AnnaLa lumière du matin pénètre lentement dans la pièce, balayant les ombres qui s’y sont installées durant la nuit. Le silence est lourd, presque oppressant. Mais à l'intérieur de moi, quelque chose a changé. Une certitude s’est installée, une vérité que je ne peux plus ignorer. Je suis prête à affronter ce passé, à découvrir tout ce qui a été caché sous des couches de mystère et de silence.Léo est à mes côtés, toujours aussi présent, mais je sais qu’il attend. Il comprend la profondeur de ce que je ressens, de ce que je suis en train de découvrir. Mais il ne peut pas tout comprendre. Il ne connaît pas le poids de ce que je porte en moi.Tu es prête ? demande-t-il, sa voix douce mais emplie d’une certaine inquiétude.Je me tourne vers lui, un léger sourire au coin des lèvres.Je n’ai pas vraiment le choix, dis-je, ma voix assurée malgré l’incertitude qui fait écho dans mes entrailles. Il est temps. Le temps de comprendre ce qu’elle voulait. De savoir pourquoi elle m’a laissée avec
AnnaQue veux-tu savoir, Anna ? Sa voix est calme, mais il y a une intensité cachée derrière chaque syllabe. Je ne peux pas tout te dire d’un coup. Mais si tu veux connaître la vérité, tu dois être prête à accepter tout ce qui vient avec.Je n’ai pas de réponse immédiate. La vérité… Que puis-je en savoir ? Que puis-je en accepter ? Pendant si longtemps, j’ai vécu dans l’ignorance, dans le flou. Mais aujourd’hui, ce flou se dissipe, et avec lui, une terreur froide s’installe dans mes entrailles. Ce que ma mère cache, ce n’est pas quelque chose que l’on veut découvrir.Je respire profondément. L’air dans cette salle semble plus lourd, plus épais, comme si chaque mot qu’elle allait prononcer alourdissait l’atmosphère.Je suis prête, finis-je par dire, ma voix presque rauque. Dites-moi tout.Elle hoche lentement la tête, un geste qui semble approuver mes paroles, mais il y a toujours cette distance entre nous. Elle semble plus distante encore maintenant qu’elle va enfin commencer à parler
AnnaJe n'avais jamais vu ma mère aussi gravement déterminée, aussi fragile dans sa posture malgré la force qui émanait d’elle. Ses mains tremblaient légèrement lorsqu'elle s'approcha du vieux coffre, comme si chaque mouvement était empreint de significations et de souvenirs enfouis depuis longtemps. Ses gestes lents et mesurés semblaient chercher à masquer une anxiété palpable. Je la suivis, mes pas hésitants résonnant dans la pièce silencieuse.Elle s'arrêta devant le coffre et l'ouvrit, révélant un intérieur sombre, où une lumière douce émanait d’un objet posé à l'intérieur. L’instant sembla suspendu, comme si la pièce entière retenait son souffle. La poussière flottait dans l’air, un mélange de vieux papiers et de secrets entassés. Mais au fond, ce qui captait toute mon attention était ce petit médaillon en argent, brillant d'une lueur étrange.Ce médaillon, dit-elle d'une voix basse, est la clé. Non seulement de ton passé, mais aussi de ce qui t'attend.Je m’approchais avec préca
AnnaÀ côté de moi, ma mère marchait silencieusement, son regard perdu dans les ténèbres. J'avais la sensation qu'elle était déjà loin, déjà dans un autre monde, ailleurs. Je ne savais pas si elle avait vu ce que j'avais vu dans le médaillon, ou si elle savait ce que cela signifiait pour moi. Mais j'avais besoin de réponses, et elle était la seule à pouvoir me les fournir.Maman, dis-je d’une voix calme mais tremblante, que signifient les mots de cette vision ? « La clé réside en toi… » Que dois-je faire maintenant ?Elle s'arrêta un instant, ses mains s'ouvrant légèrement, comme si elle cherchait une réponse dans l’air qui l’entourait. Puis, enfin, elle parla, sa voix grave et marquée par le poids des années.Ce que tu as vu, ce n’est pas un hasard, Anna. Ce n’est pas une simple vision. Ce sont des fragments de la vérité. La vérité que nous avons tenté de cacher, pour te protéger.Je la regardai, les yeux écarquillés, déstabilisée. Elle semblait peser chaque mot, chaque syllabe, comm
