La nuit s'est passée en harmonie chez Léonard. Par contre, chez les Evans tout le monde avait de l'insomnie.Robert était triste et abattu en repensant aux paroles de sa fille. Il se sentait inutile d'être appelé père parce qu'il n'était même pas capable de protéger ses propres enfants.Dans les affaires, c'était un homme respecté et influent alors que la vie familiale était un désastre. Il n'avait pas le droit de faire quoi que ce soit à l'encontre de sa femme. Et en ce moment, il se sentait incapable de poursuivre l'affaire vu que sa femme soutenait le camp adverse et que la fortune de la famille Ramsay était loin comparée à celle de la famille Evans.Ruth quant à elle, elle sursautait à chaque fois que son téléphone emmetait un son. Martin Ramsay n'avait pas arrêté de la harceler et elle avait peur de ce qu'il pourrait faire si elle ne se soumettait pas à ses ordres. Boris aussi n'arrivait pas à dormir. Il a participé dans la majeure partie de la vie de Mira. Il s'assurait toujour
Après être informé par Steve que Ruth s'était rendue au commissariat, Léonard a appelé Samuel. " Tu en es où ?" " De quoi est-ce que tu parles ?" " De l'avocat de Monsieur Brayden, Ruth s'est déjà rendue au commissariat et je crois pas que l'avocat engagé par Boris sera pas en mesure de gérer cette situation." " Il est en route mais sache que monsieur Brayden n'est pas content du tout." " Je me moque de ses sentiments. Quand va-t-il atterrir ?" " Dans deux heures." " C'est trop loin. Ruth vient de se rendre à la police et je ne sais quoi faire pour l'en empêcher." " Je me demande comment tu arrives à oublier parfois tu étais le président du Diamond group." dit Samuel et il raccrocha. Mais comment n'y a-t-il pas pensé ? Il prit son téléphone et y mît sa carte masquée avant de lancer un appel. Ruth était avec le commissaire et elle voulait lui exposer son cas lorsque le téléphone du commissaire a sonné. En voyant le numéro, le commissaire se mit immédiatement deb
Mira a passé l'intégralité de la matinée dans sa chambre, tandis que Léonard restait également à l'étage, isolé dans son bureau. Valérie se retrouvait seule, effectuant des allers-retours entre sa chambre et le salon, et commençait à ressentir de l'ennui. " Nous sommes trois dans cette maison et je m'ennuie. L'une refuse de me parler, tandis que l'autre est absorbé par ses préoccupations. " Elle se dirigea alors vers la chambre de Mira. " Mira... Es-tu en train de dormir ? " demanda-t-elle en frappant doucement à la porte. . Mira n'arrivait pas à trouver le repos depuis cet incident. Chaque fois qu'elle tentait de fermer les yeux, la scène de cette nuit-là revenait à son esprit. En entendant la voix de Valérie, elle se leva et ouvrit la porte. " Je ne dormais pas. Tu peux entrer. " " Ça va ? Tu sembles très fatiguée, Mira. " " Ça ira, " répondit-elle en se remettant au lit. " Mira... N'hésite pas à me parler si quelque chose te préoccupe. Je sais que tu traverses d
Au cours de la soirée, Boris a convié Maître Levis, à qui il a demandé de lui faire un compte-rendu de sa rencontre avec sa mère. Cependant, ce dernier ne lui a révélé aucune information concernant ses appréhensions quant à l'éventuelle menace que sa mère pourrait représenter pour sa famille." Il est vrai que j'ai rencontré votre mère plus tôt dans la journée. Elle a tenté de me persuader de retirer la plainte, mais j'ai refusé sa proposition. "" Êtes-vous certain, Monsieur ? " " Je ne peux pas compromettre votre confiance, Monsieur Evans. J'ai décliné l'accord. "" Très bien, Maître, si vous le dites. Je pense que tout est en ordre pour demain et j’espère sincèrement obtenir un résultat favorable dans cette affaire ", confia Boris." Vous pouvez compter sur moi, Monsieur. Tout se déroulera comme prévu ", affirma Maître Lévis." Merci. "Après cette conversation, ils se séparèrent. Maître Lévis ressentait une certaine anxiété, conscient qu'il allait trahir leur confiance dans quelq
