Par AnibalLa voix de Miller résonne dans l’obscurité de l’entrepôt comme un écho menaçant, un rappel brutal que la fuite n’est plus une option. Mon cœur se serre dans ma poitrine, un frisson glacé me parcourant l’échine. Ce moment était inévitable. Bien que je l’aie anticipé, l’adrénaline ne fait que rendre l’instant plus intense. Nous ne sommes plus seuls. La traque que j’ai si longtemps fuie est désormais arrivée à son apogée.Luca, qui se tient près de la porte arrière, fait un mouvement pour la fermer, mais je l’arrête d’un geste brusque. Je sais que tout est joué. "Trop tard pour ça", murmure-je, l’air grave. "Miller sait exactement où nous sommes."Claire, à quelques pas, s’adosse contre le mur, ses yeux scrutant chaque recoin, chaque ombre mouvante dans l’entrepôt. La tension dans l’air est palpable. Elle sent cette même pression montante, celle qui naît lorsqu’on réalise que le jeu ne peut plus être gagné par la fuite. Il faut agir."On ne peut pas attendre", dit-elle, la voi
AnibalMiller esquisse un sourire étouffé par le froid. "Le choix, Anibal", dit-il lentement, comme s’il savourait chaque mot. "Le choix de vivre… ou de mourir."Je sens la tension se tendre encore davantage, mon esprit faisant le tour des alternatives possibles. Il n’y a plus de place pour les demi-mesures. Je dois choisir.Claire s’avance légèrement, défiant Miller du regard. "Tu crois que tu as le pouvoir de nous faire peur ? Tu te trompes, Miller. C’est toi qui es piégé."Mais Miller ne bouge pas, se contentant de nous observer, ses yeux brillants d’une lueur glacialement calculée.Je sais que je n’ai plus beaucoup de temps. Tout est en jeu maintenant. Le choix que je vais faire décidera de notre avenir… ou de notre fin.Le silence qui suit la déclaration de Miller est lourd, presque suffocant. L’ombre de ce dernier se découpe devant nous, comme un prédateur attendant que sa proie se dévoile. Mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine, mais il n’est pas question de céder à la peu
Pensé par AnibalLe tunnel s’étend devant nous, sombre et étroit, presque oppressant. Chaque pas résonne dans l’obscurité, brisé uniquement par notre respiration haletante et l’écho lointain de la voix menaçante de Miller. Je ne me retourne pas. Je sais que, quoi qu’il arrive, nous ne devons pas perdre de temps. Chaque seconde compte désormais.Nous avançons rapidement, courant presque, nos pieds se heurtant contre les pierres irrégulières du sol. Le tunnel semble ne jamais vouloir finir, une ligne droite qui s’enfonce profondément sous terre. La lumière des torches tremble, projetant des ombres sur les murs humides, mais cela n’empêche pas la tension de s’accroître à chaque instant qui passe."On va où exactement ?" demande Luca, sa voix brisée par l’essoufflement. "Ce tunnel peut nous mener n’importe où…"Je ne réponds pas immédiatement. Il a raison. Personne ne sait où ce tunnel mène, mais il n’y a pas d’autre choix. C’est la seule issue qu’on ait, et notre seule chance de nous éch
Pensée d'AnibalLe cercle se resserre autour de nous, les mercenaires de Miller avançant méthodiquement, leurs fusils pointés droit sur moi, Claire et Luca. L’atmosphère est électrique, chaque instant s’étirant en une éternité. Mes battements de cœur résonnent dans mes oreilles, mais je ne laisse rien paraître. J’ai survécu à ce genre de situations, je sais comment manipuler le chaos. Mais cette fois, il n’y a plus d’issue évidente, aucun plan infaillible à déployer. Je me trouve à la croisée des chemins, avec l’envie de me battre mais aussi le poids de la réalité qui m’écrase."Je vois que vous ne comprenez toujours pas." Miller s’avance lentement, ses pas résonnant lourdement sur le sol. "Vous êtes pris au piège. Il n’y a plus de fuite. Plus d’échappatoire. Ce qui arrive maintenant dépend de vous. Mais il est trop tard pour faire marche arrière."Je ne bouge pas. Mes yeux, calmes et calculateurs, se posent sur lui. Je sais qu’il faut riposter, mais comment ? Miller a tout anticipé.