AnnaL’impact de mon attaque avait fait trembler le sol sous mes pieds, et je pouvais sentir l’écho de la déflagration résonner dans chaque fibre de mon être. Il vacillait, mais ses yeux brûlants de rage et de défi me fixaient, et un frisson d’excitation mêlé à l'angoisse parcourut mon échine.La créature, bien que blessée, semblait ne pas vouloir abandonner. Il se redressa lentement, son rire sinistre résonnant dans la forêt comme un écho funeste.« Tu penses vraiment que tu peux m’arrêter avec ça ? » cracha-t-il, le visage illuminé d’un sourire déformé. « Tu es encore si naïve. » Je sentais les battements de mon cœur s’emballer, chaque pulsation me poussant à maintenir la concentration. L’énergie vibrante en moi s’intensifiait, mais je savais que chaque instant de faiblesse pourrait être fatal. La fusion de la lumière et de l’ombre était ma force, mais elle demandait du contrôle et de la maîtrise.« Si je suis naïve, alors tu dois être bien aveugle, » répliquai-je, ma voix résonnan
AnnaEt au fond de moi, je savais que même si les ombres du passé ne disparaîtraient jamais complètement, j'étais prête à affronter quoi que ce soit. Avec ma mère à mes côtés, nous pourrions braver toutes les tempêtes à venir. L'héritage de nos ancêtres continuait de vivre à travers nous, et ensemble, nous étions invincibles.Mais quelles autres ombres se cachaient encore dans les recoins de notre avenir ?Alors que le silence s'étendait autour de nous, je me relevai lentement, encore tremblante d'émotions. La forêt, autrefois assombrie par l'angoisse et le danger, semblait maintenant vibrant d'une nouvelle énergie. Le souffle du vent caressait ma peau, porteur d'un ressenti de renouveau. Mais les luttes passées assombrissaient toujours mes pensées. Que se passerait-il maintenant ? Ma mère se tenait à mes côtés, une aura de sérénité émanant de sa présence. Je pouvais lire dans ses yeux qu'elle ressentait la douleur et la fatigue que je portais dans mon cœur. Mais elle avait aussi une
AnnaLe sol sous mes pieds vibre à chaque pas. Une pulsation sourde, presque imperceptible, comme si la terre elle-même réagissait à notre passage. Ma main ne quitte pas celle de ma mère. Je sens sa chaleur, sa force, son énergie fluide, ancrée en moi comme une certitude. Nous avançons en silence, mais nos pensées sont bruyantes.Je sens le poids du monde s'alléger. Non pas parce que le danger a disparu, mais parce que, pour la première fois, j'avance sans fuir. J'avance pour comprendre. Pour choisir. Pour affronter.La forêt s'efface lentement, remplacée par des clairières où la lumière lunaire coule comme du lait sur les feuilles argentées. Puis un sentier, une ouverture dans l’obscurité, bordée de pierres anciennes, couvertes de mousse. L’air change. Il devient plus dense, chargé de souvenirs que je ne reconnais pas mais que mon corps semble connaître. Mon sang palpite d’une mémoire plus vieille que moi.« Nous y sommes presque », souffle ma mère, la voix tremblante d’un pressentim
AnnaUn cercle de pierres se dessinait dans la clairière, parfaitement symétrique. Au centre, une colonne de lumière bleutée s’élevait du sol, sans source apparente. L’air y vibrait, distordu, chargé d’une magie ancienne et inaltérable. C’était comme si le monde retenait son souffle.Je sentis mes jambes trembler, mais je restai droite. Pas cette fois. Je voulais savoir. Je voulais tout affronter.« Qu’est-ce que c’est ? » soufflai-je, hypnotisée.« Le seuil. » La voix de ma mère était douce mais ferme. « Le lien entre ce qui a été et ce qui peut être. C’est ici que les gardiens veillent. C’est ici que tu sauras. »« Les gardiens ? »Elle me regarda, et pour la première fois, j’y lus de la peur.« Ils ont connu la vérité avant nous. Ils ont vu les erreurs, les sacrifices, les serments trahis. Et maintenant… ils attendent ton choix. »Je reculai d’un pas.« Mon choix ? »« Tu es celle qui brise le cycle, Anna. Mais tu es aussi celle qui peut en créer un nouveau. »Un grondement sourd m
