CharnelleSon souffle brûle ma peau, sa prise est ferme, absolue. Je devrais me débattre, mais mon corps ne m’appartient plus. Il me plaque contre le mur, ses doigts enserrant mes hanches comme s’il voulait m’ancrer à lui, me graver sous sa peau.— Dis-le, grogne-t-il.Sa voix est rauque, tendue, tranchante. Il veut une réponse. Il veut que je cède.Mais je refuse.Je plante mes ongles dans son col, mon regard défiant le sien.— Non.Il serre la mâchoire. Sa poigne se resserre légèrement, pas assez pour me faire mal, juste assez pour me rappeler qu’il contrôle tout.Tout, sauf moi.Alors, je fais ce qu’il ne s’attend pas à voir venir.Je ris.Un rire nerveux, acéré, tremblant de cette rage contenue, de cette fièvre insupportable qui me consume.— Tu crois vraiment que je vais me soumettre juste parce que tu m’embrasses comme un homme qui a peur de me perdre ?Un éclair traverse ses yeux.Je touche juste.Je touche trop juste.Un silence. Puis, d’un geste brutal, il m’attire encore plu
CharnelleLe silence après la tempête.Je suis allongée sur le dos, le souffle court, mes muscles encore crispés sous l’intensité de ce qui vient de se passer. Mon cœur bat à un rythme affolant, cognant contre mes côtes, comme s’il cherchait une issue, une échappatoire à ce que je viens de faire.À ce que nous venons de faire.Adrien est à mes côtés, son torse se soulève au même rythme que le mien. Il ne parle pas. Il ne bouge presque pas. Mais je sens son regard sur moi.Et moi, je fixe le plafond, comme si les réponses pouvaient s’y inscrire par miracle.Qu’ai-je fait ?Je ferme les yeux. Je refuse de me le demander.Je ne peux pas.Je sens un mouvement à côté de moi. Son corps se rapproche, sa chaleur m’englobe, et je déteste la manière dont une partie de moi se détend instinctivement, comme si c’était l’endroit où je devais être.— Ne commence pas à fuir, murmure-t-il.Sa voix est rauque, vibrante. Elle me traverse.Je me crispe.— Je ne fuis pas.— Mens encore, Charnelle.Je rouv
AdrienElle s’éloigne.Et cette fois, je la laisse partir.Je devrais la rattraper. Je devrais la retenir.Mais quelque chose en moi me dit d’attendre.De la laisser croire qu’elle a le contrôle.Alors je la regarde disparaître dans la nuit, les poings serrés, l’adrénaline battant encore contre mes tempes.Charnelle croit qu’elle peut fuir.Mais elle finira toujours par revenir.CharnelleJe marche vite. Trop vite.Le vent gifle mon visage, mais je ne ralentis pas.Pourquoi est-ce que mon cœur bat encore aussi fort ?Pourquoi est-ce que son regard me brûle encore la peau, alors qu’il n’est plus là ?Je prends une ruelle sur la gauche, essayant d’ignorer le bourdonnement dans mon crâne. Je ne veux pas penser à ce qui vient de se passer. Je ne veux pas penser à ce que ça signifie.Mais le destin n’a jamais eu la moindre pitié pour moi.Un bruit derrière moi.Un grincement.Je me fige.Mon souffle se suspend.Ce n’est pas Adrien.Je le saurais.L’instinct prend le dessus. Je me plaque co
AdrienElle avance.Un pas. Puis un autre.Je la regarde, incapable de bouger. Incapable de détourner les yeux.Le silence est assourdissant entre nous. Seuls nos souffles résonnent, saccadés, remplis de tout ce qu’on ne dit pas.Elle est belle comme ça, tremblante et fière à la fois. Le regard brillant d’une colère qu’elle ne comprend même plus.J’ai l’impression que si je tends la main, elle va s’effondrer. Que tout ce qu’elle tient encore debout, c’est cette rage qui la dévore.Mais je veux être celui qui la fait tomber.Je veux être celui qui la ramène à la vie.Elle s’arrête à un mètre de moi.Elle pourrait encore faire demi-tour. S’échapper.Mais elle ne bouge pas.Elle me regarde comme si elle me défiait. Comme si elle attendait que je cède le premier.Je tends la main. Lentement.Mes doigts frôlent sa joue. Sa peau est glacée, pourtant elle brûle sous mon contact.Elle ferme les yeux une seconde, vacille.Et je sais que c’est fini.Je sais qu’elle ne partira plus.— Charnelle…