Par AnibalLe tunnel continue de s’étirer devant moi, sombre et silencieux. Je ne ralentis pas, malgré la fatigue qui commence à peser sur mes jambes. Je sens les battements de mon cœur, l’adrénaline qui pulse dans mes veines, mais je sais qu’il n’est pas question de m’arrêter. Pas maintenant. Nous sommes encore loin d’être en sécurité, et chaque seconde compte.Claire et Luca suivent de près. Je peux sentir la tension qui les lie, mais aucune parole n’est nécessaire. Nous n’avons qu’une priorité : échapper à Miller et à ses hommes. L’unité de notre petit groupe est la seule chose qui nous maintient debout à cet instant précis.Le tunnel s’élargit lentement à mesure que nous nous enfonçons plus profondément sous terre. L’air devient plus humide et l’odeur de la terre et de la moisissure envahit mes narines. Chaque virage nous éloigne un peu plus de l’extérieur. Je sais qu’on doit continuer, mais je n’ai aucune idée de la direction exacte ni même de la fin de ce labyrinthe. Ce tunnel s
AnibalJe sens la douleur dans mes muscles, mais je la chasse de mon esprit. L’homme blessé marche à mes côtés, son visage déformé par la douleur, mais aussi par la terreur qui émane de lui à chaque pas. Je le soutiens du mieux que je peux, mais chaque mouvement me rappelle à quel point la situation est urgente. Les bruits de Miller et de ses hommes semblent s’estomper, mais la peur, elle, est bien là, tapis dans l’obscurité de mon esprit. Elle ne me lâche pas."On doit avancer plus vite", murmure Claire près de moi, ses yeux rivés sur chaque recoin du tunnel. Je hoche la tête, plus concentré que jamais. "Nous n’avons pas beaucoup de temps. Si Miller est vraiment aussi près qu’il le laisse entendre, il ne nous faudra pas longtemps pour nous retrouver."Claire, toujours aussi déterminée, répond sans hésiter. "On fait vite, mais on ne peut pas laisser cet homme ici. S’il a des informations sur Miller, ce pourrait être notre chance."Je sens une ombre de doute flotter dans l’air quand Lu
AnibalL'odeur de la terre fraîche et de la poussière m'envahit les poumons alors que je m'éloigne de l'entrée du tunnel. Je n'ai pas de plan précis, juste l'instinct de survie qui me guide depuis toujours. La lumière à l'extérieur est faible, mais elle nous offre une chance. Les bruits de poursuite derrière moi se rapprochent, menaçants. Je n'ai pas de temps à perdre. Je dois les semer, mais comment ?Je jette un coup d'œil rapide à la sortie, observant les buissons qui entourent l'ouverture. Nous sommes dans une vallée profonde, un endroit isolé que je connais bien. À moins qu'ils ne connaissent la région aussi bien que moi, Miller et ses hommes risquent de se perdre dans ce terrain accidenté. Mais je ne peux pas parier sur l'ignorance de l'ennemi.Je me glisse hors du tunnel et me couche à plat ventre derrière un tas de rochers. Mon esprit tourne à toute vitesse, analysant les options possibles. Je suis seul ici. Plus que quelques secondes avant que Miller ne surgisse.D'un geste v
AnibalLa brume épaisse qui s'est formée dans la vallée commence à se dissiper, laissant place à une lumière pâle qui rend le paysage encore plus énigmatique. Les bruits des poursuivants sont désormais loin derrière, mais la tension ne s'est pas estompée. Chaque brise semble me murmurer que la menace n'est jamais bien loin. J'ai semé mes ennemis, oui, mais le prix de cette victoire n'est pas encore payé. Pas encore.Je me trouve au sommet d'une crête étroite, au bord d'un sentier escarpé qui serpente à travers les montagnes. De là, je peux observer la vallée sous un autre angle. La forêt dense, qui semble être un abri, est en réalité un labyrinthe. J'en ai bien conscience : Miller et ses hommes connaissent ce terrain presque aussi bien que moi. À chaque moment, je sens que la pression monte. La situation devient plus tendue qu’elle ne l’a jamais été. C'est un jeu dangereux, mais un jeu que je maîtrise.Je balaie l'horizon de mes yeux, cherchant les signes des autres. Claire et Luca. J
