Le soir tombait et une mélancolie profonde enveloppait Elena, qui attendait avec impatience le retour de Thierry, son compagnon. Malgré les efforts de Ruth Evans pour lui remonter le moral, elle ressentait toujours ce poids sur sa conscience : elle n’était, à ce moment-là, que la maîtresse de Thierry. Ce statut, bien que temporaire, lui pesait terriblement.Lorsque, enfin, elle aperçut la silhouette familière de Thierry se dessiner à l’horizon, son cœur s’emballa. Elle se leva d’un bond, les larmes aux yeux, et se précipita dans ses bras en laissant échapper un torrent de pleures. Sa douleur était telle qu'elle ne pouvait plus contenir son émotion.Thierry, surpris par cette soudaine effusion, la serra contre lui, tentant de la rassurer malgré la confusion et l'inquiétude qui l'envahissaient. Il l’observait, désemparé et inquiet, cherchant à comprendre ce qui se tramait dans son esprit tourmenté.« Qu’est-ce qui se passe, ma chérie ? » lui demanda-t-il avec une tendresse urgente. « Es
Léonard finit sa conversation avec Mira et quitta la salle. La mère et le fils ont arrêté de parler lorsqu'ils l'ont vu sortir. Il ne les calcula pas et s'en alla." Je te jure qu'il m'énerve maman, comment peux-tu lui permettre de venir voir Mira ?"" Si ça ne tenait qu'à moi, j'allais le faire il y a longtemps mais à présent il est le seul qui donne de la force à Mira."" De quoi est-ce que tu parles maman ?"" Le médecin m'a dit que peu d'entre les filles ou femmes violées se rétablissent rapidement. La plus part d'entre elles font des dépressions et des troubles des personnalités. J'ai pensé à cette évidence lorsque je suis restée avec elle toute la journée d'hier. Elle n'avait rien mangé et elle ne voulait pas me parler mais lorsque Léonard est arrivé ce matin, elle a accourut dans ses bras et même son attitude a changé. Peut-être qu'elle se sens à l'aise en compagnie de Léonard que de la nôtre. Alors, le médecin a conseillé de la laisser en compagnie des gens qui l'a mettent à l
Après le départ de Robert, Valérie poussa un soupir de soulagement." Ton beau-père est tellement génial, j'avais pensé pendant un moment qu'il s'acharnerait contre toi... Si seulement cette sorcière était comme lui."" Moi aussi, je suis soulagée que toi. Ne perdons pas le temps, arrange les histoires en attendant le retour de Léonard."Samira se leva et commençait à arranger les choses qui étaient sur la petite table." D'où est venu ce sac ?" demanda Samira en voyant le petit sac sous la table." C'est moi qui l'avais pris lors de l'incident, Dieu merci que Léonard ait pris ça aussi. Là dedans se trouvent tous nos documents importants."En entendant qu'il y avait des documents importants, Samira ouvrit le sac et renversa tout sur la table. Si les documents de Léonard s'y trouvaient, elle était sûre qu'elle retrouverait quelques choses qui le lieraient à Samuel.Valérie était distraite et ne voyait pas ce que son amie faisait.En ouvrant les documents, Samira tombe sur l'un qui conc
Sortant tous de la demeure des Evans, ils se dirigèrent au commissariat attendant impatiemment l'arrivée de l'homme qui a appelé.Après une trentaine de minutes, Steve fît son apparition portant un masque sur son visage. Gaël était faible et presque conscient." Où l'avez-vous trouvé ? Et pourquoi est-il dans cet état ?" demanda le commissaire. " Je me promenais dans la forêt lorsque je l'ai aperçu et je me suis dit qu'il serait grand temps pour moi de me faire de l'argent, alors je l'ai endormi après un affrontement et je vous ai appelé." expliqua Steve" Si ce que vous dites est vrai, pourquoi tu as masqué ton visage ?"" Par mesure de sécurité officier, je ne veux pas que sa famille s'en prenne à moi lorsque qu'ils découvriront mon visage. Vous avez tant cherché le gamin et il est sous vos yeux, donnez-moi mon argent et je vous livrerai la marchandise."" Tu es si confiant de toi... Qu'est-ce que tu feras si nous ne te donnons pas ce que tu veux ?" demanda Boris un peu étonné par
