Après le dîner, Boris suivit sa mère dans sa chambre. Ruth, qui était en train de ranger quelques affaires, se tourna lorsqu’elle entendit les pas de son fils derrière elle.« Est-ce que tu as un problème, Boris ? » demanda-t-elle, sans vraiment le regarder, d’une voix légèrement tendue.Boris resta debout les yeux fixés sur sa mère.« J'étais avec Martin Ramsay hier. »Le visage de Ruth se figea brusquement. « Quoi ? » s’écria-t-elle, soudainement sur la défensive.« Maman, pourquoi tu t'étonnes ainsi ? Je t’ai dit que j’étais avec Martin Ramsay hier. Est-ce qu’il y a un problème ? » répondit Boris, un peu perplexe devant la réaction de sa mère.Ruth se tourna lentement vers lui, essayant de masquer son inquiétude. « Non, non, mon fils, assure-toi… » Elle s'approcha de lui, prenant sa main d'un geste rassurant, avant de le guider doucement pour qu’il s’assoit sur le lit à ses côtés. « Dis-moi, tu es toujours en contact avec Martin… Qu’est-ce qu’il t’a dit ? »Boris la fixa, légèrem
Dans son bureau, Loyd réfléchissait intensément à tout ce que Solange lui avait dit la veille. D'une part, il voyait qu'elle avait raison. Si Thierry était vraiment une mauvaise personne, alors Elena commencerait à se plaindre constamment. Cela risquait de perturber l'équilibre de leur situation, et Loyd n'aimait pas ça. Mais ce qui le préoccupait davantage, c'était l'implication de Léonard et Valérie. Il savait qu'il devait agir, mais il n'était pas encore sûr de la meilleure approche. Après quelques instants de réflexion, il prit une décision.Il se leva de son bureau et prit son téléphone. « Je veux que tu traques quelqu'un pour moi. Je veux lui donner une bonne leçon. Il raccrocha après avoir donné ses instructions.Quelques minutes plus tard, un homme robuste entra dans la pièce. Loyd lui tendit une photo de Valérie posée sur son bureau.« Tiens, celle-là. C'est la photo d'une femme que je veux que tu traites pour moi. Si nécessaire, rattrape-la. Je viendrai là trouver dans notr
À l'intérieur du bureau, les cris de Samira la paniquèrent les autres et ils sortirent immédiatement. Alors que l'homme de Loyd disparaissait dans la rue avec Valérie, Samira, encore à terre, hurla de douleur et de terreur. Elle essaya de se relever, mais la douleur de sa cheville la paralysait. Elle n'avait pas le temps de s'attarder sur sa blessure, son esprit était occupé par le sort de son amie.En voyant la scène, les autres employés dans le bureau se précipitèrent hors des pièces, choqués et effrayés. Victoria arriva en courant, son visage marqué par l'inquiétude. Elle s'approcha rapidement de Samira.« Que se passe-t-il ? Où est Valérie ? » demanda Victoria, sa voix tremblante d’angoisse.Samira, encore sous le choc, tremblait. « Cet homme-là l'a emmenée... je n'ai pas pu la défendre. Il m’a bousculée et je me suis foulé la cheville... » Elle haletait, les larmes aux yeux. « S'il vous plaît, faites quelque chose ! »Victoria se pencha vers elle, une expression de panique se li
Samuel arriva en même temps que l'ambulance et se dirigea vers Léonard.« Y a-t-il du nouveau ? Tu as alerté la police ? » demanda Léonard, l'air grave, son regard scrutant la scène.« Ils sont en route, mais avant cela, je voudrais voir les images de surveillance. Peut-être que les caméras ont capturé le visage du ravisseur. » expliqua Samuel, avec une lueur d'espoir dans la voix.« Oui, c'est une meilleure idée. Viens avec moi, il faut qu'on voie ça. » Léonard acquiesça, son ton durci par l'urgence.Les deux hommes se dirigèrent directement vers la salle de contrôle, où les images de surveillance étaient projetées sur les écrans. Léonard se concentra sur les images, cherchant désespérément un indice.« Voilà, c'est cette voiture. Samira m'a montré une photo d'elle. » Léonard désigna l'écran, son regard perçant fixé sur la voiture qui venait de capturer son attention.Ils continuèrent à scruter les images, observant minutieusement jusqu'à l'instant où l'enlèvement de Valérie eut lieu