CharnelleLe jour se lève. Lentement. Cruellement.Je suis réveillée depuis des heures, incapable de fermer les yeux. Incapable de bouger.Je suis là, allongée sur le ventre, la joue écrasée contre l’oreiller, son odeur partout autour de moi. Sur ma peau. Dans mes cheveux.Adrien dort encore. Sa respiration profonde soulève à peine la couverture qu’il a tirée sur nous au milieu de la nuit, dans un élan presque tendre.Je déteste ce silence.Je déteste ce qu’on a fait.Je ferme les yeux, mais tout revient. Son corps contre le mien. Ses mains sur ma peau. Sa voix. Ses murmures sales dans le noir.Et ce foutu « T’es à moi » qui résonne encore dans ma tête.Je me mords la lèvre pour ne pas pleurer.Je l’ai laissé gagner.Je lui ai tout donné.Et maintenant ?Je me sens vide. Epuisée.Je voudrais me lever. Fuir. Me barrer sans me retourner.Mais il bouge dans son sommeil, son bras glisse sur mes hanches et me ramène contre lui.Je retiens un sanglot.Je suis foutue.AdrienJe me réveille d
CharnelleLe vent mordant de ce début de matinée fouette mon visage tandis que je marche d’un pas rapide, fuyant la chambre comme on fuit un cercueil encore ouvert. Chaque pas résonne sur le pavé désert de la ruelle, et pourtant, je sais qu’il me suit. Je le sens. Sa présence s’accroche à moi comme une ombre, tenace et oppressante.Je ne me retourne pas. Pas encore.Mes pas me mènent vers ce vieux parc abandonné à l’orée de la ville, cet endroit que la mémoire collective a déserté depuis longtemps. Les arbres y dressent leurs silhouettes noircies comme autant de spectres silencieux.Je m’y engouffre, le souffle court, jusqu’à atteindre ce banc érodé par le temps et les intempéries. Là, enfin, je me retourne.Il est là. Immuable. Le regard rivé sur moi.— Tu n’as pas le droit de me poursuivre ainsi, murmuré-je d’une voix tremblante mais digne.Il s’approche lentement, mains dans les poches, l’allure faussement décontractée.— Tu m’as donné ce droit la nuit dernière.Je le fusille du re
CharnelleLe souffle court, je cours. Je cours comme si ma vie en dépendait. Mes pas résonnent dans les rues désertes, le froid s’engouffre sous ma peau, mord mes os, mais je ne ralentis pas.Le parc n’est plus qu’un souvenir derrière moi, et pourtant, sa silhouette semble me poursuivre. Non, pas lui… Lui. Adrien. Son ombre s’étend, s’accroche à moi comme un linceul invisible.Mon corps tremble. Pas de fatigue. Pas encore. Mais de cette rage sourde qui m’habite, de cette vérité que je refuse d’affronter.Il me possède encore.Je bifurque brusquement dans une ruelle étroite, m’éloigne du centre, de ces rues trop familières, trop peuplées de ses souvenirs. Un vieil immeuble se dresse devant moi, usé par le temps. Un hôtel miteux. Parfait.Je pousse la porte en bois qui grince sous mon poids et me dirige vers l’accueil où un vieil homme, les yeux mi-clos, me regarde sans vraiment me voir.— Une chambre, lâché-je d’une voix rauque.Il ne pose aucune question. Il se contente de me tendre u
CharnelleLe silence s’étire, suffocant, entre Adrien et moi. Dans cette chambre sordide, j’étouffe sous le poids de sa présence. Pourtant, il ne bouge pas. Ses yeux me scrutent, me dévorent sans un mot, et je comprends qu’aucune prière ne saurait éteindre la flamme qui l’anime.Mais soudain, un son brutal déchire l’air. Trois coups secs frappent la porte en morceaux derrière lui. Adrien se fige, son regard se durcit.— Tu es suivi, murmuré-je, la gorge nouée.Il ne me répond pas. Le battement sourd de mon cœur résonne dans mes tempes lorsque la voix grave d’un homme inconnu traverse le seuil :— Adrien. Ouvre. Tout de suite.Ce timbre n’a rien de commun. Il n’appelle pas, il ordonne.Adrien blanchit imperceptiblement, mais son menton se relève, fier.— C’est impossible… murmure-t-il.Il recule, lentement, et je le vois, pour la première fois, perdre l’assurance qui fait de lui cet homme insupportablement dominateur.Il sait. Il sait qui se tient derrière cette porte.La chaise qui ob
Adrien MoreauIl sourit.— Bien. C’est ce que j’espérais. Parce qu’il n’y a que comme ça qu’on devient un Moreau. Quand on accepte d’avoir du sang sur les mains. Même celui de son père.Je recule d’un pas.— T’es malade.— Non. Réaliste. Tu croyais quoi ? Que tu pourrais te débarrasser de ce nom sans te salir ? Tu te trompes, Adrien. L’héritage… c’est pas l’argent. C’est pas l’empire. C’est le sang. Celui qu’on verse. Celui qu’on accepte de porter.Je le regarde. Ce vieux fou qui m’a élevé dans la peur et la violence. Et je comprends. Il n’a jamais voulu que je prenne sa place. Il a toujours voulu que je le dépasse. En brutalité. En cruauté.— Alors c’est ça, ton test ? M’obliger à choisir entre elle et toi ?Il sourit.— Exactement. Et tu viens de choisir.Je serre les poings.— T’as perdu. Je choisis Charnelle. Et si tu la touches encore…— Quoi ? Tu me tues ? Vas-y. Prends cette arme et finis ce que tu as commencé.Je regarde le pistolet posé sur la table. Je pourrais. Mais il atte