Après avoir récupéré les images des caméras de surveillance, Leonard s'est endormi aux premières heures du matin. Valérie, quant à elle, s'est réveillée pour préparer le petit-déjeuner. Après avoir dressé la table, elle s'est dirigée vers la chambre de Leonard et a frappé à la porte. N'obtenant aucune réponse, elle a attendu quelques minutes dans le silence avant d'ouvrir la porte, découvrant Leonard profondément endormi. Sur la table, divers dossiers étaient éparpillés, tandis queD'autres documents étaient soigneusement rangés dans une enveloppe. Les sourcils froncés, elle se demandait ce que Leonard avait bien pu faire toute la nuit. Ce n'était pas dans ses habitudes de dormir si tard, et de surcroît, il dormait profondément. Elle n'a pas souhaité être trop indiscrète en consultant les dossiers. Elle s'est approchée du lit et l'a réveillé en le tapotant délicatement. « Leonard, réveille-toi !À son ouverture des yeux, il remarqua Valérie à ses côtés. « Bonjour », dit-il en se redre
Le procès a débuté officiellement. Ruth, présente, s'est installée à l'arrière de la salle, observant la scène à distance. Elle a été profondément surprise de constater que ce n'était plus Maître Lévis qui représentait la défense. Son cœur battait la chamade, consciente que son calvaire venait de commencer. Les accusations portées contre Gaël concernaient des faits de viol et de trafic de drogue, comme l'ont confirmé les rapports médicaux. La confrontation entre Maître Donald et Maître Ravier était intense, et malgré les objections de Maître Ravier, Maître Donald s'est correctement acquitté de sa tâche en présentant l'ensemble des preuves disponibles. Maître Ravier était profondément impressionné par la vivacité et l'éloquence de Maître Donald, réalisant ainsi qu'il ne faut jamais sous-estimer un adversaire avant d'avoir atteint la victoire. Le témoignage de Léonard, renforcé par les images de la vidéosurveillance, a été d'une aide précieuse et, jusqu'à présent, les éléments sembla
Boris était plongé dans une profonde réflexion, fixant avec attention les photos que Léonard lui avait remises. Robert, quant à lui, semblait accablé, incertain de pouvoir un jour pardonner à sa femme. Alors que Boris réfléchissait, une question surgit dans son esprit : comment Léonard avait-il réussi à retrouver sa mère et à obtenir ces photos, alors qu'il ne disposait pas de ressources suffisantes pour cela ? « Comment Léonard a-t-il pu se procurer ces photos ? » finit-il par interroger son père. « Je ne sais pas non plus. » Boris a couru à toute vitesse pour rejoindre Léonard, qui s'apprêtait à monter dans la voiture de Mira. Il l'interpella. « Je voulais te poser une question, Léonard. » Robert les retrouva toujours perdu dans ses pensées et les tapota à l'épaule « Vas-y, je t'écoute. Qu'est-ce que tu souhaites savoir ? » répondit Léonard en fermant la porte de la voiture. « Je dois reconnaître que tu as brillamment réussi à sauver la caisse de Mira aujourd'hui, et ta bravou
Ce soir-là, Valérie ouvrit lentement les yeux et réalisa qu'elle était dans son lit. Elle se remémora alors les événements de la journée avec une légère confusion. « C'est lui qui se montre impassible, et c'est encore lui qui m'a délicatement portée jusqu'ici. » murmura-t-elle tout en se levant et se dirigeant vers la salle de bain pour se rafraîchir.Après avoir terminé sa routine de soins, Valérie quitta la pièce pour se rendre dans le salon. À son arrivée, elle trouva Léonard qui était en train de mettre la table pour le dîner et Mira était assise une l'une des chaises.« Bonsoir, Mira, j'espère que tu te sens mieux maintenant ? » demanda-t-elle en s'asseyant à ses côtés avec une expression préoccupée. « Oui, merci beaucoup, je vais bien, » répondit Mira d'une voix douce, affichant un léger sourire pour rassurer son amie. Léonard avait l'intention de lui servir son plat, mais Valérie l'en empêcha d'un geste de la main. « Je peux m'en charger toute seule, merci beaucoup, » ajout
La famille Zack était dans le salon, discutant tranquillement, quand Thierry reçut un appel inattendu. Il remarqua le numéro de Thomas, son ancien patron, affiché à l'écran. Il n'avait pas eu de nouvelles de lui depuis qu'il avait été licencié, et il n’aurait jamais imaginé recevoir un appel de sa part. Un sentiment de surprise et d'incertitude s'empara de lui. Hésitant un instant, il appuya sur le haut-parleur, permettant à toute la famille d’entendre la conversation.— Allô, Monsieur Thomas, dit Thierry d’une voix respectueuse, une lueur d'étonnement dans ses mots.— Bonjour Thierry, c’est Thomas, répondit la voix grave et calme de son ancien patron. Je tenais à m'excuser personnellement pour la façon dont les choses se sont déroulées. Je réalise maintenant que mon départ précipité t'a mis dans une position difficile, et je comprends que cela ait pu affecter ta famille, surtout avec la grossesse de ta femme. Je veux rectifier cela, si tu me le permets.La surprise de Thierry était é
