Kate arriva au bureau plus tôt que d'habitude, son visage fermé trahissant son inquiétude. La cyberattaque qui avait frappé le groupe Hopkins n'avait rien d'une coïncidence. Elle soupçonnait que sa relation avec Dave pouvait attirer des indésirables, mais elle n'aurait jamais imaginé que cela prenne une telle ampleur. Si le groupe Hopkins avait été ciblé, son entreprise pouvait être la prochaine sur la liste.Elle traversa les couloirs à grandes enjambées et ordonna immédiatement à son assistante de convoquer son équipe de direction pour une réunion d'urgence. Quelques minutes plus tard, ses principaux collaborateurs étaient réunis dans la salle de conférence, un mélange de curiosité et de préoccupation se lisant sur leurs visages.« Nous devons renforcer nos mesures de sécurité dès maintenant, » déclara-t-elle d'un ton ferme. sans évoquer la raison. Personne en dehors d'elle, Dave et Greg n'étaient au courant de la cyberattaque lancée contre Hopkins Industries. Cela devait rester secr
Dave était hors de lui. Qui avait osé publier cet article diffamatoire le concernant et salissant le nom de Kate ? Greg, qui lui avait rapporté l'information, se faisait tout petit pendant que Dave évacuait sa colère, renversant au passage une pile de dossiers sur son bureau."As-tu pu savoir qui était derrière tout ça ?" demanda Dave, la voix tranchante.Greg hocha la tête. "C'est encore les GreatWall. Ils ont corrompu un journaliste pour qu'il publie cet article."Dave serra les poings. "Ils veulent me faire pression pour que je m'éloigne de Kate. Mais ils ont fait une grave erreur."Il inspira un grand coup pour se calmer et enchaîna : "Ce journaliste, il faut qu'il comprenne qu'on ne joue pas avec nous. Tu sais ce qu'il en est ?"Greg eut une hésitation avant de répondre : "Ylias Jensen s'en est déjà chargé. Le journaliste est entre la vie et la mort à l'hôpital."Un silence pesant s'installa. Puis, dans un excès de rage, Dave renversa tout ce qui était sur la table. Les feuilles
Kate était plongée dans ses dossiers, une ride soucieuse barrant son front. Trop d’incohérences s’accumulaient dans le rapport financier qu’elle venait de recevoir. Une intuition glaciale lui serra la poitrine : son prédécesseur, Robert Court, avait orchestré des malversations.L’après-midi entier fut consacré à l’examen méticuleux des comptes. Son don analytique, qu’elle gardait souvent secret, lui permit de remonter la piste des fonds détournés. La révélation fut un choc : des sommes astronomiques, censées financer les avantages du personnel de Redland, avaient été siphonnées vers des comptes offshores.Le souffle court, elle attrapa son téléphone et composa le numéro de son père, Ylias.— Papa, j’ai trouvé ce qui clochait dans les finances de Redland, dit-elle.— Je t’écoute, Kate, répondit-il avec un calme trompeur.— Robert Court a détourné des millions. Les fonds destinés aux employés ont disparu dans des comptes offshore. Les états financiers de Redland ne correspondent pas à l
Dave conduisit Kate vers l'ascenseur privé, situé au 105e étage d’un gratte-ciel moderne et imposant. Dès que les portes en acier poli se fermèrent derrière eux, un silence pesant enveloppa l’espace. Dave l’a pris dans ses bras et maintient Kate contre lui. Il lui déposa des baiser dans la nuque. L'ascenseur monta en douceur, mais le regard de Kate, bien qu'impressionné, se fixa sur la vue qui se déployait devant elle. À travers les parois vitrées, la capitale s'étendait à perte de vue, ses lumières scintillant comme des étoiles tombées du ciel. La ville semblait être à leurs pieds, tout en bas, un réseau infini de rues, de ponts et de bâtiments, dominé par l’imposante silhouette de la tour dans laquelle ils se trouvaient.Kate n’avait jamais rien vu de pareil. Le vertige n'était pas dû non seulement à la hauteur et à l'immensité de ce panorama mais aussi aux caresses intimes de Dave. Elle se tourna lentement vers Dave, et enroula ses bras autour de sa nuque. Ses yeux brillaient d’une