Monsieur Mendez informa à Martin Ramsay qu'il s'agissait de la famille Evans. Martin voulait devenir fou en entendant cela. Quelle ironie du destin... De toutes les familles Gaël n'a vu que celle-là pour se créer des problèmes. Ça fait plus de quinze qu'il avait fait un pacte avec Ruth de ne jamais s'incruster dans sa famille et maintenant, c'est son fils bien aimé qui ramène le passé sur la table.Avec un cœur bien lourd, Martin prît son téléphone et appela Ruth.Quant à Ruth, elle était dans la torpeur depuis son retour et Mira ne faisait que l'observer.Lorsque son téléphone a sonné et qu'elle a vu qu'il s'agissait du numéro de Martin, elle se leva rapidement et quitta la salle.Mira était de plus en plus confuse, elle prit son téléphone et tapa un message qu'elle envoya à Léonard.Au fond du couloir, Ruth décrocha le téléphone en inspirant profondément." Martin..."" Ruth... Est-ce que tu vas bien ?" La voix de Martin était douce et hésitante." Je pense que je fais un cauchema
La famille Ramsay s'était mobilisée à coopérer avec les juges sur cette affaire. Une somme colossale et une fortune a été dépensée pour que Gaël soit sauvé. Tandis que la famille Evans comptait sur la justice.Ruth appela Boris à midi et décida de le convaincre de laisser tomber.Boris s'est préparé et a rejoint sa mère à l'hôpital." Salut maman... Est-ce tout va bien ici ?" salua Boris en ouvrant la porte." Boris... Heureusement que tu es là. Suis-moi s'il te plaît." dit Ruth soulagé en le voyant.Boris fronça les sourcils en voyant la mine se sa mère." Tu as pleuré maman ?"" Non mon fils pourquoi est-ce que je ferai cela ?.Mira était attentive et regardait sa mère.Ruth tira Boris par la main jusqu'à dehors, mais elle a oublié son téléphone sur la chaise.Elle se leva rapidement et prît le téléphone." Maman, qu'est-ce qui t'arrive ?" demande Boris toujours confus." Je veux qu'on parle de l'affaire de Mira... Vous devez retirer la plainte."" Tu délires, j'espère."" Je suis s
Ruth était confiante que Boris serait du même avis qu'elle parce qu'il l'a toujours été. Il était son seul espoir pour convaincre Robert de retirer la plainte contre les Ramsay.En ce moment, elle regrettait amèrement d'avoir connu Martin. Quelques années plus tôt, elle et Martin entretenaient une relation très étroite et secrète. Elle était la gosse de riche qui était tombée amoureuse d'un Martin fauché.Lorsque ses parents lui ont obligé de se marier avec Robert Evans pour la fusion de leurs entreprises, elle était réticente au début. Mais lorsqu'elle avait fait la rencontre de Robert et que ce dernier lui a fait savoir qu'il n'était pas aussi d'accord pour ce mariage, elle a consenti rapidement en sachant qu'elle verrait Martin quand elle voudra. Elle l'a embauché en tant que chauffeur personnel et il ne le conduisait que lorsque Robert était en voyage d'affaires. Elle ne voulait en aucun cas que ces se rencontrent et ça a marché.Pendant les voyages de Robert, Martin venait s'ins
Mira était assise dans sa voiture attendant l'arrivée de Léonard.Ce dernier avait reçu l'appel de sa sœur lorsque Valérie s'était déjà endormie. Ne voulant pas la déranger, il écrivit une note et la posa sur la lampe du chevet au cas où elle se réveillait.Il héla le taxi jusqu'au penthouse des Evans. Mira l'a repéré lorsqu'il se dirigeait vers l'ascenseur et courut vers loin en pleurant.Léonard était choqué en la voyant dans cet état." Que s'est-il passé ?"" Je te le dirai plus tard, mais avant cela, emmène-moi loin de ces monstres."" J'aimerais bien que tu viennes avec moi, mais il faut d'abord le consentement de ta mère."Il ne voulait surtout pas qu'elle lui manque encore du respect parce qu'il a pris sa fille sans son consentement.En entendant cela, Mira se détacha de lui." Cette femme ne mérite pas d'être appelée mère, elle n'est qu'une égoïste qui ne pense qu'à ses propres intérêts... Si toi aussi, tu ne veux pas de moi alors, je m'en irai loin de vous tous."Toute furie
La famille Zack était dans le salon, discutant tranquillement, quand Thierry reçut un appel inattendu. Il remarqua le numéro de Thomas, son ancien patron, affiché à l'écran. Il n'avait pas eu de nouvelles de lui depuis qu'il avait été licencié, et il n’aurait jamais imaginé recevoir un appel de sa part. Un sentiment de surprise et d'incertitude s'empara de lui. Hésitant un instant, il appuya sur le haut-parleur, permettant à toute la famille d’entendre la conversation.— Allô, Monsieur Thomas, dit Thierry d’une voix respectueuse, une lueur d'étonnement dans ses mots.— Bonjour Thierry, c’est Thomas, répondit la voix grave et calme de son ancien patron. Je tenais à m'excuser personnellement pour la façon dont les choses se sont déroulées. Je réalise maintenant que mon départ précipité t'a mis dans une position difficile, et je comprends que cela ait pu affecter ta famille, surtout avec la grossesse de ta femme. Je veux rectifier cela, si tu me le permets.La surprise de Thierry était é