Adrien MoreauJe n’ai pas dormi. Je la regarde respirer dans le silence de notre chambre. Charnelle dort comme si le monde n’était pas en train de se fissurer sous nos pieds. Moi, je ne ferme plus l’œil. Parce que je sais ce qui m’attend. Ce qui nous attend.Ils ne lâcheront pas. Mon père, Éléonore, tous ceux qui ont grandi dans ce monde à jouer avec les ruines et le sang. Ils vont frapper. Encore. Plus fort. Et cette fois, je sens qu’ils iront jusqu’au bout.Je me lève sans bruit. La lune éclaire sa peau nue. Un instant, j’hésite. À tout arrêter. À fuir. Mais ce n’est pas dans mes veines. Pas dans mon nom. Adrien Moreau. On ne fuit pas chez les Moreau. On écrase ou on crève.Le téléphone vibre sur la commode. Je décroche sans bruit.— Ça y est, souffle Marciani. Il a lancé le premier coup.Je ferme les yeux. Voilà. C’est parti.— Quoi ?— Ils ont attaqué la société par la base. Les fournisseurs, les appuis bancaires… Éléonore a bien bossé. Elle a convaincu la moitié des actionnaires
Charnelle Quand il se détache, sa voix n’est plus qu’un murmure rauque :— Il ne t’aura pas. Jamais.Je pose ma main sur sa joue.— Alors prouve-le-moi, Adrien. Montre-lui. Montre-leur à tous que je suis à toi. Pas une faiblesse… mais ta plus grande force.Il hoche la tête. Et dans ses yeux, je vois la promesse. La guerre est lancée. Et cette fois… ce n’est plus seulement Éléonore qui est notre ennemie.C’est tout l’empire Moreau .Et on va les brûler.AdrienJe la regarde s’éloigner, Charnelle. Elle ne tremble pas. Pas une seconde. Elle vient d’affronter mon père. Mon putain de père. Et elle a tenu. Droite. Fière. À cet instant précis, je le sais : je ne pourrais plus jamais la laisser partir.Mais ce qu’elle ne voit pas… c’est ce que ça déclenche en moi.Parce que je le connais, ce vieux salaud. Ce n’est pas fini. Ce n’est jamais fini avec lui. La guerre, il l’a déclarée en souriant. Il a pris son temps, m’a laissé croire que je pouvais m’échapper, me bâtir un avenir hors de ses gr
CharnelleLe vent tourne. Et je le sens. Cette journée a une odeur de piège. Depuis l’aube, Éléonore parade, sourire carnassier aux lèvres, comme si elle attendait le moment d’abattre sa carte maîtresse. Adrien garde le silence, tendu, les poings serrés sur l’accoudoir de son fauteuil. Moi, je me prépare. Parce qu’au fond, je sais. Elle va frapper.L’occasion arrive plus vite que prévu.Une réunion générale. Tous les cadres. Les associés. Et lui, le père d’Adrien, trônant au bout de la table, impassible.Je m’installe à la place que m’a désignée Adrien, à sa droite. Proche. Trop proche au goût d’Éléonore, je le vois dans ses yeux. Elle me dévisage avec ce mépris qu’elle ne cache plus.— Puisque nous sommes tous réunis… j’aimerais prendre la parole, lance-t-elle soudain, sa voix douce mais vibrante d’un faux respect.Adrien arque un sourcil, me jette un regard en coin.— Parle, Éléonore, dit-il froidement.Elle se lève. Son regard balaie la salle, s’attarde sur moi, puis revient à Adri
Charnelle Les jours qui suivent marquent un tournant. Plus rien n’a le goût d’avant. Adrien ne se laisse plus dominer par l’autorité de son père. Il prend place à la tête de l’entreprise comme un homme décidé à en finir avec les chaînes familiales. Et moi, Charnelle, je reste à ses côtés, consciente que le moindre faux pas nous coûtera tout.Chaque matin, nous arrivons ensemble au bureau, défiant les regards et les murmures. Le père d’Adrien, désormais plus souvent présent, nous observe en silence. Il a cet air de prédateur qui attend le moment propice pour frapper.— Vous êtes bien silencieuse, Charnelle, me lance-t-il un soir, alors qu’Adrien s’est absenté pour une réunion.Je lève les yeux de mes dossiers, surprise de l’entendre m’adresser la parole.— Je ne suis pas certaine que mon opinion vous intéresse, monsieur.Il sourit, un sourire qui ne réchauffe rien.— Détrompez-vous. Vous êtes là… Vous avez su trouver votre place aux côtés de mon fils. Ce n’est pas un exploit négligeab
