Après que la ligne téléphonique ait été interrompue, Valérie laissa échapper un soupir profond, libérant ainsi toute la tension accumulée en elle. Un sourire de satisfaction illuminait son visage, car elle ne pouvait contenir son enthousiasme. Léonard écoutait attentivement la conversation et n'a pas pû s'empêcher de demander à Valérie de qui ils s'agissait.« Elle s'appelle Victoria. Je pense que j'aurai un entretien d'embauche dans deux heures. L'entreprise pour laquelle j'ai postulé vient de m'appeler ! »Léonard lui répondit avec un sourire « C’est vraiment une bonne nouvelle ! Bonne chance à toi ! »« Merci." Il regarda ensuite sa montre, réalisant qu'il était déjà six heures. Comprenant que le temps pressait, il sortit rapidement son téléphone portable de sa poche et, sans hésiter, composa le numéro de Mira. « Viens ouvrir la porte, s'il te plaît ! Ta belle-sœur a une urgence à régler dans moins de trente minutes. »Mira était encore engourdie par le sommeil. Elle s'étira lon
Dans le salon, Mira ne put s'empêcher de sourire en les voyant s'éclipser ensemble, conscientes de l’électricité qui flottait dans l'air. « Elles semblent vraiment bien s'entendre, ces deux-là, n'est-ce pas ? » demanda-t-elle en observant les deux amies qui sortaient ensemble. « Oui, ce sont de très bonnes amies, » répondit Léonard avec un sourire, admirant leur complicité. « Mais dis-moi, pourquoi ne dit-elle pas la vérité à son amie ? » interrogea-t-elle, curieuse de comprendre la situation. « C’est parce qu’elle ne veut pas que son amie soit blessée ou affectée par cette vérité, » expliqua Léonard, empreint de prévenance. « Et pourquoi, dans ce cas, tu n’as pas l’intention de lui révéler ce qu'il en est ? »« Je n'ai pas encore trouvé le moment approprié. Quand ce moment viendra, elle sera informée, » répondit Léonard, tout en débarrassant la tablette et se dirigeant lentement vers la cuisine, pensif. C'était un vendredi particulier pour Thierry, car il venait de conclure sa
Valérie et Samira se sont dirigées vers l'entreprise de la communication et des médias, sentant un stress intense qui les envahissait. Chacune d'elles avait des doutes quant à leur capacité à obtenir ce poste tant convoité. Elles ont pris l'ascenseur et, après quelques instants, sont arrivées au cinquième étage. En sortant, elles ont emprunté le couloir, où elles ont remarqué une dizaine de personnes assises sur un banc, attendant elles aussi leur tour pour l'entretien.L'atmosphère était lourde d'une anxiété partagée, chacun se préparant mentalement à faire bonne impression. Quelques minutes plus tard, une jeune femme d'une élégance remarquable fit son apparition. Élancée et raffinée, elle portait une robe rouge qui effleurait à peine ses genoux, soulignant sa silhouette délicate. À ses pieds, elle avait enfilé des chaussures à talons hauts, mesurant environ 10 centimètres, qui ajoutaient une touche glamour à son allure.En marchant, elle se déplaçait avec grâce, le bruit léger de se
Au garage, Valérie ressentait un profond ennui. Elle ne cessait de se poser des questions sur le comportement du mécanicien, qui semblait s'affairer à ses tâches avec une lenteur déconcertante. Cela faisait déjà une heure qu'elles attendaient toutes les deux dans cette salle d'attente, et l'impatience commençait à l'envahir. À côté d'elle, son amie Samira, quant à elle, était absorbée par son téléphone, plus préoccupée par ce qui se passait sur l'écran que par l'attente qui s'éternisait. La frustration de Valérie grandissait alors que le temps passait, tandis que Samira continuait à défiler sans cesse les messages et les notifications sur son appareil. « Sam, ne penses-tu pas qu'il serait préférable de laisser la voiture ici et de prendre un taxi ensemble ? Je suis déjà épuisée. » « Attends un instant, je vais d'abord demander au mécanicien comment ça évolue. » Elle se leva et s'approcha du mécanicien. « Monsieur, comment ça avance ? » « Je fais comme vous me l'avez demandé. J