Quelques minutes plus tard, une voiture passa près d'elle, et la conductrice entendit ses appels. Elle s'arrêta et descendit de son véhicule. Elle s'approcha rapidement de Valérie, qui était à genoux sur la route.« Madame, est-ce que vous allez bien ? » demanda la conductrice, inquiète.« Oui, je vais bien, madame. S'il vous plaît, aidez-moi à retirer mon bandeau et à délier mes mains. » supplia Valérie, sa voix remplie de détresse.« Est-ce que quelqu'un a voulu vous faire du mal ? »« Non, madame, je me porte très bien, personne n'a voulu me faire de mal, » balbutia Valérie en essayant de se relever.« Mais madame, il est clair que quelqu'un a essayé de vous faire du mal. Dites-moi, est-ce que je peux appeler la police ? » dit la dame, très inquiète.« Je vous ai dit de ne pas vous inquiéter. Si vous voulez m'aider, c'est mieux de me ramener en ville, madame. C'est tout. » La dame fronça les sourcils avant de reculer d'un pas, tout en regardant Valérie avec méfiance.« Est-ce que
Steve arrêta la voiture en plein milieu de la route, bloquant le passage. Il sortit rapidement, suivi de près par Léonard.« Je pense que c’est la voiture qui arrive juste ici », dit Steve à Léonard, tout en s’avançant vers le pont. « Restez derrière moi, je vais aller voir. »Arrivé à l’autre bout du pont, Steve s’arrêta en plein milieu de la route, prêt à intercepter la voiture qui arrivait.La bienfaitrice de Valérie roulait tranquillement. Mais en apercevant quelqu’un s’arrêter sur la route, elle ressentit un pincement au cœur. Un frisson de peur la traversa. Ce n’était pas un endroit où l’on s'arrêtait ainsi. Elle commença à paniquer, son cœur battant la chamade. Elle se demanda si c’était un piège, si c’était encore l’un de ses ravisseurs. Il en était de même pour Valérie.« J'ai peur. » prononça Valérie.« Prenez votre calme madame, je vais m'arrêter pour voir qui c'est. » Elle freina brusquement, et en baissant la vitre de la voiture, elle tendit la tête pour voir ce qui se
Léonard resta figé, choqué par la révélation. Le père d’Elena… Loyd. C’était difficile à croire. Il n’avait jamais imaginé que cet homme, qu’il connaissait vaguement, pourrait être capable de quelque chose d’aussi terrible.En voyant la fureur de Léonard, Valérie lui tint la main et essayait de le calmer.« Ne te mets pas en colère Léonard, il me n'a rien fais je t'assure. Il voulait me mettre en garde, Léonard. Il m’a dit que je devais laisser Elena et Thierry tranquilles. Il… il m’a menacée. Il a dit que je nuisais à sa fille, que je devais m’éloigner d’Elena et de Thierry. Il m’a dit qu’il ne voulait plus que je sois dans leur vie. Même toit tu n'osera plus jamais toucher à Thierry peu importe ce qu'il va dire. »Léonard serra les dents, un mélange de colère et d’incompréhension se mêlant en lui. « Et il t’a enlevée pour ça ? Je t'assure que s'il ose parler mal de toi la prochaine fois je lui briserai les côtes. »Valérie devenait furieuse.« Tu ne feras plus jamais ça Léonard, il
De l'autre côté de la ville, Léonard arriva enfin chez lui, accompagné de Valérie. Après un long trajet, la fatigue était évidente sur son visage. Valérie, encore sous le choc de ce qui s'était passé, semblait épuisée. Elle avait du mal à rester éveillée, mais elle était heureuse d'être enfin en sécurité.Lorsque la voiture s'arrêta devant la maison, Mira, qui attendait à l'extérieur, aperçut la voiture et s'empressa de sortir pour les accueillir. Elle se précipita vers eux, inquiète.« Est-ce que tout va bien, vous deux ? Valérie, pourquoi tu as l'air si pâle ? » demanda Mira, visiblement préoccupée en voyant l'état de Valérie.« Ta belle-sœur ne va pas bien, alors s'il te plaît, ne pose pas trop de questions devant maman. Elle ne veut pas l'inquiéter. » intervint Léonard.Valérie, qui semblait pâle et fatiguée, répondit faiblement :« Ah bon, Valérie ? Tu ne te sens pas bien. Est-ce que tu viens de l'hôpital ? »Valérie hocha la tête et répondit doucement :« Oui, je viens de l'hôpi