Orissia se réveilla doucement, le son léger des rideaux tirés par la brise du matin effleurant ses oreilles. Elle se tourna, sentant la présence de Loyd près d'elle. Il était là, assis sur le bord du lit, un plateau de petit déjeuner dans les mains, son regard plein de tendresse.— Réveille-toi, ma chérie, le petit déjeuner est prêt, dit-il d'une voix douce, presque intime.Elle grogna légèrement, se redressant dans les couvertures, le regard encore un peu flou, mais elle prit tout de même le plateau qu'il lui tendait. Loyd avait l'air plus affectueux que d'habitude. Depuis quelques jours, il multipliait les attentions envers elle, prenant soin d’elle d’une manière qui lui paraissait presque excessive.— Ah, tu deviens de plus en plus amoureux ces derniers temps, lui dit-elle en baissant les yeux sur le plateau de fruits et de croissants soigneusement disposés.Loyd sourit en la voyant commencer à manger.— Je suis amoureux de toi et fou amoureux de toi, répondit-il, presque trop sinc
Depuis que sa mère, Solange, lui avait annoncé avec certitude la grossesse de Valérie, Thierry était rongé par un mélange amer de tristesse et de colère. Il ne comprenait pas pourquoi la vie s’acharnait contre lui. Pourquoi avait-il fallu qu’ils divorcent pour qu’elle tombe enceinte d’un autre homme ? Il l’aimait terriblement, du plus profond de son être. Était-ce donc cela, le destin ? L’obliger à se détacher d’elle uniquement pour qu’elle puisse concevoir un enfant ?Il serra les poings, une douleur sourde lui comprimant la poitrine. Il s’était battu pour elle, il avait espéré, prié même, mais en vain. Et maintenant, elle portait l’enfant d’un autre. Peut-être qu’il avait été trop impatient, ou peut-être que c’était tout simplement écrit ainsi…Thierry était plongé dans ses pensées lorsque Helena entra dans le salon. Elle s’arrêta un instant, l’observant attentivement. Il était assis sur le canapé, le regard perdu dans le vide, la mâchoire crispée. Elle savait qu’il était tourmenté.
Boris quitta précipitamment le bureau de son père, la rage bouillonnant en lui. Chaque pas résonnait dans les couloirs de l'entreprise, tandis qu'il luttait pour garder son calme. Il ne pouvait pas croire ce qu’il venait de vivre. Son père, Robert, l'avait humilié en confiant le projet crucial à Charles Moreau, un chef de département qu’il considérait comme bien inférieur. Boris se sentait trahi, rejeté comme un simple employé, alors qu'il était censé être celui qui hériterait un jour du pouvoir.Il arriva enfin dans le parking souterrain, l’air de plus en plus chargé de frustration. Il s’arrêta devant sa voiture, regarda le téléphone dans sa main, puis composa le numéro de Martin Ramsey, son vieil allié. Dès que le téléphone sonna, Boris prit une grande inspiration, tentant de calmer ses émotions avant de parler.« Martin… Tu ne vas pas y croire. Mon père vient de confier le projet avec l'entreprise américaine à Charles Moreau, ce type de département ! » dit Boris d’une voix tremblan
Le lendemain matin, Léonard se réveilla tôt, bien avant l’aube, comme s’il n’avait pas fermé l’œil de la nuit. La pluie battait contre les fenêtres de la maison, une mélodie douce et sombre. Il se leva silencieusement, évitant de réveiller Valérie, qui dormait profondément. Il enfila rapidement un manteau, attrapa son sac et partit sans un mot, sans un regard en arrière.De son côté, Valérie se réveilla plus tard, étonnée de ne pas voir son mari dans le lit. Il avait dû se lever très tôt, mais pourquoi ne lui avait-il pas dit au moins un mot ? C'était étrange, il n'avait même pas laissé un mot sur l'oreiller. Elle se leva, préoccupée, et se dirigea vers la chambre de Myra, espérant qu’elle aurait des nouvelles.« Mira, tu as vu Léonard ce matin ? » demanda Valérie, un peu nerveuse.Mira se frotta les yeux, encore à moitié endormie.« Non, je viens juste de me réveiller… »Le regard de Valérie s’assombrissait à mesure que les secondes passaient. L’absence de Léonard ce matin, son attit
