Solange s'était immédiatement rendue à la mairie de la ville pour demander de l'aide à Loyd.Après qu'on lui ait dit que Loyd était en réunion, elle voulût faire une scène devant tout le monde." J'exige de voir monsieur le maire, je suis la belle-mère de sa fille." elle criait tellement fort pensant que les gens aurons peur d'elle, mais la réceptionniste l'observait comme si elle était transparente." Je vous ai déjà dit que monsieur Loyd était en réunion et il ressortira dans deux heures environ, vous pouvez l'attendre si vous voulez vraiment le voir."" Alors vous ne comprenez toujours pas n'est-ce pas ? Allez lui dire que je veux le voir tout de suite parce sa fille est dans le pétrin."Tous les employés présents dans la salle étaient amusés par ses mots, ils laissèrent échapper des rires moqueurs. Ils savaient tous que Loyd n'avait pas d'enfants et ce que disait cette femme était juste absurde." Arrêtez de faire une scène ici madame."" Je n'arrêterai pas tant que je ne le verra
Loyd rentra chez lui avec l'espoir de retrouver sa femme, mais celle-ci était absente. Elle avait rejoint la famille Anderson pour prendre le déjeuner avec son frère. À son arrivée, son garde du corps ouvrit le portail et l'informa que la dame était sortie depuis une heure. Bien qu'il ait tenté de la joindre, ses efforts furent vains. Il prit alors la décision de retourner au bureau afin de poursuivre son travail. Le lendemain soir, Samira se rendit chez Valérie, qui était déjà prête pour la cérémonie. Elle était assise dans le salon, attendant patiemment Léonard. Lorsqu'il sortit de sa chambre, il portait la chemise qui lui avait été offerte. Valérie se leva et lui adressa un sourire. « Elle te va à merveille. » « Merci beaucoup », répondit Léonard en posant son regard sur Samira qui venait d'arriver. « Bonsoir ! Vous êtes déjà prêtes ? » demanda-t-elle en entrant. « Oui, madame, nous sommes prêtes. Bienvenue ! » plaisanta Valérie. « Ta robe te va à ravir, ma chère », comp
Après le départ de Mira, Léonard s'installa et observa de loin le déroulement de la fête. « Ruth est vraiment exaspérante, elle ne respecte même pas son mari », murmura Samira à l'oreille de Valérie. « Leurs problèmes ne nous regardent pas. Ils sont en froid depuis des années, et cela ne risque pas de changer maintenant », répliqua Valérie. « J'éprouve de la compassion pour Léonard, le pauvre a dû souffrir durant son enfance. » « Cela semble évident. » Léonard prêtait une oreille attentive aux échanges entre les femmes, tout en faisant semblant de ne pas les entendre. Le serveur arriva alors pour leur apporter les boissons. « Tu as tout intérêt à ne pas toucher à l'alcool ce soir », avertit Léonard. « Ne t'inquiète pas pour moi », répondit Valérie en se servant un verre de jus de fruits. Quelques minutes plus tard, Samira se leva pour se rendre aux toilettes. « Je reviens tout de suite », annonça-t-elle en s'engageant dans le couloir du rez-de-chaussée, où elle croisa Boris,
Les yeux de tous s'écarquillèrent d'étonnement. Ils s'interrogeaient sur la manière dont Léonard avait pu se procurer ce diamant, si rare et si précieux. Mira, émerveillée par l'éclat des bijoux qui s'étalaient devant elle, brillait d'admiration. « Grand frère, c'est le plus magnifique cadeau que j'aie jamais reçu ! » s'exclama-t-elle en embrassant Léonard. « Arrête de dire cela. Ce cadeau vient de ton frère et tu le mérites amplement. Je me souviens encore de notre enfance, où tu as toujours été une sœur exemplaire pour moi. Je me rappelle également de ton expression lorsque tu étais en colère, tu vois ce que je veux dire ? » « Oui, je comprends, mais évite d'en parler, cela risquerait de me valoir des moqueries. » répondit-elle en faisant la moue. « Les années filent à toute vitesse ; en un instant, tu es devenue une jeune femme à la fois belle et épanouie. Alors, ne fais plus cette moue que tu affichais lorsque tu grondais Boris. » Il a murmuré cette dernière phrase à son orei