Il était déjà midi passé et la mère de Valérie se trouvait toujours dans le salon, en compagnie de Jayne. Pendant ce temps, Léonard s'affairait dans la cuisine, tandis que Mira l'aidait de bon cœur dans ses tâches. Une fois qu'il eut terminé de préparer les plats, Léonard se rendit à la table pour la dresser et invita les deux femmes à le rejoindre. Cependant, celles-ci refusèrent catégoriquement sa proposition.« C'est très aimable de ta part, mais je préfère attendre un peu. J'aimerais d'abord prendre mon enfant dans mes bras, car elle me manque énormément. Pourrais-tu lui demander de se dépêcher un peu ? » dit la mère de Valérie, son ton empreint d'une douce mélancolie. « Oui madame, je lui ai déjà dit que vous êtes déjà ici, mais si elle découvre que vous n'avez pas encore pris votre repas, elle risquerait de se mettre en colère contre moi. » « Ne vous en faites pas, je me chargerai de lui expliquer la situation personnellement. Cependant, je vous prie de bien vouloir lui dire
En entrant dans le salon, elle remarqua que les trois personnes présentes semblaient préoccupées et légèrement intimidées par sa présence. « Alors, j'avais raison ce matin, lorsque j'ai affirmé que vous prépariez quelque chose derrière mon dos, n'est-ce pas ? En tout cas, votre plan a porté ses fruits. Je suis ravie que ma mère soit présente, mais je ne peux pas dire que je sois heureuse du tout concernant vos agissements. Il était impératif que vous m'en fassiez part. » Mira se leva alors, se dirigea vers elle et prit ses mains dans les siennes. « Valérie, je te prie de ne pas te fâcher, d'accord ? J'ai remarqué que tu traversais des moments difficiles ces derniers temps, et lorsque tu me parlais de ta mère hier tu avais l'air triste et j'ai tout de suite su que tu avais besoin d'elle alors j'ai suggéré à Léonard d'aller rendre visite à ta mère, dans l'espoir d'améliorer un peu ton humeur. Alors, s'il te plaît, ne lui réponds pas, d'accord ? » Valérie l’a observée avec un léger s
À ces mots, le visage de sa mère blêmit et elle se sentit sur le point de faire une crise cardiaque, tant la nouvelle était inattendue et dévastatrice. « Qu'est-ce que tu veux dire par divorcer ? Attends, que... qu'est-ce que tu veux vraiment m'expliquer là ? » Sa mère, visiblement bouleversée, peinait à articuler chaque mot avec clarté. Elle était dans un état de choc, son esprit tourbillonnant d'incompréhension. « Tu veux dire que tu as déjà divorcé depuis deux mois et que tu ne m'en as rien dit ? » Sa voix tremblait d'émotion. « Mais qu'est-ce qui t'a poussée à prendre une décision aussi radicale, Valérie ? Que s'est-il passé pour en arriver là ? » La déception et la colère vibraient au fond de ses mots. Sa mère était abasourdie, incapable de saisir la portée de ce que sa fille venait de lui révéler. Elle n'arrivait pas à croire que Valérie, sa propre fille, avait choisi de lui cacher un détail aussi crucial de sa vie. C'était tellement inattendu qu'elle se sentait trahie et dé
Lorsque Léonard a prononcé le mot maman, quelque chose a changé chez la mère de Valérie ; elle s'est apaisée et un léger sourire s'est dessiné sur ses lèvres. Elle avait un sentiment inexplicable en écoutant un homme l'appeler maman, même n'avait jamais fais ça mais elle fît un effort de réprimer ce sentiment.« Peux-tu me dire pourquoi tu es différent de son ex-mari ? »Léonard a répondu avec assurance : « Tout d'abord, je ne suis pas lui. Deuxièmement, j'ai un grand respect pour les femmes. Quand je vois un homme qui maltraite une femme, je ne peux m'empêcher de de le traiter en monstre »La mère de Valérie, touchée par ses paroles, a commencé à le trouver de plus en plus intéressant. Elle lui a alors demandé : « Je ne sais pas sûre Je ne suis pas certaine que ce que tu me montres soit la vraie facette de ta personnalité, mais si c'est réellement le cas, alors ta mère doit être très fière de tout ce que tu es devenu. si c'est façade que tu me montres, mais si tu es réellement ains