Orissia se réveilla doucement, le son léger des rideaux tirés par la brise du matin effleurant ses oreilles. Elle se tourna, sentant la présence de Loyd près d'elle. Il était là, assis sur le bord du lit, un plateau de petit déjeuner dans les mains, son regard plein de tendresse.— Réveille-toi, ma chérie, le petit déjeuner est prêt, dit-il d'une voix douce, presque intime.Elle grogna légèrement, se redressant dans les couvertures, le regard encore un peu flou, mais elle prit tout de même le plateau qu'il lui tendait. Loyd avait l'air plus affectueux que d'habitude. Depuis quelques jours, il multipliait les attentions envers elle, prenant soin d’elle d’une manière qui lui paraissait presque excessive.— Ah, tu deviens de plus en plus amoureux ces derniers temps, lui dit-elle en baissant les yeux sur le plateau de fruits et de croissants soigneusement disposés.Loyd sourit en la voyant commencer à manger.— Je suis amoureux de toi et fou amoureux de toi, répondit-il, presque trop sinc
Depuis que sa mère, Solange, lui avait annoncé avec certitude la grossesse de Valérie, Thierry était rongé par un mélange amer de tristesse et de colère. Il ne comprenait pas pourquoi la vie s’acharnait contre lui. Pourquoi avait-il fallu qu’ils divorcent pour qu’elle tombe enceinte d’un autre homme ? Il l’aimait terriblement, du plus profond de son être. Était-ce donc cela, le destin ? L’obliger à se détacher d’elle uniquement pour qu’elle puisse concevoir un enfant ?Il serra les poings, une douleur sourde lui comprimant la poitrine. Il s’était battu pour elle, il avait espéré, prié même, mais en vain. Et maintenant, elle portait l’enfant d’un autre. Peut-être qu’il avait été trop impatient, ou peut-être que c’était tout simplement écrit ainsi…Thierry était plongé dans ses pensées lorsque Helena entra dans le salon. Elle s’arrêta un instant, l’observant attentivement. Il était assis sur le canapé, le regard perdu dans le vide, la mâchoire crispée. Elle savait qu’il était tourmenté.
Boris quitta précipitamment le bureau de son père, la rage bouillonnant en lui. Chaque pas résonnait dans les couloirs de l'entreprise, tandis qu'il luttait pour garder son calme. Il ne pouvait pas croire ce qu’il venait de vivre. Son père, Robert, l'avait humilié en confiant le projet crucial à Charles Moreau, un chef de département qu’il considérait comme bien inférieur. Boris se sentait trahi, rejeté comme un simple employé, alors qu'il était censé être celui qui hériterait un jour du pouvoir.Il arriva enfin dans le parking souterrain, l’air de plus en plus chargé de frustration. Il s’arrêta devant sa voiture, regarda le téléphone dans sa main, puis composa le numéro de Martin Ramsey, son vieil allié. Dès que le téléphone sonna, Boris prit une grande inspiration, tentant de calmer ses émotions avant de parler.« Martin… Tu ne vas pas y croire. Mon père vient de confier le projet avec l'entreprise américaine à Charles Moreau, ce type de département ! » dit Boris d’une voix tremblan
Le lendemain matin, Léonard se réveilla tôt, bien avant l’aube, comme s’il n’avait pas fermé l’œil de la nuit. La pluie battait contre les fenêtres de la maison, une mélodie douce et sombre. Il se leva silencieusement, évitant de réveiller Valérie, qui dormait profondément. Il enfila rapidement un manteau, attrapa son sac et partit sans un mot, sans un regard en arrière.De son côté, Valérie se réveilla plus tard, étonnée de ne pas voir son mari dans le lit. Il avait dû se lever très tôt, mais pourquoi ne lui avait-il pas dit au moins un mot ? C'était étrange, il n'avait même pas laissé un mot sur l'oreiller. Elle se leva, préoccupée, et se dirigea vers la chambre de Myra, espérant qu’elle aurait des nouvelles.« Mira, tu as vu Léonard ce matin ? » demanda Valérie, un peu nerveuse.Mira se frotta les yeux, encore à moitié endormie.« Non, je viens juste de me réveiller… »Le regard de Valérie s’assombrissait à mesure que les secondes passaient. L’absence de Léonard ce matin, son attit
