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Chapitre 92 – La Tempête de Fer

Author: Déesse
last update Huling Na-update: 2025-03-19 00:45:01

Gabriel de Montreuil

L’ombre du matin s'étend sur la mer, une vaste étendue d'eau sombre où le vent se lève lentement. L'alliance avec les îles du Sud est faite, mais tout n'est pas aussi simple que de simplement lever le voile et avancer. L’Empire ne tardera pas à découvrir que nous avons trouvé un allié puissant, et cette alliance pourrait bien les précipiter dans une guerre à l’échelle qu’ils n’ont pas encore imaginée. Le moment est venu de frapper avant que l’Empire ne puisse assembler une flotte pour nous écraser.

Nous ne sommes plus qu'à quelques jours de la confrontation, mais chaque heure qui passe semble nous rapprocher du chaos. Les voiles du navire sont tendues par le vent, et je me tiens là, sur la passerelle, les mains crispées sur la barre, regardant la mer. Diego se tient à côté de moi, le regard fixé sur l'horizon lointain.

— Gabriel, dit-il d'une voix calme, mais une inquiétude sourde se cache dans ses mots, nous devons agir avant que l’Empire ne regroupe ses forces.
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  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 93– Le Cœur du Feu

    Gabriel de MontreuilLe vent frappe le visage comme un couperet. L’Empire n’a pas encore réagi, mais l’odeur de la poudre, de la mer salée et du métal brûlé envahit mes narines. Nos navires glissent sur l’eau, rapides et silencieux, comme des spectres prêts à frapper. Les hommes sont tendus, leurs regards fixés sur l’horizon. La bataille a commencé, mais ce n'est que le prélude. Nous sommes à la frontière d'une guerre que nous n’avons pas choisie, mais que nous allons livrer avec la fureur des damnés.Diego se tient à mes côtés, ses yeux scrutant l'horizon. La mer est calme, presque trompeuse, mais je sais que le pire est encore à venir.— Gabriel, murmure-t-il, ses lèvres se pressant dans une grimace, les navires ennemis sont en ligne. Ils ne s’attendent pas à une attaque aussi tôt. Nous avons l’avantage de la surprise, mais ce sera bientôt fini si nous ne les mettons pas à terre rapidement.Je sais que nous avons une chance, mais elle est mince. Les navires de l’Empire sont nombreux

    Huling Na-update : 2025-03-19
  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 94 – Les Vents du Destin

    Gabriel de MontreuilLa mer est calme après la tempête. Le bruit des vagues contre la coque de nos navires est le seul écho d’une bataille désormais loin derrière nous. L’Empire est en déroute, et pourtant, une lourde tension persiste dans l’air. La victoire a été durement acquise, mais elle n’est pas suffisante. Nous avons frappé au cœur, mais l’Empire est une bête aux mille têtes, et chaque tête coupée en fera pousser une autre.Le matin est arrivé, et avec lui, la lumière douce de l’aube. Nos navires voguent en silence, leurs voiles blanches contrastant avec la mer profonde. Je suis là, sur la passerelle, le regard perdu dans l’horizon. Chaque victoire, chaque coup porté me rapproche de la fin de ce voyage. Mais qu’y a-t-il après ? La mer, encore une fois, est un miroir. Elle reflète l’incertitude de l’avenir.Diego rejoint la passerelle. Il ne parle pas tout de suite, mais son regard est lourd de sens. Nous avons partagé trop de batailles ensemble pour ne pas savoir ce que l’autre

    Huling Na-update : 2025-03-19
  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 95– L'Heure de la Tempête

    Gabriel de MontreuilLe vent soufflait fort, poussant nos voiles et tordant les mâts comme des herbes sous un ciel déchaîné. L'île de San Felipe se dessinait à l'horizon, mais dans l'air, un pressentiment lourd flottait. La mer, habituellement si apaisante, semblait se préparer à une épreuve. Un frisson parcourut mon échine tandis que je scrutais l’île, à la recherche de signes, de mouvements, de quelque chose qui nous indiquerait que l'Empire était à l'affût.Nos navires se glissaient dans les ombres de la nuit, dissimulés par l’obscurité. L’attaque serait imminente. Nous allions frapper vite, frapper fort, comme l’avait dit Diego. Mais au fond de moi, une question persistait : cette embuscade allait-elle suffire à repousser l’Empire ? Leur flotte, gigantesque et implacable, ne tarderait pas à se regrouper, et nous devions être prêts à tout.Sur le pont, l’équipage se préparait. Les canons étaient rechargés, les sabres aiguisés. Les hommes se tenaient prêts à bondir dès le moindre si