Boris a composé le numéro de Monsieur Madyson et a mis l'appel en mode haut-parleur. Après quelques sonneries, une voix rauque et fatiguée se fit entendre de l'autre côté du fil. « Allô, qui est à l’appareil ? »« Bonjour, Monsieur Madyson ! C'est Boris Evans. »« Ah, Monsieur Boris, cela fait des années ! Que me vaut l'honneur de cet appel ? »« Nous avons appris que vous aviez acquis un bijou en diamant bleu il y a cinq ans. En avez-vous toujours possession ? » « Non, pourquoi cela ? »« Auriez-vous par hasard égaré ce bijou ? Car il se trouve devant moi, entre les mains d’un jeune homme. »« Monsieur Boris, n’avez-vous vraiment rien de mieux à faire ? Vous interrompez mon sommeil pour des choses futiles ! » répliqua Monsieur Madyson.« Je vous présente mes sincères excuses, Monsieur. Je pensais que ce bijou vous avait été dérobé. » « Non, je l'avais offert à un jeune homme, Léonard Evans. Bien que cela ait été volé, je ne vois pas en quoi cela vous concerne. À l'avenir, merci de
Par la suite, ils poursuivirent leur repas en toute tranquillité. Boris n’était toutefois pas satisfait de l’atmosphère qui régnait à la table. « Que fais-tu dans la vie ? », demanda-t-il en fixant Samira, qui, indifférente, poursuivit son repas sans lui accorder la moindre attention. Tous les convives cessèrent alors de manger pour observer à qui Boris s’adressait. « Quelle insolence ! Le frère de ton mari s'adresse à toi et tu l'ignores. À vrai dire, cela ne m'étonne guère ; la femme d'un bâtard est également une bâtarde », critiqua Ruth. C'est à ce moment-là que Samira comprit qu'il lui parlait. Elle tourna son regard vers Boris puis vers Léonard. « Est-ce bien de moi qu'il s'agit ? » demanda-t-elle. Léonard acquiesça. Elle fixa de nouveau Boris, le sourcil froncé. « Si vous souhaitez engager la conversation avec moi, veuillez d’abord faire l’effort de connaître mon nom, cher beau-frère. Il n'est pas approprié de s’adresser à moi comme si je n’étais qu’un animal sans identité,
Une semaine prometteuse se profile pour Thierry. Travailler au sein de l'une des plus grandes entreprises de la ville représente pour lui un véritable rêve. La RAC, reconnue comme l'une des entreprises commerciales les plus prestigieuses, lui accorde une semaine pour exceller dans son rôle et obtenir un recrutement officiel. Après son accueil, Thomas a confié Thierry au chef du département marketing, en lui demandant de veiller attentivement sur son intégration et ses performances. « Bienvenue au sein du département marketing. Je suis Xavier Omer, le responsable du département. Je souhaite vous informer que vous disposerez d'une semaine pour prouver votre valeur au sein de l'entreprise, sinon nous devrons envisager votre départ. N'hésitez pas à venir me consulter si vous rencontrez des difficultés », déclara Xavier en lui tendant la main. « Je vous remercie, Monsieur. Je n’hésiterai pas à venir vous voir en cas de besoin », répondit Thierry. Après avoir été présenté aux autres empl
Mira ressentait une grande excitation à l'idée de partager un moment agréable en compagnie de ses amis. Alors qu'elle sortait de la voiture, elle aperçut une limousine flambant neuve garée juste à côté d'elle. À ce moment-là, un jeune homme, probablement dans la vingtaine, en sortit, affichant un sourire charmant.« Gaël ! » s'exclama Mira en le reconnaissant. Avec joie, il s'approcha d'elle et l'enlaça chaleureusement dans ses bras. « Tu es absolument ravissante ce matin, et joyeux anniversaire à toi ! » lui dit-il avec un sourire, en lui déposant un doux baiser sur la tempe. Mira ne put s'empêcher de sourire, touchée par son attention. « Merci beaucoup, Gaël ! » répondit-elle avec un éclat de joie, le cœur léger. Puis, curieuse, elle ajouta : « Dis-moi, où sont les autres ? » « Ils n'attendent que toi, allons-y. » Gaël prit délicatement son bras et la conduisit avec douceur vers le yacht. Sur leur chemin, chaque personne qu'ils croisaient ne manquait pas de s'incliner devant lui
La famille Zack était dans le salon, discutant tranquillement, quand Thierry reçut un appel inattendu. Il remarqua le numéro de Thomas, son ancien patron, affiché à l'écran. Il n'avait pas eu de nouvelles de lui depuis qu'il avait été licencié, et il n’aurait jamais imaginé recevoir un appel de sa part. Un sentiment de surprise et d'incertitude s'empara de lui. Hésitant un instant, il appuya sur le haut-parleur, permettant à toute la famille d’entendre la conversation.— Allô, Monsieur Thomas, dit Thierry d’une voix respectueuse, une lueur d'étonnement dans ses mots.— Bonjour Thierry, c’est Thomas, répondit la voix grave et calme de son ancien patron. Je tenais à m'excuser personnellement pour la façon dont les choses se sont déroulées. Je réalise maintenant que mon départ précipité t'a mis dans une position difficile, et je comprends que cela ait pu affecter ta famille, surtout avec la grossesse de ta femme. Je veux rectifier cela, si tu me le permets.La surprise de Thierry était é
