Un épais brouillard enveloppait le village au petit matin, effaçant les contours des maisons, étouffant les sons. Tout semblait suspendu, comme si la terre retenait son souffle. Élisa, debout sur le perron du chalet, enfilait lentement sa veste. Derrière elle, Jonas somnolait encore, emmitouflé dans la couverture, un bras abandonné sur le canapé. Le silence lui rappelait les débuts, quand le monde semblait s’être effondré. Mais cette fois, elle n’éprouvait ni peur, ni solitude. Ce brouillard-là, elle savait qu’il se lèverait.En descendant vers la place, elle entendit des pas précipités derrière elle. David, essoufflé, brandissait un cahier.— Je crois qu’on tient un plan solide, dit-il en le lui tendant.Elle ouvrit le carnet. Des schémas maladroits mais précis. Des pièces, des espaces ouverts, des coins de silence. Un lieu vivant, pensé pour accueillir, apprendre, partager.— L’école, souffla-t-elle.— Pas seulement, corrigea David. Un centre vivant. Un lieu de passage, de mémoire,
Terakhir Diperbarui : 2025-03-30 Baca selengkapnya