AnibalLorsque mes mains touchent enfin l'énergie lumineuse émanant de la boîte, une vague de chaleur intense envahit mes doigts. La chaleur se propage lentement dans tout mon corps, et je sens l'air autour de moi vibrer. L’atmosphère elle-même semble se tordre sous l'impact de cette étrange puissance. Mais au lieu de me sentir écrasé par cette force, je ressens quelque chose de bien plus profond : une clarté. Une clarté que je n’avais jamais connue, une clarté qui nettoie mon esprit de tous les doutes et de toutes les ombres qui l’envahissent. C’est comme si une porte s'ouvrait dans ma conscience, me permettant de voir une réalité bien plus vaste.Je ferme les yeux un instant, me laissant submerger par cette révélation. Des images, des fragments de souvenirs, des visions de futurs possibles se superposent devant moi. Tout est aussi net que si ces moments faisaient partie de ma propre histoire. Je vois des instants clés de ma vie, des choix cruciaux que j'ai dû faire. Des moments où j
AnibalL’atmosphère dans la grande salle est dense, chargée d’une énergie presque palpable. Chaque membre du groupe s’approche de l’objet mystérieux sur le piédestal, l’esprit en ébullition. Leurs yeux brillent d’une curiosité mêlée de crainte. L’objet, enveloppé dans un tissu sombre, semble attendre patiemment que l’un d’eux ose lever le voile et découvrir ce qu'il recèle. Mais l’air autour d’eux est lourd, comme si l'objet exerce une pression invisible, testant leur volonté.Je sens une étrange sensation dans mon ventre. Il y a quelque chose de magnétique, quelque chose d'infiniment tentant dans ce que je perçois. C’est comme si cet objet possède la clé d’une vérité profonde, mais au-delà de cela, il y a quelque chose d’encore plus puissant. Un pouvoir qu’aucun d’entre nous n’aurait su exactement décrire."Je sens comme un poids, ici, dans l’air", murmure Claire, brisant le silence. "Comme si cet objet... nous forçait à prendre une décision."Luca hoche la tête, son regard scrutant
Par AnibalLe groupe avance à travers le long corridor, chaque pas résonnant dans l'espace. La lumière dorée qui nous guidait jusqu’ici s’est dissipée, laissant place à une lueur pâle qui peine à éclairer le chemin devant nous. La tension qui s’est un peu relâchée dans la salle des miroirs est maintenant revenue, imperceptible au début, mais de plus en plus présente, presque oppressante. Je sens cette pression sur mes épaules, mais je n’y prête plus attention. Quelque chose en moi a changé depuis la confrontation avec nos reflets. J'ai l’impression d’être plus léger, détaché, mais en même temps, une lourdeur pèse sur mon cœur, comme si chaque étape nous rapproche d’une vérité qu’aucun de nous ne veut vraiment connaître.Je brise le silence qui nous enveloppe, une idée qui me taraude depuis un moment. "Vous avez vu vos reflets, comme moi", dis-je d’une voix calme. "Nous avons accepté nos parts d’ombre. Mais il nous reste encore à comprendre ce que nous allons faire de ce savoir."Clair
AnibalLa porte cède sous ma pression, un léger grincement brisant le silence dans lequel nous étions plongés depuis notre arrivée. L’espace derrière elle, une lumière d’un blanc éclatant, me frappe en plein visage. L’intensité de la lumière est si forte que mes yeux se ferment automatiquement sous l’assaut. Pendant un instant, je suis aveuglé, comme si la lumière voulait effacer toutes mes pensées, toute la noirceur de mon esprit.Quand mes yeux s’habituent enfin, je découvre la pièce dans laquelle nous sommes. Une vaste salle circulaire, dont le plafond semble se perdre à une hauteur infinie, noyé dans l’éclat aveuglant de la lumière. Les murs sont recouverts de miroirs, parfaitement alignés, qui capturent chacune de nos silhouettes. Mais ce ne sont pas des reflets ordinaires. Ils ne se contentent pas de nous renvoyer notre image, mais distordent, modifient, altèrent ce que nous croyons être.Je frissonne. Ce n’est pas simplement un jeu de lumière ou de réflexion. C’est comme si ces
AnibalLa lumière tamisée qui baigne la pièce n’efface pas la sensation étrange qui plane dans l’air. Ce n’est pas une simple accalmie. C’est un silence rempli de sens, comme une pause avant l’inévitable. Une respiration contenue.Autour de moi, Claire, Serge et Luca restent figés, chacun perdu dans ses pensées. Je peux voir leurs regards qui cherchent encore une explication à ce qui vient de se passer. Nous étions plongés dans une obscurité suffocante il y a quelques instants à peine, et voilà que tout semble avoir changé.Mais c’est une illusion. Je le sais. L’obscurité n’a pas disparu. Elle s’est simplement tapie, attendant le bon moment pour ressurgir.Les derniers mots de la silhouette lumineuse résonnent en moi :"Tournez-vous vers l’obscurité, comprenez-la, et c’est là que réside votre véritable pouvoir."Une vérité troublante. Une invitation que je ne suis pas certain de vouloir accepter.Claire brise le silence, sa voix douce mais emplie de prudence.— On dirait que la salle