Orissia se réveilla doucement, le son léger des rideaux tirés par la brise du matin effleurant ses oreilles. Elle se tourna, sentant la présence de Loyd près d'elle. Il était là, assis sur le bord du lit, un plateau de petit déjeuner dans les mains, son regard plein de tendresse.— Réveille-toi, ma chérie, le petit déjeuner est prêt, dit-il d'une voix douce, presque intime.Elle grogna légèrement, se redressant dans les couvertures, le regard encore un peu flou, mais elle prit tout de même le plateau qu'il lui tendait. Loyd avait l'air plus affectueux que d'habitude. Depuis quelques jours, il multipliait les attentions envers elle, prenant soin d’elle d’une manière qui lui paraissait presque excessive.— Ah, tu deviens de plus en plus amoureux ces derniers temps, lui dit-elle en baissant les yeux sur le plateau de fruits et de croissants soigneusement disposés.Loyd sourit en la voyant commencer à manger.— Je suis amoureux de toi et fou amoureux de toi, répondit-il, presque trop sinc
Depuis que sa mère, Solange, lui avait annoncé avec certitude la grossesse de Valérie, Thierry était rongé par un mélange amer de tristesse et de colère. Il ne comprenait pas pourquoi la vie s’acharnait contre lui. Pourquoi avait-il fallu qu’ils divorcent pour qu’elle tombe enceinte d’un autre homme ? Il l’aimait terriblement, du plus profond de son être. Était-ce donc cela, le destin ? L’obliger à se détacher d’elle uniquement pour qu’elle puisse concevoir un enfant ?Il serra les poings, une douleur sourde lui comprimant la poitrine. Il s’était battu pour elle, il avait espéré, prié même, mais en vain. Et maintenant, elle portait l’enfant d’un autre. Peut-être qu’il avait été trop impatient, ou peut-être que c’était tout simplement écrit ainsi…Thierry était plongé dans ses pensées lorsque Helena entra dans le salon. Elle s’arrêta un instant, l’observant attentivement. Il était assis sur le canapé, le regard perdu dans le vide, la mâchoire crispée. Elle savait qu’il était tourmenté.
Boris quitta précipitamment le bureau de son père, la rage bouillonnant en lui. Chaque pas résonnait dans les couloirs de l'entreprise, tandis qu'il luttait pour garder son calme. Il ne pouvait pas croire ce qu’il venait de vivre. Son père, Robert, l'avait humilié en confiant le projet crucial à Charles Moreau, un chef de département qu’il considérait comme bien inférieur. Boris se sentait trahi, rejeté comme un simple employé, alors qu'il était censé être celui qui hériterait un jour du pouvoir.Il arriva enfin dans le parking souterrain, l’air de plus en plus chargé de frustration. Il s’arrêta devant sa voiture, regarda le téléphone dans sa main, puis composa le numéro de Martin Ramsey, son vieil allié. Dès que le téléphone sonna, Boris prit une grande inspiration, tentant de calmer ses émotions avant de parler.« Martin… Tu ne vas pas y croire. Mon père vient de confier le projet avec l'entreprise américaine à Charles Moreau, ce type de département ! » dit Boris d’une voix tremblan
Le lendemain matin, Léonard se réveilla tôt, bien avant l’aube, comme s’il n’avait pas fermé l’œil de la nuit. La pluie battait contre les fenêtres de la maison, une mélodie douce et sombre. Il se leva silencieusement, évitant de réveiller Valérie, qui dormait profondément. Il enfila rapidement un manteau, attrapa son sac et partit sans un mot, sans un regard en arrière.De son côté, Valérie se réveilla plus tard, étonnée de ne pas voir son mari dans le lit. Il avait dû se lever très tôt, mais pourquoi ne lui avait-il pas dit au moins un mot ? C'était étrange, il n'avait même pas laissé un mot sur l'oreiller. Elle se leva, préoccupée, et se dirigea vers la chambre de Myra, espérant qu’elle aurait des nouvelles.« Mira, tu as vu Léonard ce matin ? » demanda Valérie, un peu nerveuse.Mira se frotta les yeux, encore à moitié endormie.« Non, je viens juste de me réveiller… »Le regard de Valérie s’assombrissait à mesure que les secondes passaient. L’absence de Léonard ce matin, son attit
