaient pleinement. — Je crois qu’on a un peu abusé, souffla Laureen en jetant un regard amusé aux nombreux sacs qu’ils transportaient. — Pas du tout, maman, répondit Noah en ajustant ceux qu’il portait. C’est notre journée, on se fait plaisir ! Elle sourit, attendrie par son enthousiasme. — J’espère juste que tu n’auras pas besoin de nouvelles baskets dans trois mois. — Eh, j’y peux rien si je grandis encore ! Ils arrivèrent devant un café et décidèrent de s’y arrêter pour une pause bien méritée avant leur partie de bowling. Une fois installés, Noah attrapa son chocolat chaud et s’enfonça dans son fauteuil avec un soupir satisfait. — Alors, ton boulot au café, ça se passe
— Flashback —Sarah avançait à grands pas dans les couloirs du campus, son cœur battant à un rythme effréné. Chaque seconde qui passait sans nouvelles de Laureen renforçait son angoisse.Elles avaient parlé la veille. Laureen n’allait pas bien, mais jamais elle ne serait partie sans prévenir. Ce n’était pas son genre.Sarah arriva devant la chambre de son amie et frappa avec insistance. Rien. Elle réitéra, plus fort cette fois.Après quelques secondes, la porte s’ouvrit sur une jeune femme aux cheveux en bataille, visiblement à moitié endormie.— Qu’est-ce qui se passe ? grogna la colocataire de Laureen.— Où est Laureen ? demanda Sarah sans détour.L’étudiante fronça les sourcils, perplexe.— Elle est partie.Une vague glaciale parcourut Sarah.— Partie ? Où ça ?— J’en sais rien, elle a fait ses bagages tôt ce matin et s’est barrée.Sarah la fixa, cherchant un indice dans son regard.— Elle a dit quelque chose ?— Non, elle avait l’air pressée, c’est tout. Elle était bizarre ces der
Sarah fixa son téléphone du bout des doigts, son regard oscillant entre l’envie de répondre à un message et celle d’ignorer son contenu. Leur dernier rendez-vous remontait à quelques jours à peine, et elle savait que si elle acceptait de voir cette personne à nouveau, ce serait une occasion de plus pour poser des questions. Des questions auxquelles Sarah n’avait aucune envie de répondre. Elle soupira, effaça le brouillon de réponse qu’elle avait commencé à taper et attrapa son manteau. Elle avait besoin d’un avis extérieur. Un avis honnête. Quand elle arriva au salon de thé où elle avait donné rendez-vous à Lydia, cette dernière était déjà installée, sirotant distraitement un cappuccino. Toujours impeccable, vêtue d’un tailleur élégant, elle dégageait cette assurance naturelle propre à ceux qui avaient grandi entourés de privilèges, mais sans la suffisance qui venait parfois avec. Sarah retira son manteau et s’installa en face d’elle. — C’est rare que tu sois aussi ponctuelle, fit
L’air froid de l’hiver s’était installé sur Ravensburry, donnant au lac une teinte argentée sous le ciel couvert. Quelques groupes s’étaient aventurés sur les rives, profitant de la pause avant la reprise du semestre. Nathan et ses cousins avaient passé la matinée à jouer au basket sur un terrain voisin, et maintenant, ils se dirigeaient vers le supermarché du coin pour acheter de quoi grignoter. — Sérieusement, Nate, tu devrais t’améliorer sur tes lancers, lança l’un de ses cousins en lui donnant une tape sur l’épaule. — Je vous ai laissé gagner, répondit Nathan avec un sourire en coin. Ils entrèrent dans le magasin, et tandis que ses cousins se dispersaient dans les allées, Nathan marcha tranquillement en direction du rayon des boissons. Son regard erra distraitement entre les étagères… jusqu’à ce qu’il l’aperçoive. Laureen. Elle se trouvait près du rayon des fruits et légumes, en pleine conversation avec Clara et quelques autres femmes qu’il ne connaissait pas. Habillée d
Pendant qu’elle filait rejoindre ses amies dans un club privé de Ravensburry, une toute autre ambiance enveloppait Laureen, qui, se préparait à aller retrouver Daniel. Le restaurant que Daniel avait choisi respirait le raffinement sans être ostentatoire. Une lumière tamisée baignait les tables dans une atmosphère feutrée, et le doux murmure des conversations s’entremêlait avec une mélodie jazz en fond sonore. L’endroit était accueillant, pensé pour ceux qui voulaient prendre leur temps. — Pas mal du tout, commenta Laureen en balayant la pièce du regard. — J’espérais que ça te plaise, répondit Daniel avec un sourire satisfait. — Tu veux dire que tu espérais marquer des points ? Il posa une main sur son cœur, faussement offensé. — Je suis blessé par tant de cynisme. — Oh, tu survivras, répliqua-t-elle en s’asseyant. Le serveur vint prendre leur commande, et après un rapide échange, ils furent laissés seuls. Daniel croisa les bras sur la table, une lueur amusée dans le regard. —