AnnaMais ce n’est pas le Eliel que j’ai connu. Pas celui qui avait encore l’espoir au bord des lèvres. Son visage est plus dur. Son regard, plus sombre. Il a vu des choses. Et il porte quelque chose en lui. Une douleur vivante.« Pourquoi es-tu là ? » ma voix tremble malgré moi.Il s’approche d’un pas, puis s’arrête.« Parce que le monde va se fendre, Anna. Et que toi seule peux empêcher qu’il s’effondre. »Je déglutis. Chaque mot est une lame.« Tu savais, n’est-ce pas ? Tu savais ce que j’étais. »Il ferme les yeux. Puis, d’une voix basse :« Je savais que tu étais plus que ce qu’on t’avait dit. Mais je ne savais pas que tu étais… l’éclat brisé. »« L’éclat brisé ? »Il me regarde avec une intensité glaciale.« Celle qui a le pouvoir de refaire le monde… ou de le détruire entièrement. »Le silence tombe, plus lourd que jamais.Je sens mon cœur battre dans mes tempes.« Et toi ? Tu viens m’aider ? Ou m’arrêter ? »Un silence. Long. Tranchant.Puis il murmure :« Je ne sais pas encor
AnnaUn cercle de pierres se dessinait dans la clairière, parfaitement symétrique. Au centre, une colonne de lumière bleutée s’élevait du sol, sans source apparente. L’air y vibrait, distordu, chargé d’une magie ancienne et inaltérable. C’était comme si le monde retenait son souffle.Je sentis mes jambes trembler, mais je restai droite. Pas cette fois. Je voulais savoir. Je voulais tout affronter.« Qu’est-ce que c’est ? » soufflai-je, hypnotisée.« Le seuil. » La voix de ma mère était douce mais ferme. « Le lien entre ce qui a été et ce qui peut être. C’est ici que les gardiens veillent. C’est ici que tu sauras. »« Les gardiens ? »Elle me regarda, et pour la première fois, j’y lus de la peur.« Ils ont connu la vérité avant nous. Ils ont vu les erreurs, les sacrifices, les serments trahis. Et maintenant… ils attendent ton choix. »Je reculai d’un pas.« Mon choix ? »« Tu es celle qui brise le cycle, Anna. Mais tu es aussi celle qui peut en créer un nouveau. »Un grondement sourd m
AnnaLe sol sous mes pieds vibre à chaque pas. Une pulsation sourde, presque imperceptible, comme si la terre elle-même réagissait à notre passage. Ma main ne quitte pas celle de ma mère. Je sens sa chaleur, sa force, son énergie fluide, ancrée en moi comme une certitude. Nous avançons en silence, mais nos pensées sont bruyantes.Je sens le poids du monde s'alléger. Non pas parce que le danger a disparu, mais parce que, pour la première fois, j'avance sans fuir. J'avance pour comprendre. Pour choisir. Pour affronter.La forêt s'efface lentement, remplacée par des clairières où la lumière lunaire coule comme du lait sur les feuilles argentées. Puis un sentier, une ouverture dans l’obscurité, bordée de pierres anciennes, couvertes de mousse. L’air change. Il devient plus dense, chargé de souvenirs que je ne reconnais pas mais que mon corps semble connaître. Mon sang palpite d’une mémoire plus vieille que moi.« Nous y sommes presque », souffle ma mère, la voix tremblante d’un pressentim
AnnaEt au fond de moi, je savais que même si les ombres du passé ne disparaîtraient jamais complètement, j'étais prête à affronter quoi que ce soit. Avec ma mère à mes côtés, nous pourrions braver toutes les tempêtes à venir. L'héritage de nos ancêtres continuait de vivre à travers nous, et ensemble, nous étions invincibles.Mais quelles autres ombres se cachaient encore dans les recoins de notre avenir ?Alors que le silence s'étendait autour de nous, je me relevai lentement, encore tremblante d'émotions. La forêt, autrefois assombrie par l'angoisse et le danger, semblait maintenant vibrant d'une nouvelle énergie. Le souffle du vent caressait ma peau, porteur d'un ressenti de renouveau. Mais les luttes passées assombrissaient toujours mes pensées. Que se passerait-il maintenant ? Ma mère se tenait à mes côtés, une aura de sérénité émanant de sa présence. Je pouvais lire dans ses yeux qu'elle ressentait la douleur et la fatigue que je portais dans mon cœur. Mais elle avait aussi une
AnnaL’impact de mon attaque avait fait trembler le sol sous mes pieds, et je pouvais sentir l’écho de la déflagration résonner dans chaque fibre de mon être. Il vacillait, mais ses yeux brûlants de rage et de défi me fixaient, et un frisson d’excitation mêlé à l'angoisse parcourut mon échine.La créature, bien que blessée, semblait ne pas vouloir abandonner. Il se redressa lentement, son rire sinistre résonnant dans la forêt comme un écho funeste.« Tu penses vraiment que tu peux m’arrêter avec ça ? » cracha-t-il, le visage illuminé d’un sourire déformé. « Tu es encore si naïve. » Je sentais les battements de mon cœur s’emballer, chaque pulsation me poussant à maintenir la concentration. L’énergie vibrante en moi s’intensifiait, mais je savais que chaque instant de faiblesse pourrait être fatal. La fusion de la lumière et de l’ombre était ma force, mais elle demandait du contrôle et de la maîtrise.« Si je suis naïve, alors tu dois être bien aveugle, » répliquai-je, ma voix résonnan