Charnelle Il se tourne vers moi, son regard s’adoucit, presque tendre.— Quant à vous, Mademoiselle… Vous méritez mieux que de finir écrasée par cette guerre d’héritage. Vous pourriez avoir votre place ici, différemment. Pas en tant que compagne illégitime, mais en tant que collaboratrice respectée.Je le regarde, interdite. L’offre est claire. Il veut me séparer d’Adrien. Me garder près de lui… mais à ses conditions.Adrien éclate d’un rire sans joie.— Tu es pitoyable, Père. Tu veux acheter sa loyauté maintenant ? La séduire avec des promesses d’ascension professionnelle ? Tu ne la connais pas.Je prends la parole à mon tour, la voix ferme malgré la boule dans ma gorge.— Monsieur, je ne suis la propriété de personne. Ni d’Adrien, ni de vous. Ce que nous construisons, Adrien et moi, personne n’a le droit d’y mettre un prix. Je ne veux pas d’une place vide dans vos bureaux si c’est pour perdre ce qui me lie à lui.Un silence de mort tombe dans la pièce. Le père d’Adrien se lève à so
Charnelle Elle ne nous lâchera pas. Pas aussi facilement. Mais, pour la première fois depuis longtemps, je ressens une force nouvelle en moi. Ce n’est plus la peur qui guide mes gestes, ni la crainte de perdre Adrien. Non, désormais, je sais ce que je vaux. Je sais ce que nous valons.Je me lève doucement, enfilant la chemise d’Adrien abandonnée au pied du lit. Dans la cuisine, le soleil perce timidement à travers les rideaux. Je prépare le café, perdue dans mes pensées.— Tu comptes me laisser dormir seul longtemps ?La voix d’Adrien me tire de ma rêverie. Je me retourne et le découvre adossé à la porte, torse nu, le regard encore embué de sommeil.— Je réfléchissais, murmurai-je.Il s’approche, m’enlace par derrière et dépose un baiser au creux de mon cou.— À quoi ?— À nous. À ce qu’il va falloir affronter encore.Il soupire.— Elle n’a plus d’emprise sur moi. Ni sur nous. Peu importe ce qu’elle fera, ce qu’elle dira… Je n’ai jamais été aussi sûr de ce que je veux. C’est toi, Cha
Charnelle Le ciel est d’un gris uniforme lorsque nous quittons la maison ce matin-là. Le silence pèse entre Adrien et moi, lourd de tout ce qui n’a pas été dit et de tout ce qui nous attend. La lettre d’Éléonore, posée sur la table du salon depuis deux jours, nous hante comme une menace silencieuse.Adrien serre le volant, la mâchoire crispée.— Tu es sûre de vouloir m’accompagner, Charnelle ? Elle a demandé à me voir seul.Je tourne les yeux vers lui, froide, déterminée.— Tu crois qu’elle ne m’attend pas, Adrien ? Que c’est toi qu’elle veut détruire ? Non. C’est moi. Elle veut voir jusqu’où je suis capable d’aller pour te garder. Alors oui, j’irai. Je veux qu’elle me regarde dans les yeux quand elle comprendra qu’elle ne gagnera jamais.Il inspire profondément sans répondre, mais je vois à la crispation de sa main qu’il a compris. Cette guerre est autant la mienne que la sienne désormais.Nous arrivons au manoir familial, là où Éléonore a donné rendez-vous. Un lieu symbolique, choi
Le silence règne dans le bureau d’Adrien. Un silence lourd, chargé des relents de cette confrontation chez le notaire. Adrien n’a pas bougé depuis notre retour. Il est là, assis derrière son bureau, les yeux fixés sur le vide, le visage fermé.Je l’observe en silence depuis le canapé, sentant l’orage gronder en lui. Je sais ce qui le hante : la peur que cette dette soudaine ne soit qu’un début, la peur d’être le jouet d’Éléonore encore une fois.Enfin, il relève la tête et son regard vient chercher le mien.— Elle va frapper de nouveau, Charnelle. Cette fois, ce ne sera plus des sous-entendus ou des menaces voilées. Elle va vouloir me détruire.— Laisse-la venir, dis-je d’une voix douce mais ferme. Elle ne sait plus quoi inventer pour t’atteindre. Elle croit encore avoir du pouvoir, mais c’est terminé.— Ce n’est pas moi qu’elle vise, souffle-t-il. C’est toi.Je me fige. Il baisse les yeux.— Elle a compris que je suis faible quand il s’agit de toi. Elle va t’utiliser pour me faire pl