La famille Zack était dans le salon, discutant tranquillement, quand Thierry reçut un appel inattendu. Il remarqua le numéro de Thomas, son ancien patron, affiché à l'écran. Il n'avait pas eu de nouvelles de lui depuis qu'il avait été licencié, et il n’aurait jamais imaginé recevoir un appel de sa part. Un sentiment de surprise et d'incertitude s'empara de lui. Hésitant un instant, il appuya sur le haut-parleur, permettant à toute la famille d’entendre la conversation.— Allô, Monsieur Thomas, dit Thierry d’une voix respectueuse, une lueur d'étonnement dans ses mots.— Bonjour Thierry, c’est Thomas, répondit la voix grave et calme de son ancien patron. Je tenais à m'excuser personnellement pour la façon dont les choses se sont déroulées. Je réalise maintenant que mon départ précipité t'a mis dans une position difficile, et je comprends que cela ait pu affecter ta famille, surtout avec la grossesse de ta femme. Je veux rectifier cela, si tu me le permets.La surprise de Thierry était é
Orissia se réveilla doucement, le son léger des rideaux tirés par la brise du matin effleurant ses oreilles. Elle se tourna, sentant la présence de Loyd près d'elle. Il était là, assis sur le bord du lit, un plateau de petit déjeuner dans les mains, son regard plein de tendresse.— Réveille-toi, ma chérie, le petit déjeuner est prêt, dit-il d'une voix douce, presque intime.Elle grogna légèrement, se redressant dans les couvertures, le regard encore un peu flou, mais elle prit tout de même le plateau qu'il lui tendait. Loyd avait l'air plus affectueux que d'habitude. Depuis quelques jours, il multipliait les attentions envers elle, prenant soin d’elle d’une manière qui lui paraissait presque excessive.— Ah, tu deviens de plus en plus amoureux ces derniers temps, lui dit-elle en baissant les yeux sur le plateau de fruits et de croissants soigneusement disposés.Loyd sourit en la voyant commencer à manger.— Je suis amoureux de toi et fou amoureux de toi, répondit-il, presque trop sinc
Depuis que sa mère, Solange, lui avait annoncé avec certitude la grossesse de Valérie, Thierry était rongé par un mélange amer de tristesse et de colère. Il ne comprenait pas pourquoi la vie s’acharnait contre lui. Pourquoi avait-il fallu qu’ils divorcent pour qu’elle tombe enceinte d’un autre homme ? Il l’aimait terriblement, du plus profond de son être. Était-ce donc cela, le destin ? L’obliger à se détacher d’elle uniquement pour qu’elle puisse concevoir un enfant ?Il serra les poings, une douleur sourde lui comprimant la poitrine. Il s’était battu pour elle, il avait espéré, prié même, mais en vain. Et maintenant, elle portait l’enfant d’un autre. Peut-être qu’il avait été trop impatient, ou peut-être que c’était tout simplement écrit ainsi…Thierry était plongé dans ses pensées lorsque Helena entra dans le salon. Elle s’arrêta un instant, l’observant attentivement. Il était assis sur le canapé, le regard perdu dans le vide, la mâchoire crispée. Elle savait qu’il était tourmenté.
Boris quitta précipitamment le bureau de son père, la rage bouillonnant en lui. Chaque pas résonnait dans les couloirs de l'entreprise, tandis qu'il luttait pour garder son calme. Il ne pouvait pas croire ce qu’il venait de vivre. Son père, Robert, l'avait humilié en confiant le projet crucial à Charles Moreau, un chef de département qu’il considérait comme bien inférieur. Boris se sentait trahi, rejeté comme un simple employé, alors qu'il était censé être celui qui hériterait un jour du pouvoir.Il arriva enfin dans le parking souterrain, l’air de plus en plus chargé de frustration. Il s’arrêta devant sa voiture, regarda le téléphone dans sa main, puis composa le numéro de Martin Ramsey, son vieil allié. Dès que le téléphone sonna, Boris prit une grande inspiration, tentant de calmer ses émotions avant de parler.« Martin… Tu ne vas pas y croire. Mon père vient de confier le projet avec l'entreprise américaine à Charles Moreau, ce type de département ! » dit Boris d’une voix tremblan
Le lendemain matin, Léonard se réveilla tôt, bien avant l’aube, comme s’il n’avait pas fermé l’œil de la nuit. La pluie battait contre les fenêtres de la maison, une mélodie douce et sombre. Il se leva silencieusement, évitant de réveiller Valérie, qui dormait profondément. Il enfila rapidement un manteau, attrapa son sac et partit sans un mot, sans un regard en arrière.De son côté, Valérie se réveilla plus tard, étonnée de ne pas voir son mari dans le lit. Il avait dû se lever très tôt, mais pourquoi ne lui avait-il pas dit au moins un mot ? C'était étrange, il n'avait même pas laissé un mot sur l'oreiller. Elle se leva, préoccupée, et se dirigea vers la chambre de Myra, espérant qu’elle aurait des nouvelles.« Mira, tu as vu Léonard ce matin ? » demanda Valérie, un peu nerveuse.Mira se frotta les yeux, encore à moitié endormie.« Non, je viens juste de me réveiller… »Le regard de Valérie s’assombrissait à mesure que les secondes passaient. L’absence de Léonard ce matin, son attit