    Huling Na-update : 2025-03-19
  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 96– Les Cendres du Vieux Monde

    Gabriel de MontreuilJe vis alors les navires ennemis se disperser, leurs lignes brisées, leurs efforts de regroupement futiles. Nous avions gagné l’instant. La bataille était à nous.Mais cela ne signifiait pas la fin. L’Empire était coriace. Leur défaite d’aujourd’hui pourrait se transformer en vengeance demain. Diego se tourna vers moi, les yeux brillants de cette lueur qui ne me quittait jamais.— Ce n’est qu’une bataille, Gabriel. La guerre, elle, continue.Je le regardai, une flamme d’espoir et de détermination allumée dans mes yeux. Oui, Diego. Et nous continuerons à nous battre. Pour la liberté. Pour la mer. Et pour ceux qui croient en notre cause.Aujourd'hui, l'Empire avait été repoussé. Mais demain, la mer nous appellerait à de nouveaux combats. Et nous répondrons toujours présents.Le vent soufflait encore, mais cette fois, il portait avec lui une sensation de calme étrange, comme si la mer elle-même se reposait après une lutte acharnée. Les navires ennemis avaient été rep

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  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 97 – Le Poids des Cendres

    Gabriel de MontreuilLe vent s’intensifia alors que nous mettions le cap vers le sud, loin de la menace immédiate de l’Empire. Mais l'ombre de la guerre se dessinait à l'horizon, plus grande que jamais. Nous étions les fuyards, mais il n’y avait pas d’échappatoire dans cette mer déchaînée.La guerre contre l’Empire n’était pas une bataille à gagner, c’était une guerre d’endurance, de patience, et de survie. Et nous survivrons, coûte que coûte.Nous étions prêts. Mais la mer, elle, attendait son heure. Et cette fois, elle ne serait peut-être pas aussi clémente.Diego hocha la tête, approuvant ma réflexion.— Il ne nous pardonnera jamais. Mais nous avons la mer pour alliée, et rien n’est plus puissant que cela.Le vent s’intensifia alors que nous mettions le cap vers le sud, loin de la menace immédiate de l’Empire. Mais l'ombre de la guerre se dessinait à l'horizon, plus grande que jamais. Nous étions les fuyards, mais il n’y avait pas d’échappatoire dans cette mer déchaînée.La guerre

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  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 98 – L’Empire en Flammes

    Gabriel de MontreuilLe vent soufflait en rafales, emportant les dernières traces de calme sur la mer. Le bruit des vagues se mêlait désormais aux bruits sourds des canons qui déchiraient le ciel. L’Empire approchait. Je pouvais voir leurs vaisseaux noirs se découper à l’horizon, aussi imposants que des montagnes flottantes, une muraille de fer et de bois prête à écraser tout sur son passage.Je savais qu’il n’y aurait pas de retour en arrière. Il était trop tard pour douter. Trop tard pour hésiter. Le destin était désormais écrit, et chaque souffle de vent me poussait vers cet affrontement final. Nous allions les affronter de face, sans peur, sans fioritures, dans l'espoir de forger une légende ou de sombrer dans l'oubli.Je scrutais l’horizon, mon regard fixé sur la silhouette massive du vaisseau impérial qui se rapprochait. Il n’y avait aucune échappatoire. Nous étions encerclés par la mer et par la puissance de l’Empire. L’espace était devenu un piège. Et nous étions les souris.A

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  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 99 – L’Ascension du Phénix