AnibalLe silence persiste, épais, comme un voile invisible qui enveloppe chaque coin de la pièce. Pourtant, contrairement aux moments précédents où il semblait oppressant, cette fois-ci, il apporte un étrange sentiment de calme. J’avance, mon regard fixé sur l’ombre vacillante au centre de la salle. Claire, Serge et Luca me suivent, chacun perdu dans ses pensées. La lumière qui brille doucement autour de nous a un éclat presque apaisant, comme une lueur qui nous guide et nous incite à continuer.Nous étions loin d’imaginer ce que nous allions trouver en entrant ici. Ce n’est pas simplement une quête pour obtenir des réponses. Ce que nous avons découvert est bien plus complexe. Ce lieu est un test, mais pas un test de force ou de stratégie. Non, c’est une épreuve de l’âme, une confrontation avec la vérité que nous portons tous en nous. Les ombres que nous pensions combattre ne sont pas seulement extérieures. Elles résident en chacun de nous, dans des recoins que nous refusons parfois
AnibalLa silhouette lumineuse se dissout complètement dans la brume, ne laissant derrière elle qu’un vide étrange et une atmosphère oppressante. Un silence lourd s’installe. Claire, Serge, Luca et moi restons figés, comme suspendus dans le temps, les yeux rivés sur l’endroit où l’apparition s’est évaporée. L’écho des murmures s’estompe, ne laissant qu’un battement sourd dans mes tempes.« Alors… qu'est-ce qu’on fait maintenant ? » demande Claire, la voix rauque, brisant le silence.Elle regarde autour d’elle, les yeux plissés, cherchant désespérément un repère dans cette obscurité inquiétante. Rien ne bouge, hormis l’ombre qui semble respirer avec nous.Je prends une profonde inspiration, forçant mon esprit à analyser la situation. Cette pièce, ces murs de pierre humide, cette sensation d’être coupés du monde… Tout ici me donne l’impression d’être dans une prison sans barreaux. Il n’y a pas de porte visible, pas de chemin évident pour sortir. Juste nous et ce silence pesant.« Je pen
AnibalL’obscurité est partout. Elle n’a plus seulement envahi la pièce : elle s’est insinuée en nous, dans nos respirations saccadées, dans la tension de nos muscles. Ce n’est pas une simple absence de lumière, c’est une présence, une entité tapie dans les ombres qui nous observe, qui joue avec nous.Je sens mon cœur cogner dans ma poitrine, mais je ne cède pas. Je suis un prédateur, pas une proie. Je ne laisserai pas cette chose nous dominer.Claire est juste à côté de moi. D’habitude, elle incarne le sang-froid absolu, mais cette fois, je perçois une légère fêlure dans son masque. Une lueur d’inquiétude brille dans son regard perçant.— Qu’est-ce que c’était, Anibal ? murmure-t-elle, comme si parler plus fort pouvait réveiller quelque chose que nous préférerions ne jamais voir.Je déglutis, gardant mes sens en alerte. L’air a une densité étrange, presque palpable. Je jette un regard derrière nous : rien. Pas une ombre en mouvement, pas une respiration autre que la nôtre. Pourtant,
AnibalLe silence qui règne dans la grande salle est presque insoutenable. Nous avons tous entendu ce murmure étrange, cette voix spectrale qui s’est élevée de nulle part pour se taire aussi soudainement qu’elle était apparue. L’obscurité, oppressante, semble s’épaissir devant nous, comme si elle absorbait la moindre parcelle de lumière. L’air lui-même semble figé, emprisonné dans un crépuscule éternel.Mon couteau est fermement serré dans ma main. Mon regard scrute l’ombre, cherchant un mouvement, un indice, n’importe quoi qui pourrait trahir une présence. Mais il n’y a rien. Rien d’humain, en tout cas. Pourtant, mon instinct hurle. Quelque chose est là, tapi dans ces ténèbres insondables.À mes côtés, Claire resserre sa prise sur son épée. Son corps est tendu, chaque muscle prêt à réagir. Je la connais suffisamment pour savoir qu’elle est pragmatique, qu’elle ne laisse pas facilement la peur l’envahir. Mais là, je la vois. Elle a peur. Et ce n’est pas la seule.Serge et Luca restent