SashaLe sol tremble sous nos pieds. Le bruit des griffes frappant le sol, des corps se déplaçant avec rapidité, fait écho dans la salle alors que l’intensité du combat éclate dans un éclat d’énergie pure. Mon cœur bat la chamade, chaque battement résonnant dans ma poitrine avec la violence d’un coup de marteau. Les murs autour de nous semblent se refermer, et l’air est chargé de tension, d’électricité, comme si l’issue de ce combat allait sceller nos destins à jamais.Adrian et Dante se battent côte à côte, leurs mouvements synchronisés, comme si leurs vies dépendaient d’une compréhension mutuelle parfaite. Lucas, lui, semble surgir de nulle part, sa présence fantomatique, traçant des lignes invisibles d'énergie vampirique dans l’air. Et moi, je reste là, prête à tout, à affronter ce qui doit l’être, à écraser ce qui se tient devant moi, ce monstre que j’ai un jour cru connaître.Tu n’auras jamais ce que tu veux, je crache à l’intention de l’homme qui se tient devant moi, tout en évi
SashaL’air est dense, oppressant, chaque respiration semble plus difficile que la précédente. Le silence qui suit l’éclat de lumière est lourd, comme un manteau de plomb posé sur nos épaules. La pièce est sombre, seulement éclairée par des éclats de lumière qui traversent les fissures du plafond. Je suis seule, ou du moins, je crois l’être. La brume noire, témoin de l’attaque de l’homme qui se trouve à présent en ruine, se dissipe lentement, mais l’ambiance ne s’éclaircit pas pour autant. Chaque centimètre de cette pièce semble avoir été marqué par la peur, l’agonie, les traces de l’affrontement. Et pourtant, c’est dans ce chaos que l'ultime épreuve doit se jouer.Je ferme les yeux un instant, sentant la magie dans l’air, celle des loups, celle des vampires. Des souvenirs d’autres vies, d’autres guerres, m’envahissent. Les murmures de mes ancêtres me parviennent, l’appel du sang, la chaleur de la lune. Ce n’est pas juste un combat physique, c’est un combat de volonté, de pouvoirs anc
SashaL’air est lourd, comme si le monde autour de moi avait perdu sa gravité. Tout semble se suspendre dans l'attente, figé dans une pause qui dure une éternité. Le silence, après la tempête, est écrasant. Les murs du bâtiment sont fissurés, le sol tremblant sous l’onde de choc laissée par notre combat. Mais plus rien ne bouge. Il n’y a plus de hurlements, plus de magie noire. Il n’y a plus que moi et le vide.Je reste là, à genoux, les mains posées sur le sol froid, mon corps fatigué, marbré de blessures. Ma respiration est haletante, chaque souffle m’arraché comme si j’avais couru un marathon. Mais au fond de moi, une étrange sensation naît. Ce n’est pas la victoire que je ressens, ni même la libération que j’aurais imaginée. C’est… un vide. Un vide qui se creuse lentement, engloutissant tout, chaque pensée, chaque émotion.Je ferme les yeux, tentant de comprendre ce qui se passe. Le combat est terminé. Mais il y a quelque chose qui manque. Quelque chose de fondamental.Sasha.La v
SashaLes jours suivants sont flous, marqués par des moments de calme après la tempête. Le monde semble avoir ralenti autour de nous, comme si le ciel lui-même retenait son souffle en attendant de voir si nous allions survivre à ce cataclysme. Mais, à chaque instant, une certitude s'impose en moi : cette guerre n’a pas seulement marqué la fin de la bataille. Elle a marqué un tournant dans nos vies.Je me trouve souvent à observer Adrian, parfois à le scruter dans l’ombre, cherchant à comprendre cette nouvelle dynamique entre nous. Avant, il y avait toujours eu de la tension, une fragilité palpable entre nos corps, entre nos âmes. Maintenant, il y a quelque chose de différent. Une sorte de compréhension tacite, comme si tout ce que nous avions traversé ensemble nous avait transformés. Nous ne nous disons rien de plus, mais nous savons. Nous savons que nous sommes différents.Je ferme les yeux un instant, posant ma main contre la vitre froide de la fenêtre. L’air de la nuit, frais et em