Pendant ce temps, Samuel, Samira et Léonard marchaient calmement vers leur voiture. Samira serrait encore le certificat dans ses mains, toujours sous le choc de ce qu’elle venait de faire. Son cœur battait à tout rompre, et une tempête d’émotions la submergeait : soulagement, angoisse, excitation et crainte mêlés en un seul tourbillon. Elle savait que son père ne laisserait pas passer ça.Alors qu’ils atteignaient la voiture, des silhouettes imposantes se dressèrent soudain devant eux.Des hommes, en noir, bloquèrent leur passage.Samira tressaillit, son sang se glaçant instantanément. Son premier réflexe fut de se cacher derrière Samuel, s’agrippant à son bras comme si sa vie en dépendait.Samuel, impassible, leva lentement les yeux vers eux, son regard trahissant une pointe d’amusement face à leur arrogance.— Qu’est-ce que vous voulez ? demanda-t-il calmement.L’homme en tête, au visage fermé, s’avança d’un pas.— Mademoiselle Samira Maxime, nous avons l’ordre de vous embarquer imm
Les hommes de Maxime se mirent en route, suivant silencieusement la voiture de Samuel. Léonard, assis à l’arrière, scrutait les alentours avec attention. Il savait que quelqu'un les surveillait, son regard perçant ne pouvait se tromper.— Nous sommes suivis, annonça-t-il, sa voix ferme, mais calme.Samira se tendit instantanément, son cœur s'emballant. Elle tourna la tête vers Léonard, les yeux écarquillés, les mains crispées sur ses genoux.— Non, ce n’est pas possible… Ce sont les hommes de mon père, dit-elle d'une voix tremblante.Elle regarda dans le rétroviseur, repérant les véhicules noirs qui les suivaient, son visage se décomposant en un masque d'inquiétude. Les souvenirs de ses nombreuses confrontations avec ces hommes surgissaient dans son esprit. Elle les connaissait trop bien.Léonard observa sa panique avec une certaine compréhension, mais il ne laissa rien paraître.— Ne t’inquiète pas. Tant que je suis là, ils ne feront rien, assura-t-il d’une voix calme, mais avec auto
Samira était recroquevillée sur son lit, le regard perdu dans le vide. Son cœur battait violemment contre sa poitrine, la peur lui tordant le ventre.Depuis la veille, elle n’avait pas touché à son téléphone. Elle n’avait pas eu le courage de répondre aux appels incessants de Valérie. Elle savait que si elle décroche, son amie entendrait immédiatement son désespoir, et elle ne voulait pas l’inquiéter.Mais ce matin, tout bascula lorsqu’elle reçut ce message glaçant de son père :"Si tu ne viens pas de toi-même, j’enverrai mes hommes te chercher. Tu ne peux pas m’échapper."Son souffle se coupa. Elle savait qu’il ne plaisantait pas. Son père était un homme d’affaires redoutable, puissant, et surtout sans scrupules. Il n’avait jamais accepté qu’elle lui tienne tête, et cette fois encore, il comptait bien la forcer à se plier à ses exigences.Soudain, un bruit de klaxon retentit dehors.Elle sursauta et se précipita vers la fenêtre. Son cœur se mit à battre plus fort en voyant plusieurs
Dans son bureau luxueux, Léonard était plongé dans son travail. Les chiffres défilaient sur son écran, les contrats s’empilaient sur son bureau, mais son esprit restait concentré.Il n’était pas homme à se laisser distraire.Mais lorsqu’un de ses hommes l’appela, son intuition lui dicta que quelque chose n’allait pas.— Monsieur, vous devriez savoir…La voix de son agent était posée, mais il sentait la tension sous-jacente.Léonard se redressa dans son fauteuil en cuir.— Qu’est-ce qui se passe ?— Cela concerne Madame Valérie.Son regard s’assombrit instantanément.— Parle.— Elle a eu une confrontation avec Madame Solange au magasin. Les choses ont dégénéré.Léonard serra la mâchoire.— Dégénéré comment ?— Des insultes. Beaucoup d’humiliations. Et la foule a pris parti contre elle.Un silence pesant s’installa.Léonard ferma les yeux un instant, puis inspira profondément.Cette maudite femme…Il ouvrit lentement les paupières, son regard d’acier fixé sur le vide.— Merci.Il raccro