Gabriel de MontreuilLa mer se déchaîne. Après notre victoire sur les navires impériaux, le vent s’élève en une furie incontrôlable. Le ciel, autrefois d’un noir de jais, est maintenant traversé de longues griffes d’éclairs. Une tempête approche, comme si la mer elle-même voulait se venger de ce que nous avons osé lui infliger. Le Phénix Noir, son mât brisé mais indompté, continue de naviguer, ses voiles déchirées gonflées par la violence des vents. La mer n'a jamais été aussi sauvage, et je comprends soudain que ce n’est pas une simple tempête. Non, c’est un avertissement. La mer nous juge, mais elle nous pousse en avant, vers un destin que nous n’avons pas encore pleinement saisi.Je me tiens à la barre, les mains crispées autour du bois trempé, les éclairs illuminant par éclats le pont du vaisseau. Autour de moi, mes hommes se battent contre les vagues, contre le vent, contre cette fureur de la nature. Aïda se tient à mes côtés, ses yeux acérés comme ceux d’un faucon, scrutant l'ho
Last Updated : 2025-03-19 Read more