    Gabriel de MontreuilLe son des canons se fait plus lourd, plus sourd, presque assourdissant. Le ciel, une mer de fumée et de cendres, est témoin du dernier acte de cette bataille effroyable. La mer elle-même semble se faire plus noire, engloutissant les navires un par un. Nos hommes se battent avec la rage du désespoir, le regard fixé sur l’Empire qui ne cesse de frapper. Mais c’est dans ces moments que l’on se rend compte que même un monstre de fer ne peut écraser un esprit indomptable.La coque du Phénix Noir gronde sous les assauts ennemis, mais il résiste. Il résiste comme nous. C’est tout ce que nous avons, et tout ce que nous sommes. Un navire, une légende, une promesse d’immortalité. Le Phénix Noir est plus qu’un simple vaisseau. Il est notre âme, notre cri de guerre, notre réponse à ceux qui croient pouvoir écraser la liberté sous leurs pieds.Je me tiens à la barre, mes mains tremblant sous la pression de ce dernier affrontement. Chaque mouvement est crucial. Chaque décision

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  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 100 – La Tempête d’Acier

    Gabriel de MontreuilLa mer se déchaîne. Après notre victoire sur les navires impériaux, le vent s’élève en une furie incontrôlable. Le ciel, autrefois d’un noir de jais, est maintenant traversé de longues griffes d’éclairs. Une tempête approche, comme si la mer elle-même voulait se venger de ce que nous avons osé lui infliger. Le Phénix Noir, son mât brisé mais indompté, continue de naviguer, ses voiles déchirées gonflées par la violence des vents. La mer n'a jamais été aussi sauvage, et je comprends soudain que ce n’est pas une simple tempête. Non, c’est un avertissement. La mer nous juge, mais elle nous pousse en avant, vers un destin que nous n’avons pas encore pleinement saisi.Je me tiens à la barre, les mains crispées autour du bois trempé, les éclairs illuminant par éclats le pont du vaisseau. Autour de moi, mes hommes se battent contre les vagues, contre le vent, contre cette fureur de la nature. Aïda se tient à mes côtés, ses yeux acérés comme ceux d’un faucon, scrutant l'ho

    Huling Na-update : 2025-03-19

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  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 193 – Le Jugement des Profondeurs

    DiegoJe connais Gabriel depuis assez longtemps pour comprendre ce qu’il s’apprête à faire. Ce regard, cette foutue détermination glacée… Il croit qu’il n’a pas le choix. Mais il en a toujours un.— On peut trouver une autre issue, je lance. Il y a toujours un autre moyen.La Gardienne esquisse un sourire triste.— Vous ne comprenez pas. Ce navire ne navigue que sur le serment du sang.AïdaLe serment du sang.Tout s’effondre en moi. Mon souffle se coupe, mon cœur cogne contre mes côtes comme un tambour de guerre. Je comprends avant même que Gabriel parle.— C’est moi, murmuré-je. C’est moi le prix.Il détourne les yeux.Le silence qui suit est pire que n’importe quelle tempête.Gabriel de MontreuilAïda me fixe, les yeux brillants d’un mélange de peur et de rage. Je pourrais lui mentir. Lui dire qu’elle se trompe. Mais elle sait. Elle a toujours su.— Non, souffle-t-elle.Le San Telmo tangue violemment. L’eau noire s’agite sous nous, une houle surnaturelle, impatiente. Mon père reste

  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 192 – L’Éveil des Ombres

    Gabriel de MontreuilLe pont du San Telmo grince sous mes pas.Le bois est ancien, pourtant il semble respirer. Les voiles noires frémissent comme la peau d’une créature vivante. Un murmure serpente à travers l’air, une prière oubliée, un avertissement peut-être. Mais il est trop tard pour reculer.Je sens la présence de mes compagnons derrière moi. Diego inspecte le gréement, les traits tendus. M’Bala, silencieux, recharge son fusil, prêt à affronter l’inconnu. Aïda garde le médaillon serré dans sa main, son regard brillant d’une inquiétude qu’elle ne dissimule plus.Puis la Gardienne parle.— Le navire t’appartient, Gabriel de Montreuil. Il est le dernier témoin de ton sang, l’ultime vestige de ce qui fut et de ce qui doit être.Je tourne les yeux vers elle. Son voile d’or scintille sous la lueur irréelle qui baigne le vaisseau.— Où nous mènera-t-il ?Elle incline légèrement la tête.— Là où le pacte l’exige.Un frisson court le long de mon échine. Ce pacte… Je l’ai scellé sans en

