Gabriel de MontreuilLe silence soudain est assourdissant. Après l'orgie de bruit, de métal, et de cris, la mer se calme, comme si elle avait retenu son souffle. L’énorme créature, que nous avons tant affrontée, se tord dans l’eau, ses tentacules battant frénétiquement l’air, avant de se replier dans les profondeurs sombres d’où elle est sortie. Une paix étrange s’installe sur le navire, mais je sais qu’elle est éphémère, un calme avant la tempête.Je me tiens là, sur le pont, mes bras tremblants encore sous l’adrénaline, ma respiration lourde. Nous avons survécu. La créature a été repoussée, mais je le sens, l’abîme n’a pas encore dit son dernier mot. L’Océan, cette mer impitoyable qui nous a forgés, n’a pas oublié. Mais pour l’instant, le navire flotte, et nous respirons, tous ensemble, comme une seule unité, une seule âme battue par les vents.À mes côtés, Aïda est là, sa silhouette imposante malgré la fatigue qui la ronge. Elle respire profondément, les yeux fermés un instant, com
Terakhir Diperbarui : 2025-03-27 Baca selengkapnya