Dave et son père Henry entrèrent dans le salon, chacun portant un plateau sur lequel reposaient des verres remplis de boissons fraîches et de délicieux petits-fours. Les dames les remercièrent chaleureusement. Dave, le regard fixé sur Kate, s'approcha d'elle et s'assit à ses côtés. Il lui sourit avec douceur avant de lui prendre la main avec assurance. Kate sentit une chaleur envahir sa peau, mêlange d'affection et d'appréhension. Le silence se fit plus pesant. Tous les regards se tournèrent vers eux.Prenant une profonde inspiration, Dave leva les yeux vers son père, puis vers sa mère et enfin vers sa sœur. Son cœur battait à un rythme effréné, mais sa décision était prise.- "Père, mère, Emily... J'ai quelque chose d'important à vous dire."Sa voix était ferme, mais chargée d'émotion. Il serra un peu plus la main de Kate, puis continua :- "Cela fait maintenant quatre mois que je connais Kate. Et en ces quelques mois, j'ai appris à la connaître, à l'apprécier, à l'aimer. Aujourd'hu
Sarah se leva doucement du fauteuil, le regard embué de larmes. Elle rejoignit Dave, et sans hésiter, le prit dans ses bras. Son étreinte était tremblante, mais empreinte d'un amour inébranlable.— Mon fils, murmura-t-elle, ma plus grande joie est de voir mes enfants heureux. Aucune fortune ne vaut plus que d'aimer et d'être aimé en retour. Trouver l'amour, c'est le rêve d'une vie.Dave serra sa mère contre lui, lui caressant doucement les cheveux.— Maman, ton bonheur compte autant que le mien.Anna, qui avait observé la scène avec émotion, s'approcha et les enveloppa dans une étreinte commune.— Dave, je n'ai jamais vu mon frère aussi heureux que depuis que tu es avec Kate. Merci pour tout ce que tu as fait pour nous, pour moi et pour mon mari. Kate, tu le rends meilleur, plus épanoui et cela vaut tout l’or du monde.Elle marqua une pause, puis ajouta avec une sincérité poignante :— Bien sûr, je suis triste pour Monica. Mais l'amour est incompréhensible, et on ne peut pas forcer le
Henry et Sarah échangèrent un regard complice avec Anna. Il était évident que leur présence n’était plus nécessaire. Kate et Dave avaient besoin de ce moment pour eux.Cette soirée avait été pleine de révélations bouleversantes pour Kate. Apprendre que Dave et sa famille ont dû faire d’énormes sacrifices pour leur amour la touchait profondément. Mais ce qui l’inquiétait encore plus, c’était l’alliance entre son père, et Dave contre les Greatwall. Cela lui donnait froid dans le dos.Dave, remarquant son air songeur, posa une main douce sur la sienne.— Viens raccompagnons les au parking.Kate hocha la tête, chassant ses pensées sombres. Ils descendirent tous ensemble vers le vaste parking illuminé. Un frisson d’excitation passa dans l’air lorsqu’ils découvrirent les nouvelles voitures alignées avec soin.— Il va falloir vous habituer à ces beautés, plaisanta DaveHenry, un sourire ravi aux lèvres, appuya sur le bouton de sa clé. Les phares d’une Range Rover Sport dernier modèle s’allum
Dave souleva Kate dans ses bras avec une aisance déconcertante et se dirigea vers l’ascenseur. Surprise, elle enroula ses bras autour de son cou et rit doucement.— Ne viens pas te plaindre si tu te casses le dos, plaisanta-t-elle en l’observant avec amusement.— Oh, ça, tu n’as pas à t’en faire, répondit Dave avec un sourire en coin. J’adore les femmes rondes, et toi particulièrement. Je me suis bien entraîné pour pouvoir te porter tout le temps.Kate haussa un sourcil, sceptique.— Vraiment ? Comme s’il y avait des tonnes de femmes rondes dans ton entourage.— Il n’y en a qu’une, et c’est toi, souffla-t-il avant d’embrasser le creux de son cou.Les portes de l’ascenseur se refermèrent, les isolant du reste du monde. L’électricité dans l’air était palpable. Dave la pressa contre la paroi, leurs souffles s’entremêlant. Kate ferma les yeux un instant, savourant la chaleur de son corps contre le sien. Il captura ses lèvres avec passion, leurs baisers devenant de plus en plus ardents. Le
La soirée battait son plein, les conversations se chevauchaient, les rires étaient forcés, et l'odeur du champagne flottait dans l'air. Dave ne supportait plus l'atmosphère chargée de faux-semblants qui régnaient autour de lui. Il n'y avait rien d'authentique, rien de sincère. Tout ce qu'il voyait étaient des sourires figés, des politesses étouffées, des regards furtifs, et des gestes trop étudiés pour être naturels.— Je dois partir, murmura-t-il à Greg.— Tu veux qu'on parte maintenant ? Greg haussait les sourcils, clairement surpris. Il pensait que Dave ferait au moins un effort, mais le regard de Dave le fit se raviser.— Je vais prétexter une visioconférence avec des partenaires étrangers. Ça fera l'affaire.Les deux hommes se retrouvèrent dehors, une bouffée d'air frais les accueillant. Ils avaient tous deux ce soulagement immédiat, celui d’avoir quitté cet endroit où tout était artificiel. Greg se tourna vers Dave, son visage marqué par une tension qui ne cessait de croître.—