  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 191 – L’Offrande du Sang

    Gabriel de MontreuilM’BalaJe plante mon coutelas dans la poitrine d’un des spectres.Il ne bronche pas.Ses mains se referment sur mon cou.Je suffoque.Puis, soudain, une lumière jaillit derrière moi.Je tombe à genoux, haletant.Le médaillon.Aïda s’est levée.Son regard est brûlant.Et le médaillon brille d’une lueur qui n’a rien de naturel.Les morts s’arrêtent.L’ombre, elle, avance.Gabriel de MontreuilLa jungle se déchire dans un rugissement de vent et de cendres.La silhouette cachée dans l’ombre révèle enfin son visage.Un visage que je connais.Mon père.Ou du moins, ce qu’il est devenu.Son regard est froid, inhumain.— Tu aurais dû rester en mer, Gabriel.Sa voix est un murmure de tempête, un écho de mille âmes perdues.Je serre les poings.— Pourquoi es-tu encore là ?Un sourire tordu se dessine sur son visage.— Parce que j’ai échoué.Un silence s’abat sur nous.Puis il lève la main.Et la terre tremble sous nos pieds.DiegoLe sol s’ouvre en un fracas assourdissant.

  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 190 – L’Appel du Néant

    Gabriel de MontreuilMon père me regarde, ou du moins… ce qui reste de lui.Son visage n’est qu’une ombre du souvenir que j’en avais, ses traits mangés par le temps et la mort. Pourtant, dans ses yeux vides, quelque chose brûle encore. Une lueur. Un avertissement.Le médaillon que j’ai ramassé pulse dans ma main, sa surface froide vibrant contre ma peau.Et derrière lui, la jungle change.Les arbres semblent se courber, leurs racines noires s’étirent comme des griffes prêtes à m’engloutir. Le sol lui-même palpite sous mes pieds. Quelque chose… non, quelqu’un m’observe.— Gabriel…La voix de mon père est un murmure brisé, un souffle venu d’un autre monde.Je serre les dents.— Tu es mort.Il incline lentement la tête, et un rictus tord ses lèvres décomposées.— Oui.Un frisson glacé parcourt mon échine.Puis il lève un doigt décharné et pointe mon cœur.— Mais toi… tu es en train de suivre mon chemin.Le médaillon pulse plus fort.Autour de moi, la jungle se resserre.Et soudain, une v

  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 189 – Le Cœur des Abysses

    Gabriel de MontreuilLa mer s’est tue.Les derniers vestiges des galions espagnols dérivent entre les vagues, des planches brisées, des voiles déchirées, et des cadavres flottants que la mer n’a pas encore engloutis. L’odeur du sel et du sang se mélange dans l’air. Le Pavillon Noir est toujours debout, mais il tangue, meurtri par la bataille et les fureurs des eaux maudites.Je serre la barre à m’en blanchir les jointures, le regard fixé sur l’horizon voilé d’une brume épaisse.Derrière moi, Diego s’appuie contre le bastingage, la main sur ses côtes blessées. M’Bala surveille le pont d’un œil attentif, prêt à bondir à la moindre menace.Et Aïda…Aïda respire encore.À chaque inspiration laborieuse qui s’échappe de ses lèvres, je sens une étincelle de rage et d’espoir s’allumer en moi.— Terre en vue !Le cri vient du nid de pie.Je lève les yeux.Devant nous, une masse sombre se découpe lentement dans la brume.Une île.Notre seule chance de survie.Mais aussi notre plus grande menace

  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 188 – Les promesses du sang