Pendant ce temps, Samuel, Samira et Léonard marchaient calmement vers leur voiture. Samira serrait encore le certificat dans ses mains, toujours sous le choc de ce qu’elle venait de faire. Son cœur battait à tout rompre, et une tempête d’émotions la submergeait : soulagement, angoisse, excitation et crainte mêlés en un seul tourbillon. Elle savait que son père ne laisserait pas passer ça.Alors qu’ils atteignaient la voiture, des silhouettes imposantes se dressèrent soudain devant eux.Des hommes, en noir, bloquèrent leur passage.Samira tressaillit, son sang se glaçant instantanément. Son premier réflexe fut de se cacher derrière Samuel, s’agrippant à son bras comme si sa vie en dépendait.Samuel, impassible, leva lentement les yeux vers eux, son regard trahissant une pointe d’amusement face à leur arrogance.— Qu’est-ce que vous voulez ? demanda-t-il calmement.L’homme en tête, au visage fermé, s’avança d’un pas.— Mademoiselle Samira Maxime, nous avons l’ordre de vous embarquer imm
Les hommes de Maxime se mirent en route, suivant silencieusement la voiture de Samuel. Léonard, assis à l’arrière, scrutait les alentours avec attention. Il savait que quelqu'un les surveillait, son regard perçant ne pouvait se tromper.— Nous sommes suivis, annonça-t-il, sa voix ferme, mais calme.Samira se tendit instantanément, son cœur s'emballant. Elle tourna la tête vers Léonard, les yeux écarquillés, les mains crispées sur ses genoux.— Non, ce n’est pas possible… Ce sont les hommes de mon père, dit-elle d'une voix tremblante.Elle regarda dans le rétroviseur, repérant les véhicules noirs qui les suivaient, son visage se décomposant en un masque d'inquiétude. Les souvenirs de ses nombreuses confrontations avec ces hommes surgissaient dans son esprit. Elle les connaissait trop bien.Léonard observa sa panique avec une certaine compréhension, mais il ne laissa rien paraître.— Ne t’inquiète pas. Tant que je suis là, ils ne feront rien, assura-t-il d’une voix calme, mais avec auto
Samira était recroquevillée sur son lit, le regard perdu dans le vide. Son cœur battait violemment contre sa poitrine, la peur lui tordant le ventre.Depuis la veille, elle n’avait pas touché à son téléphone. Elle n’avait pas eu le courage de répondre aux appels incessants de Valérie. Elle savait que si elle décroche, son amie entendrait immédiatement son désespoir, et elle ne voulait pas l’inquiéter.Mais ce matin, tout bascula lorsqu’elle reçut ce message glaçant de son père :"Si tu ne viens pas de toi-même, j’enverrai mes hommes te chercher. Tu ne peux pas m’échapper."Son souffle se coupa. Elle savait qu’il ne plaisantait pas. Son père était un homme d’affaires redoutable, puissant, et surtout sans scrupules. Il n’avait jamais accepté qu’elle lui tienne tête, et cette fois encore, il comptait bien la forcer à se plier à ses exigences.Soudain, un bruit de klaxon retentit dehors.Elle sursauta et se précipita vers la fenêtre. Son cœur se mit à battre plus fort en voyant plusieurs
Dans son bureau luxueux, Léonard était plongé dans son travail. Les chiffres défilaient sur son écran, les contrats s’empilaient sur son bureau, mais son esprit restait concentré.Il n’était pas homme à se laisser distraire.Mais lorsqu’un de ses hommes l’appela, son intuition lui dicta que quelque chose n’allait pas.— Monsieur, vous devriez savoir…La voix de son agent était posée, mais il sentait la tension sous-jacente.Léonard se redressa dans son fauteuil en cuir.— Qu’est-ce qui se passe ?— Cela concerne Madame Valérie.Son regard s’assombrit instantanément.— Parle.— Elle a eu une confrontation avec Madame Solange au magasin. Les choses ont dégénéré.Léonard serra la mâchoire.— Dégénéré comment ?— Des insultes. Beaucoup d’humiliations. Et la foule a pris parti contre elle.Un silence pesant s’installa.Léonard ferma les yeux un instant, puis inspira profondément.Cette maudite femme…Il ouvrit lentement les paupières, son regard d’acier fixé sur le vide.— Merci.Il raccro