Dave arriva au manoir des Hopkins. Dave entra dans le manoir sous le regard attentif de ses proches et des Greatwall, suivit par Greg.Greg fut frappé par la scène qui se déroulait devant lui. Monica s’élançait vers Dave comme si elle ne l’avait pas vu depuis des années. Les bras ouverts, un sourire éclatant, elle se jeta dans ses bras.Greg sentit une onde de colère se déverser dans ses veines. Mais ce n’était pas tant l’acte en soi qui le bouleversait. Non, c’était l’impudence de Monica, qui n’avait même pas la décence de cacher son dédain pour lui, comme si de rien n’était. Hier encore, ils étaient ensemble. Ils avaient partagé des instants de passion. Et voilà qu'elle agissait comme si cela n’avait jamais existé.Il serra les poings. Quelle sans-gêne. Une rage froide envahit son cœur.— Ah, Dave ! s'exclama Monica, son ton sucré, mais ses yeux brillaient d’un éclat qu’il ne parvenait pas à déchiffrer. Elle se détacha finalement de lui, mais pas avant de lui jeter un dernier regard
Le jet privé de Dave atterrit sur la piste de l'aéroport international de la capitale du Pays A. Les moteurs du jet se calment progressivement, laissant place à un silence lourd. Ce silence, néanmoins, était bien loin de la tranquillité, car dans l'esprit de Dave, les rouages de sa machination étaient déjà en marche. Il avait passé les trois derniers jours à échafauder une stratégie avec Ylias Jensen, un stratège qu'il respectait profondément, pour enfin détruire les Greatwall, cette famille qui tentait de détruire ce qu'il avait bâti.Une fois sorti du jet, Dave se dirigea vers la sortie de l'aéroport, où une GMC noire l'attendait. Alors qu'il s'approchait du véhicule, il remarqua une chose étrange. Greg, avait les yeux rivés sur le volant, l’air préoccupé. Il n'avait pas l'habitude de voir Greg dans cet état.En montant dans la voiture, Dave s’installa sur le siège passager et jeta un coup d’œil à Greg. Celui-ci semblait ailleurs, son visage pâle, ses épaules un peu plus voûtées que
La lourde porte en bois de la résidence Hopkins s’ouvrit lentement, et Henry Hopkins entra dans le vaste hall d’entrée. L’atmosphère semblait plus pesante que d’habitude. Arnold, son père, l'attendait déjà dans le grand salon, un fauteuil en cuir sombre lui servant de trône. La lumière tamisée des lustres créait une ambiance feutrée, mais derrière cette tranquillité apparente, il y avait une tension palpable.Arnold leva les yeux de son journal lorsqu’il aperçut Henry, une lueur de mécontentement traversant ses prunelles froides.- Henry, tu arrives enfin. Il semble que l’on ait des choses à discuter. Sa voix, aussi tranchante qu’un rasoir.Henry s’approcha, un mélange de résignation et de nervosité le rendant plus silencieux que d’habitude. Il s’assit en face de son père, évitant son regard. Arnold ne perdait jamais de temps.- Alors, qu’est-ce que je lis ici ? dit Arnold en brandissant l'article de presse. Ce petit garçon, Dave, ton fils, l’héritier de l’empire Hopkins, serait en tr
Le téléphone vibra dans la poche de Greg, une vibration persistante qui interrompit son travail. Il soupira en voyant le nom de Monica Hopkins apparaître sur l'écran. Monica n'était pas la personne à qui Greg avait envie de parler.Il hésita quelques secondes, puis décrocha.— Allô ? dit-il d’un ton neutre.Au bout du fil, une voix tremblante se fit entendre, presque fragile.— Greg... c’est Monica... J’ai besoin de te parler... C’est vraiment important.Greg se figea. Il n’aimait pas ce ton. Un mélange de désespoir et de manipulation, comme si elle cherchait à le faire culpabiliser.— Monica, franchement, je suis un peu occupé en ce moment. Il jeta un coup d'œil à l'horloge. Je ne peux pas vraiment...— Greg, je t’en supplie... Monica le coupa, sa voix devenant plus douce, plus implorante. Je sais que tu es occupé, mais... Je suis dans un état, et... je n’arrive pas à en parler avec Dave. J’ai besoin de ton avis, de ta... compréhension.Greg roula des yeux. Il n'était pas du genre à