Pendant ce temps, Samuel, Samira et Léonard marchaient calmement vers leur voiture. Samira serrait encore le certificat dans ses mains, toujours sous le choc de ce qu’elle venait de faire. Son cœur battait à tout rompre, et une tempête d’émotions la submergeait : soulagement, angoisse, excitation et crainte mêlés en un seul tourbillon. Elle savait que son père ne laisserait pas passer ça.Alors qu’ils atteignaient la voiture, des silhouettes imposantes se dressèrent soudain devant eux.Des hommes, en noir, bloquèrent leur passage.Samira tressaillit, son sang se glaçant instantanément. Son premier réflexe fut de se cacher derrière Samuel, s’agrippant à son bras comme si sa vie en dépendait.Samuel, impassible, leva lentement les yeux vers eux, son regard trahissant une pointe d’amusement face à leur arrogance.— Qu’est-ce que vous voulez ? demanda-t-il calmement.L’homme en tête, au visage fermé, s’avança d’un pas.— Mademoiselle Samira Maxime, nous avons l’ordre de vous embarquer imm
Les hommes de Maxime se mirent en route, suivant silencieusement la voiture de Samuel. Léonard, assis à l’arrière, scrutait les alentours avec attention. Il savait que quelqu'un les surveillait, son regard perçant ne pouvait se tromper.— Nous sommes suivis, annonça-t-il, sa voix ferme, mais calme.Samira se tendit instantanément, son cœur s'emballant. Elle tourna la tête vers Léonard, les yeux écarquillés, les mains crispées sur ses genoux.— Non, ce n’est pas possible… Ce sont les hommes de mon père, dit-elle d'une voix tremblante.Elle regarda dans le rétroviseur, repérant les véhicules noirs qui les suivaient, son visage se décomposant en un masque d'inquiétude. Les souvenirs de ses nombreuses confrontations avec ces hommes surgissaient dans son esprit. Elle les connaissait trop bien.Léonard observa sa panique avec une certaine compréhension, mais il ne laissa rien paraître.— Ne t’inquiète pas. Tant que je suis là, ils ne feront rien, assura-t-il d’une voix calme, mais avec auto
Samira était recroquevillée sur son lit, le regard perdu dans le vide. Son cœur battait violemment contre sa poitrine, la peur lui tordant le ventre.Depuis la veille, elle n’avait pas touché à son téléphone. Elle n’avait pas eu le courage de répondre aux appels incessants de Valérie. Elle savait que si elle décroche, son amie entendrait immédiatement son désespoir, et elle ne voulait pas l’inquiéter.Mais ce matin, tout bascula lorsqu’elle reçut ce message glaçant de son père :"Si tu ne viens pas de toi-même, j’enverrai mes hommes te chercher. Tu ne peux pas m’échapper."Son souffle se coupa. Elle savait qu’il ne plaisantait pas. Son père était un homme d’affaires redoutable, puissant, et surtout sans scrupules. Il n’avait jamais accepté qu’elle lui tienne tête, et cette fois encore, il comptait bien la forcer à se plier à ses exigences.Soudain, un bruit de klaxon retentit dehors.Elle sursauta et se précipita vers la fenêtre. Son cœur se mit à battre plus fort en voyant plusieurs
Dans son bureau luxueux, Léonard était plongé dans son travail. Les chiffres défilaient sur son écran, les contrats s’empilaient sur son bureau, mais son esprit restait concentré.Il n’était pas homme à se laisser distraire.Mais lorsqu’un de ses hommes l’appela, son intuition lui dicta que quelque chose n’allait pas.— Monsieur, vous devriez savoir…La voix de son agent était posée, mais il sentait la tension sous-jacente.Léonard se redressa dans son fauteuil en cuir.— Qu’est-ce qui se passe ?— Cela concerne Madame Valérie.Son regard s’assombrit instantanément.— Parle.— Elle a eu une confrontation avec Madame Solange au magasin. Les choses ont dégénéré.Léonard serra la mâchoire.— Dégénéré comment ?— Des insultes. Beaucoup d’humiliations. Et la foule a pris parti contre elle.Un silence pesant s’installa.Léonard ferma les yeux un instant, puis inspira profondément.Cette maudite femme…Il ouvrit lentement les paupières, son regard d’acier fixé sur le vide.— Merci.Il raccro