AnnaÀ côté de moi, ma mère marchait silencieusement, son regard perdu dans les ténèbres. J'avais la sensation qu'elle était déjà loin, déjà dans un autre monde, ailleurs. Je ne savais pas si elle avait vu ce que j'avais vu dans le médaillon, ou si elle savait ce que cela signifiait pour moi. Mais j'avais besoin de réponses, et elle était la seule à pouvoir me les fournir.Maman, dis-je d’une voix calme mais tremblante, que signifient les mots de cette vision ? « La clé réside en toi… » Que dois-je faire maintenant ?Elle s'arrêta un instant, ses mains s'ouvrant légèrement, comme si elle cherchait une réponse dans l’air qui l’entourait. Puis, enfin, elle parla, sa voix grave et marquée par le poids des années.Ce que tu as vu, ce n’est pas un hasard, Anna. Ce n’est pas une simple vision. Ce sont des fragments de la vérité. La vérité que nous avons tenté de cacher, pour te protéger.Je la regardai, les yeux écarquillés, déstabilisée. Elle semblait peser chaque mot, chaque syllabe, comm
AnnaJe n'avais jamais vu ma mère aussi gravement déterminée, aussi fragile dans sa posture malgré la force qui émanait d’elle. Ses mains tremblaient légèrement lorsqu'elle s'approcha du vieux coffre, comme si chaque mouvement était empreint de significations et de souvenirs enfouis depuis longtemps. Ses gestes lents et mesurés semblaient chercher à masquer une anxiété palpable. Je la suivis, mes pas hésitants résonnant dans la pièce silencieuse.Elle s'arrêta devant le coffre et l'ouvrit, révélant un intérieur sombre, où une lumière douce émanait d’un objet posé à l'intérieur. L’instant sembla suspendu, comme si la pièce entière retenait son souffle. La poussière flottait dans l’air, un mélange de vieux papiers et de secrets entassés. Mais au fond, ce qui captait toute mon attention était ce petit médaillon en argent, brillant d'une lueur étrange.Ce médaillon, dit-elle d'une voix basse, est la clé. Non seulement de ton passé, mais aussi de ce qui t'attend.Je m’approchais avec préca
AnnaQue veux-tu savoir, Anna ? Sa voix est calme, mais il y a une intensité cachée derrière chaque syllabe. Je ne peux pas tout te dire d’un coup. Mais si tu veux connaître la vérité, tu dois être prête à accepter tout ce qui vient avec.Je n’ai pas de réponse immédiate. La vérité… Que puis-je en savoir ? Que puis-je en accepter ? Pendant si longtemps, j’ai vécu dans l’ignorance, dans le flou. Mais aujourd’hui, ce flou se dissipe, et avec lui, une terreur froide s’installe dans mes entrailles. Ce que ma mère cache, ce n’est pas quelque chose que l’on veut découvrir.Je respire profondément. L’air dans cette salle semble plus lourd, plus épais, comme si chaque mot qu’elle allait prononcer alourdissait l’atmosphère.Je suis prête, finis-je par dire, ma voix presque rauque. Dites-moi tout.Elle hoche lentement la tête, un geste qui semble approuver mes paroles, mais il y a toujours cette distance entre nous. Elle semble plus distante encore maintenant qu’elle va enfin commencer à parler
AnnaLa lumière du matin pénètre lentement dans la pièce, balayant les ombres qui s’y sont installées durant la nuit. Le silence est lourd, presque oppressant. Mais à l'intérieur de moi, quelque chose a changé. Une certitude s’est installée, une vérité que je ne peux plus ignorer. Je suis prête à affronter ce passé, à découvrir tout ce qui a été caché sous des couches de mystère et de silence.Léo est à mes côtés, toujours aussi présent, mais je sais qu’il attend. Il comprend la profondeur de ce que je ressens, de ce que je suis en train de découvrir. Mais il ne peut pas tout comprendre. Il ne connaît pas le poids de ce que je porte en moi.Tu es prête ? demande-t-il, sa voix douce mais emplie d’une certaine inquiétude.Je me tourne vers lui, un léger sourire au coin des lèvres.Je n’ai pas vraiment le choix, dis-je, ma voix assurée malgré l’incertitude qui fait écho dans mes entrailles. Il est temps. Le temps de comprendre ce qu’elle voulait. De savoir pourquoi elle m’a laissée avec