Je suis toujours un Viking
Driss, vexé, ne tolère pas qu’on le touche et se dresse sur ses ergots.
— Eh, toi, t’es qui toi pour me toucher ? Tu me cherches ? Et la litanie des provocations se répand, encore et encore, accompagnée de gestes nerveux et menaçants. Driss n’est pas méchant, mais il aime voir la crainte que son attitude inspire si souvent aux « honnêtes gens ». Hélas pour lui, Driss ignore qu’il n’est qu’un lionceau qui s’agite autour d’un vrai lion, pour l’instant placide. Harald feint l’indifférence et préfère s’éloigner de cet excentrique bouffon. L’ego de Driss ne l’entend pas ainsi et il poursuit sa danse de saint Guy autour de cet homme qu’il croit faire fuir ou tout au moins impressionner, alors que