    Gabriel de MontreuilAïda s’accroche à la vie.Elle respire difficilement, allongée sur le pont du Pavillon Noir, son sang s’infiltrant entre les planches de bois comme une promesse maudite. Ses yeux sont mi-clos, sa peau, plus pâle que je ne l’ai jamais vue.Je presse ma main contre la plaie, ignorant le chaos qui nous entoure.— Tiens bon, Aïda. Tu m’entends ?Sa main tremble, se referme sur mon bras.— Gabriel…Sa voix est un souffle. Faible. Trop faible.M’Bala s’agenouille à côté de moi, son visage d’ordinaire impassible déformé par l’angoisse.— Il faut la descendre à la cabine. Vite.J’acquiesce, incapable de parler.Je la soulève avec précaution. Son corps est léger contre le mien, mais je sens la chaleur de son sang qui s’imprègne dans ma chemise. Je descends d’un pas rapide l’escalier menant à ma cabine, Diego à mes trousses, son bras toujours serré contre ses côtes blessées.À peine la pose-t-on sur la couchette qu’un cri résonne sur le pont.— L’ennemi revient !Je me fige

  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 187 – Les voiles de l’Empire

    Gabriel de MontreuilJe serre la sphère dans ma main. Elle pulse, chaude contre ma paume, comme un cœur qui bat au rythme de la tempête à venir.— Au bateau ! crié-je.Aïda passe devant, Diego s’appuie sur M’Bala, les mâchoires crispées sous la douleur, mais il ne ralentit pas. Il sait que s’arrêter, c’est mourir.Nous dévalons la pente rocailleuse qui mène à la crique où nous avons laissé nos canots. Derrière nous, les premiers coups de semonce retentissent.— Ils tirent du large ! hurle Aïda.Je lève les yeux .Une lueur s’élève dans le ciel nocturne.Un boulet enflammé.Il fend l’air avec un sifflement sinistre avant de s’écraser sur la plage, soulevant une gerbe de sable et de roche.Trop près. Beaucoup trop près.— Plus vite !Nos canots sont là, amarrés sous les hautes falaises, bercés par une mer agitée. Nos hommes nous attendent, armes en main. Lorsque nous bondissons à bord, les rames plongent immédiatement dans l’eau noire, propulsant nos frêles esquifs vers la haute mer.Et

  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 186 – L’enfer sous la terre

    Gabriel de MontreuilLe coup de feu éclate.Le commandant espagnol, toujours posté à l’entrée de la crypte, nous observe avec un sourire cruel. Autour de lui, ses hommes s’engouffrent dans la salle, fusils braqués.— Fin de la route, capitaine Montreuil.Il recharge calmement son pistolet, sûr de lui, sûr de sa victoire.Mais il ignore une chose.Nous avons la sphère.Et ce temple est vivant.Je serre l’orbe dans ma main, et dès que mes doigts effleurent les symboles gravés sur sa surface, une onde étrange pulse à travers mes veines.Les murs vibrent.Les fresques illuminées par la lueur des torches s’animent, comme si les figures sculptées s’éveillaient d’un long sommeil.Puis, dans un grondement sourd, la pierre sous nos pieds commence à se fissurer.L’instant d’après, une explosion d’énergie jaillit du cœur de la sphère.Un vent violent balaye la crypte, projetant poussière et éclats de pierre dans toutes les directions.Le commandant espagnol recule d’un pas, pris de court.— Que

  • LES CHAÎNES DU DESTIN    Chapitre 185 – L’assaut du temple

    Gabriel de MontreuilIls sont là.Aïda, Diego et M’Bala se placent à mes côtés, leurs armes prêtes. Nous échangeons un regard. Il n’y a pas besoin de mots. Nous savons tous ce qui nous attend.Puis la première silhouette émerge de l’obscurité.Un soldat espagnol, fusil en main, la cuirasse poussiéreuse mais l’œil alerte.Derrière lui, d’autres apparaissent, une colonne disciplinée, armée jusqu’aux dents.Et au milieu d’eux, une silhouette plus imposante, drapée dans un manteau noir.Le commandant en charge.Il fait un pas en avant, nous observant comme un prédateur jaugeant ses proies.Puis il sourit.— Gabriel de Montreuil…Sa voix est calme, posée, et pourtant, elle me glace le sang.— L’Empire sait qui tu es. Nous suivons tes traces depuis longtemps. Et aujourd’hui, nous mettons enfin la main sur ce que tu cherchais.Je serre les dents, mon sabre fermement tenu dans ma main.— Si vous êtes venus chercher un trésor, vous vous êtes trompés d’endroit, lancé-je d’une voix glaciale.L’h

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