La famille Zack était dans le salon, discutant tranquillement, quand Thierry reçut un appel inattendu. Il remarqua le numéro de Thomas, son ancien patron, affiché à l'écran. Il n'avait pas eu de nouvelles de lui depuis qu'il avait été licencié, et il n’aurait jamais imaginé recevoir un appel de sa part. Un sentiment de surprise et d'incertitude s'empara de lui. Hésitant un instant, il appuya sur le haut-parleur, permettant à toute la famille d’entendre la conversation.— Allô, Monsieur Thomas, dit Thierry d’une voix respectueuse, une lueur d'étonnement dans ses mots.— Bonjour Thierry, c’est Thomas, répondit la voix grave et calme de son ancien patron. Je tenais à m'excuser personnellement pour la façon dont les choses se sont déroulées. Je réalise maintenant que mon départ précipité t'a mis dans une position difficile, et je comprends que cela ait pu affecter ta famille, surtout avec la grossesse de ta femme. Je veux rectifier cela, si tu me le permets.La surprise de Thierry était é
Orissia se réveilla doucement, le son léger des rideaux tirés par la brise du matin effleurant ses oreilles. Elle se tourna, sentant la présence de Loyd près d'elle. Il était là, assis sur le bord du lit, un plateau de petit déjeuner dans les mains, son regard plein de tendresse.— Réveille-toi, ma chérie, le petit déjeuner est prêt, dit-il d'une voix douce, presque intime.Elle grogna légèrement, se redressant dans les couvertures, le regard encore un peu flou, mais elle prit tout de même le plateau qu'il lui tendait. Loyd avait l'air plus affectueux que d'habitude. Depuis quelques jours, il multipliait les attentions envers elle, prenant soin d’elle d’une manière qui lui paraissait presque excessive.— Ah, tu deviens de plus en plus amoureux ces derniers temps, lui dit-elle en baissant les yeux sur le plateau de fruits et de croissants soigneusement disposés.Loyd sourit en la voyant commencer à manger.— Je suis amoureux de toi et fou amoureux de toi, répondit-il, presque trop sinc
Depuis que sa mère, Solange, lui avait annoncé avec certitude la grossesse de Valérie, Thierry était rongé par un mélange amer de tristesse et de colère. Il ne comprenait pas pourquoi la vie s’acharnait contre lui. Pourquoi avait-il fallu qu’ils divorcent pour qu’elle tombe enceinte d’un autre homme ? Il l’aimait terriblement, du plus profond de son être. Était-ce donc cela, le destin ? L’obliger à se détacher d’elle uniquement pour qu’elle puisse concevoir un enfant ?Il serra les poings, une douleur sourde lui comprimant la poitrine. Il s’était battu pour elle, il avait espéré, prié même, mais en vain. Et maintenant, elle portait l’enfant d’un autre. Peut-être qu’il avait été trop impatient, ou peut-être que c’était tout simplement écrit ainsi…Thierry était plongé dans ses pensées lorsque Helena entra dans le salon. Elle s’arrêta un instant, l’observant attentivement. Il était assis sur le canapé, le regard perdu dans le vide, la mâchoire crispée. Elle savait qu’il était tourmenté.
Boris quitta précipitamment le bureau de son père, la rage bouillonnant en lui. Chaque pas résonnait dans les couloirs de l'entreprise, tandis qu'il luttait pour garder son calme. Il ne pouvait pas croire ce qu’il venait de vivre. Son père, Robert, l'avait humilié en confiant le projet crucial à Charles Moreau, un chef de département qu’il considérait comme bien inférieur. Boris se sentait trahi, rejeté comme un simple employé, alors qu'il était censé être celui qui hériterait un jour du pouvoir.Il arriva enfin dans le parking souterrain, l’air de plus en plus chargé de frustration. Il s’arrêta devant sa voiture, regarda le téléphone dans sa main, puis composa le numéro de Martin Ramsey, son vieil allié. Dès que le téléphone sonna, Boris prit une grande inspiration, tentant de calmer ses émotions avant de parler.« Martin… Tu ne vas pas y croire. Mon père vient de confier le projet avec l'entreprise américaine à Charles Moreau, ce type de département ! » dit Boris d’une voix tremblan
Le lendemain matin, Léonard se réveilla tôt, bien avant l’aube, comme s’il n’avait pas fermé l’œil de la nuit. La pluie battait contre les fenêtres de la maison, une mélodie douce et sombre. Il se leva silencieusement, évitant de réveiller Valérie, qui dormait profondément. Il enfila rapidement un manteau, attrapa son sac et partit sans un mot, sans un regard en arrière.De son côté, Valérie se réveilla plus tard, étonnée de ne pas voir son mari dans le lit. Il avait dû se lever très tôt, mais pourquoi ne lui avait-il pas dit au moins un mot ? C'était étrange, il n'avait même pas laissé un mot sur l'oreiller. Elle se leva, préoccupée, et se dirigea vers la chambre de Myra, espérant qu’elle aurait des nouvelles.« Mira, tu as vu Léonard ce matin ? » demanda Valérie, un peu nerveuse.Mira se frotta les yeux, encore à moitié endormie.« Non, je viens juste de me réveiller… »Le regard de Valérie s’assombrissait à mesure que les secondes passaient. L’absence de Léonard ce matin, son attit
