Trois jours plus tard, Clément a enfin rencontré Odile, celle qu’il avait tant désirée.Odile était allongée dans une petite cellule réfrigérante. Ses yeux étaient clos, son expression sereine et tranquille, comme si elle dormait paisiblement.En la contemplant, cette jeune femme endormie là, Clément n’a pas pu s’empêcher de se remémorer les innombrables nuits où il l’avait bercée, elle était alors aussi fragile et douce, les yeux fermés, repliée docilement dans ses bras, ses longs cils délicatement recourbés, aussi belle qu’une poupée.La seule différence résidait dans le givre léger qui s’était déposé sur ses cils. Son visage était d’une pâleur presque irréelle, le froid devait être insoutenable.« Odile, n’aie pas peur, je suis là, je vais te rejoindre », a-t-il pensé.« Odile, je suis désolé, je t’ai menti », a-t-il dit à voix basse. Il a tendu la main, voulant effleurer la peau pâle d’Odile, mais c’est le couvercle glacial de la cellule qu’il a touchée. Il ne pouvait pas toucher s
Read more