Dave n’arrivait pas à se concentrer sur son travail. L’image de Kate, les yeux emplis de douleur lorsqu’il lui avait annoncé qu’ils devaient mettre de la distance entre eux, le hantait. Elle ne comprenait pas. Comment aurait-elle pu ?Les employés échangeaient des regards surpris lorsqu’il quitta le bureau à 10h00 du matin. Lui qui ne partait jamais avant 18h30. Les murmures allaient bon train.— Il se passe quelque chose ? — Monsieur Hopkins n’est jamais parti aussi tôt ! — Quelqu’un sait ce qu’il a ?Agacé, Dave fusilla du regard le groupe qui chuchotait et tonna :— Vous êtes là pour travailler, pas pour bavarder !Le silence retomba aussitôt. Sans un mot de plus, il se dirigea vers le parking. Son cœur rata un battement en apercevant l’Audi qu’il avait offerte à Kate. Elle était encore là.— Impossible… murmura-t-il.Si Kate l’avait laissée ici, cela voulait dire qu’elle était restée dans le bâtiment tout ce temps ? Ou pire… si quelque chose lui était arrivé ?Pris d’une angoisse
Kate s'assit dans la somptueuse audi, le visage ruisselant de larmes. Elle serra ses bras autour d'elle-même, cherchant un semblant de réconfort dans l'obscurité pesante qui régnait dans l'habitacle. Elle n'arrivait pas à comprendre. Pourquoi, soudainement, Dave voulait-il mettre de la distance entre eux ?« Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? » murmura-t-elle, sa voix brisée par les sanglots. « Pourquoi maintenant ? Pourquoi toujours de cette manière ? »Elle repensa à leur histoire, une valse incessante entre passion et abandon. Depuis le premier jour, Dave avait tout fait pour l'approcher. Il était entré dans sa vie avec une détermination déconcertante, ne reculant devant rien pour lui prouver qu'il voulait être à ses côtés. Pourtant, chaque fois qu'elle finissait par y croire, par s'abandonner à ce qu'elle ressentait, il disparaissait.La nuit qu'ils avaient passée ensemble dans la Ville C lui revint en mémoire, une nuit de passion intense où elle s'était sentie vivante comme jamais
Kate faisait les cent pas, son téléphone serré entre ses doigts. Elle n'aimait pas ce silence pesant. Dave lui avait dit qu'il devait lui parler, et depuis, il tournait autour du pot. Son cœur battait trop vite, la tension dans l'air devenait insoutenable.— Dave, parle, lâcha-t-elle enfin, à bout de patience. Qu'est-ce que tu dois me dire ?Dave était assis sur le bord du canapé, les coudes sur les genoux, le regard fuyant. Il semblait chercher ses mots, hésitant, presque coupable.— Ce matin… commença-t-il avant de s’interrompre, passant une main nerveuse dans ses cheveux.— Ce matin quoi ?! s’impatienta Kate.— Monica est allée au bureau de Redland. Pour te chercher.Un frisson lui parcourut l’échine. Elle croisa les bras, tentant de masquer l’inquiétude qui grandissait en elle.— Pourquoi ? Qu’est-ce qu’elle voulait ?— Rien de bon, Kate, je peux te l’assurer.Le ton grave de Dave ne lui disait rien qui vaille. Elle avait toujours su que Monica était instable, mais qu’elle aille j
Monica Greatwall fulminait en franchissant les portes de Redland. Sa fureur était palpable, et rien ni personne ne semblait pouvoir l'arrêter. Elle était venue affronter Kate. Sa silhouette imposante, perchée sur des talons vertigineux se dirigeait droit vers le bureau de Kate.— Où est-elle ? rugit-elle à la réceptionniste.Irène, l'assistante de Kate, s'interposa.— Mademoiselle Jensen n'est pas encore arrivée, je vous prierais de patienter.— Mensonge ! Vous pensez pouvoir me duper ? s'étrangla Monica. Je sais qu'elle est là, et je ne partirai pas avant de lui avoir parlé !Sans attendre une réponse, elle poussa violemment la porte du bureau de Kate et entra en trombe. Irène tenta de l'empêcher, en vain.— Mademoiselle, vous ne pouvez pas faire cela ! s'écria Irène avant d'appeler la sécurité.En quelques instants, deux agents robustes arrivèrent et encerclèrent Monica.— Sortez-la immédiatement, ordonna Irène.— Vous ne savez pas à qui vous avez affaire ! hurla Monica, se débattan