Charles était assis dans son bureau, un dossier ouvert devant lui. La pièce était baignée d’une lumière tamisée, filtrée par les lourds rideaux qui couvraient les immenses fenêtres. Il avait reçu le rapport tant attendu plus tôt dans la journée et, depuis, il n’avait cessé de le relire, cherchant à assembler les pièces du puzzle. Les semaines avaient passé depuis sa conversation avec Sarah au sujet de Laureen, mais il n’avait pas cessé d’y penser. Il y avait anguille sous roche. Il le sentait. Plutôt que de confronter directement Sarah, il avait choisi une autre approche : l’observation. Il avait demandé à un contact de creuser discrètement sur Laureen, sans éveiller les soupçons. Il voulait comprendre qui elle était, d’où elle venait, et pourquoi sa présence semblait affecter Sarah à ce point. Et après quelques temps il pouvait enfin éclaircir quelques zones d’ombre. Laureen Carter. Professeure d’université. Arrivée en ville il y a environ un an. Mère d’un fils, Noah Carter.
Noah marcha d’un pas tranquille dans l’allée pavée, observant avec une certaine fascination la propriété imposante qui s’étendait devant lui. Il aurait peut-être dû envoyer un message à Nathan pour qu’il vienne l’attendre à l’entrée, mais il avait été trop absorbé par le paysage et l’immensité du domaine. Une légère brise soulevait les feuilles tombées au sol, et sous la lumière tamisée du début de soirée, le manoir semblait presque irréel. Arrivé devant la porte principale, il hésita une seconde avant de sonner. Presque immédiatement, celle-ci s’ouvrit sur Nathan, qui le dévisagea avec une expression mi-amusée, mi-sceptique. — T’es venu à pied ? Noah haussa un sourcil. — Ben ouais. Je suis descendu du bus et j’ai marché. — Mec, je t’avais dit que c’était loin. — Ça va, j’suis pas mort. Mais par contre, t’aurais pu me prévenir que je venais visiter le palais de Buckingham. Nathan éclata de rire en s’écartant pour le laisser entrer. — Bienvenue chez les Harrington. No
— Flashback — Laureen était assise sur le banc, recroquevillée sur elle-même, le regard fixé sur le sol humide. Depuis plusieurs minutes, elle n’avait pas bougé, comme figée dans une bulle invisible qui l’isolait du reste du monde. Ses doigts crispés sur le tissu de sa veste trahissaient une nervosité qu’elle ne parvenait pas à apaiser. À côté d’elle, Sarah la scrutait, la mâchoire serrée. — On va le retrouver. Sa voix claqua dans l’air, tranchante, implacable. Laureen tressaillit à peine. Elle tourna lentement la tête vers elle, ses yeux encore voilés par un flot de pensées confuses. — Sarah… — On va le retrouver, et je te jure qu’il paiera. L’intensité dans sa voix était presque effrayante. Sarah ne se contentait pas d’être en colère. Elle bouillonnait d’une rage froide, d’une haine qu’elle ne cherchait même pas à dissimuler. Laureen entrouvrit les lèvres, hésita, puis les referma. Un frisson imperceptible la parcourut. — Et s’il n’y avait personne à retrouver ? murmura-t-
Le domaine Harrington, symbole de richesse et de pouvoir depuis des générations, baignait dans une tranquillité apparente ce soir-là. Les couloirs étaient déserts, les vastes pièces plongées dans une demi-obscurité. Pourtant, l'air semblait lourd, comme si les murs eux-mêmes retenaient leur souffle. Une vérité longtemps enfouie commençait à s'agiter dans l'ombre. Nathan Harrington, âgé de vingt ans, était assis dans le salon familial, l'esprit rempli de questions qu'il ne savait pas comment formuler. L’image qu’il avait vue plus tôt dans la journée refusait de quitter son esprit. C’était une photo qu’un ami lui avait montrée, une photo prise lors d’un événement en ville. Ce qui avait attiré l’attention de Nathan n’était pas l’événement en lui-même, ni les personnes présentes, mais un visage en particulier. Le garçon sur la photo, n’était pas quelqu’un qu’il connaissait personnellement. Il semblait plus âgé, probablement vingt deux ans ou un peu plus, et Nathan n’avait jamais cro...
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