Pendant ce temps, Samuel, Samira et Léonard marchaient calmement vers leur voiture. Samira serrait encore le certificat dans ses mains, toujours sous le choc de ce qu’elle venait de faire. Son cœur battait à tout rompre, et une tempête d’émotions la submergeait : soulagement, angoisse, excitation et crainte mêlés en un seul tourbillon. Elle savait que son père ne laisserait pas passer ça.Alors qu’ils atteignaient la voiture, des silhouettes imposantes se dressèrent soudain devant eux.Des hommes, en noir, bloquèrent leur passage.Samira tressaillit, son sang se glaçant instantanément. Son premier réflexe fut de se cacher derrière Samuel, s’agrippant à son bras comme si sa vie en dépendait.Samuel, impassible, leva lentement les yeux vers eux, son regard trahissant une pointe d’amusement face à leur arrogance.— Qu’est-ce que vous voulez ? demanda-t-il calmement.L’homme en tête, au visage fermé, s’avança d’un pas.— Mademoiselle Samira Maxime, nous avons l’ordre de vous embarquer imm
Les hommes de Maxime se mirent en route, suivant silencieusement la voiture de Samuel. Léonard, assis à l’arrière, scrutait les alentours avec attention. Il savait que quelqu'un les surveillait, son regard perçant ne pouvait se tromper.— Nous sommes suivis, annonça-t-il, sa voix ferme, mais calme.Samira se tendit instantanément, son cœur s'emballant. Elle tourna la tête vers Léonard, les yeux écarquillés, les mains crispées sur ses genoux.— Non, ce n’est pas possible… Ce sont les hommes de mon père, dit-elle d'une voix tremblante.Elle regarda dans le rétroviseur, repérant les véhicules noirs qui les suivaient, son visage se décomposant en un masque d'inquiétude. Les souvenirs de ses nombreuses confrontations avec ces hommes surgissaient dans son esprit. Elle les connaissait trop bien.Léonard observa sa panique avec une certaine compréhension, mais il ne laissa rien paraître.— Ne t’inquiète pas. Tant que je suis là, ils ne feront rien, assura-t-il d’une voix calme, mais avec auto
Samira était recroquevillée sur son lit, le regard perdu dans le vide. Son cœur battait violemment contre sa poitrine, la peur lui tordant le ventre.Depuis la veille, elle n’avait pas touché à son téléphone. Elle n’avait pas eu le courage de répondre aux appels incessants de Valérie. Elle savait que si elle décroche, son amie entendrait immédiatement son désespoir, et elle ne voulait pas l’inquiéter.Mais ce matin, tout bascula lorsqu’elle reçut ce message glaçant de son père :"Si tu ne viens pas de toi-même, j’enverrai mes hommes te chercher. Tu ne peux pas m’échapper."Son souffle se coupa. Elle savait qu’il ne plaisantait pas. Son père était un homme d’affaires redoutable, puissant, et surtout sans scrupules. Il n’avait jamais accepté qu’elle lui tienne tête, et cette fois encore, il comptait bien la forcer à se plier à ses exigences.Soudain, un bruit de klaxon retentit dehors.Elle sursauta et se précipita vers la fenêtre. Son cœur se mit à battre plus fort en voyant plusieurs
Dans son bureau luxueux, Léonard était plongé dans son travail. Les chiffres défilaient sur son écran, les contrats s’empilaient sur son bureau, mais son esprit restait concentré.Il n’était pas homme à se laisser distraire.Mais lorsqu’un de ses hommes l’appela, son intuition lui dicta que quelque chose n’allait pas.— Monsieur, vous devriez savoir…La voix de son agent était posée, mais il sentait la tension sous-jacente.Léonard se redressa dans son fauteuil en cuir.— Qu’est-ce qui se passe ?— Cela concerne Madame Valérie.Son regard s’assombrit instantanément.— Parle.— Elle a eu une confrontation avec Madame Solange au magasin. Les choses ont dégénéré.Léonard serra la mâchoire.— Dégénéré comment ?— Des insultes. Beaucoup d’humiliations. Et la foule a pris parti contre elle.Un silence pesant s’installa.Léonard ferma les yeux un instant, puis inspira profondément.Cette maudite femme…Il ouvrit lentement les paupières, son regard d’acier fixé sur le vide.— Merci.Il raccro