Pendant ce temps, Samuel, Samira et Léonard marchaient calmement vers leur voiture. Samira serrait encore le certificat dans ses mains, toujours sous le choc de ce qu’elle venait de faire. Son cœur battait à tout rompre, et une tempête d’émotions la submergeait : soulagement, angoisse, excitation et crainte mêlés en un seul tourbillon. Elle savait que son père ne laisserait pas passer ça.Alors qu’ils atteignaient la voiture, des silhouettes imposantes se dressèrent soudain devant eux.Des hommes, en noir, bloquèrent leur passage.Samira tressaillit, son sang se glaçant instantanément. Son premier réflexe fut de se cacher derrière Samuel, s’agrippant à son bras comme si sa vie en dépendait.Samuel, impassible, leva lentement les yeux vers eux, son regard trahissant une pointe d’amusement face à leur arrogance.— Qu’est-ce que vous voulez ? demanda-t-il calmement.L’homme en tête, au visage fermé, s’avança d’un pas.— Mademoiselle Samira Maxime, nous avons l’ordre de vous embarquer imm
Les hommes de Maxime se mirent en route, suivant silencieusement la voiture de Samuel. Léonard, assis à l’arrière, scrutait les alentours avec attention. Il savait que quelqu'un les surveillait, son regard perçant ne pouvait se tromper.— Nous sommes suivis, annonça-t-il, sa voix ferme, mais calme.Samira se tendit instantanément, son cœur s'emballant. Elle tourna la tête vers Léonard, les yeux écarquillés, les mains crispées sur ses genoux.— Non, ce n’est pas possible… Ce sont les hommes de mon père, dit-elle d'une voix tremblante.Elle regarda dans le rétroviseur, repérant les véhicules noirs qui les suivaient, son visage se décomposant en un masque d'inquiétude. Les souvenirs de ses nombreuses confrontations avec ces hommes surgissaient dans son esprit. Elle les connaissait trop bien.Léonard observa sa panique avec une certaine compréhension, mais il ne laissa rien paraître.— Ne t’inquiète pas. Tant que je suis là, ils ne feront rien, assura-t-il d’une voix calme, mais avec auto
Samira était recroquevillée sur son lit, le regard perdu dans le vide. Son cœur battait violemment contre sa poitrine, la peur lui tordant le ventre.Depuis la veille, elle n’avait pas touché à son téléphone. Elle n’avait pas eu le courage de répondre aux appels incessants de Valérie. Elle savait que si elle décroche, son amie entendrait immédiatement son désespoir, et elle ne voulait pas l’inquiéter.Mais ce matin, tout bascula lorsqu’elle reçut ce message glaçant de son père :"Si tu ne viens pas de toi-même, j’enverrai mes hommes te chercher. Tu ne peux pas m’échapper."Son souffle se coupa. Elle savait qu’il ne plaisantait pas. Son père était un homme d’affaires redoutable, puissant, et surtout sans scrupules. Il n’avait jamais accepté qu’elle lui tienne tête, et cette fois encore, il comptait bien la forcer à se plier à ses exigences.Soudain, un bruit de klaxon retentit dehors.Elle sursauta et se précipita vers la fenêtre. Son cœur se mit à battre plus fort en voyant plusieurs
Dans son bureau luxueux, Léonard était plongé dans son travail. Les chiffres défilaient sur son écran, les contrats s’empilaient sur son bureau, mais son esprit restait concentré.Il n’était pas homme à se laisser distraire.Mais lorsqu’un de ses hommes l’appela, son intuition lui dicta que quelque chose n’allait pas.— Monsieur, vous devriez savoir…La voix de son agent était posée, mais il sentait la tension sous-jacente.Léonard se redressa dans son fauteuil en cuir.— Qu’est-ce qui se passe ?— Cela concerne Madame Valérie.Son regard s’assombrit instantanément.— Parle.— Elle a eu une confrontation avec Madame Solange au magasin. Les choses ont dégénéré.Léonard serra la mâchoire.— Dégénéré comment ?— Des insultes. Beaucoup d’humiliations. Et la foule a pris parti contre elle.Un silence pesant s’installa.Léonard ferma les yeux un instant, puis inspira profondément.Cette maudite femme…Il ouvrit lentement les paupières, son regard d’acier fixé sur le vide.— Merci.Il raccro