SashaLe matin arrive comme une promesse incertaine, brisant le silence de la nuit. Un rayon de lumière passe à travers les rideaux, caressant mon visage. Je m'étire lentement, les muscles encore endoloris par la bataille et les nuits sans sommeil. Il est tôt, beaucoup trop tôt pour être pleinement réveillée, mais l’inquiétude me pousse à ouvrir les yeux. Il y a quelque chose dans l’air, une vibration que je n’arrive pas à identifier.Je regarde Adrian, allongé à mes côtés, son souffle calme et régulier. Il semble paisible, mais je sais que cette paix est fragile. Il a tout perdu, et dans une certaine mesure, je crois que lui et moi, nous partageons cette même blessure. Les fantômes du passé nous poursuivent encore, mais ce matin, ils semblent plus distants, comme si l’aube apportait un semblant de répit.Je me redresse, silencieuse, évitant de le réveiller. Le silence de la maison est presque oppressant. J’enfile une robe légère et je me dirige vers la cuisine, mes pas résonnant douc
SashaL’air est lourd ce matin-là, comme si la chaleur de l’été s'était installée trop tôt, absorbant la moindre trace de fraîcheur. La maison est calme, presque trop calme. Adrian a disparu dans ses pensées, comme souvent ces derniers temps, et il y a quelque chose dans son attitude qui m'inquiète. Il ne me le dit pas, mais je sais qu'il porte un fardeau bien plus lourd qu’il ne veut l’admettre.Je suis assise dans le grand salon, les pieds nus contre le sol froid. La fenêtre est ouverte, mais la brise ne fait que jouer avec les rideaux sans apporter de réconfort. Je regarde les arbres dehors, les feuilles agitées par le vent, mais aucun des bruits habituels ne m’atteint. La ville semble figée dans un silence étrange, une sorte d’attente qui me fait frissonner.Je me lève soudainement, incapable de rester en place. La tension qui s’est accumulée au fil des jours me serre la poitrine. Je marche d’un pas rapide, les pensées se bousculant dans ma tête. Il y a des secrets, des mystères n
SashaLa nuit est tombée sans un bruit, comme si le monde lui-même retenait son souffle. La lune, pâle et distante, se dissimule derrière des nuages lourds, et l’air frais du soir s’élève lentement, effleurant ma peau. Je me tiens sur le balcon, observant la ville en contrebas, les lumières lointaines se dessinant dans l’obscurité. Il y a quelque chose d’étrange dans ce silence, comme si la nature elle-même savait que quelque chose de terrible se prépare.Adrian est à l’intérieur, dans l’ombre de la maison, perdu dans ses pensées comme il l’est souvent ces derniers jours. Je sais qu’il cache quelque chose, mais il refuse d’en parler. Ce fardeau qu’il porte est devenu aussi lourd qu’un poids invisible, une chose qui se cache derrière ses sourires et ses paroles rassurantes. Mais au fond, je le vois. Et je sais que ça le ronge.Je prends une profonde inspiration et ferme les yeux. L’air est frais, mais il ne me réconforte pas. Je pense à tout ce que nous avons traversé, à toutes les pro
SashaJe ne peux pas ignorer la vérité plus longtemps. Lucien a planté une graine de doute en moi, une graine qui germe lentement dans les recoins de mon esprit. Je sais qu'il a raison, mais cela ne change rien à la situation. Il n'y a pas de retour en arrière. Et la guerre est déjà là, à nos portes, prête à tout détruire sur son passage.Je me détourne du balcon et entre dans la maison, où l'ombre d'Adrian m'attend dans le salon. Il est là, assis sur le canapé, les coudes posés sur les genoux, l'air pensif. Ses yeux sombres me fixent sans un mot. Il sait que quelque chose ne va pas. Il a toujours cette capacité à lire en moi comme un livre ouvert, même lorsque je tente de dissimuler mes pensées.Sasha. Sa voix est douce, mais il y a cette tension palpable dans l'air. Tu as parlé à Lucien.Je ne réponds pas immédiatement, me contentant de croiser les bras, cherchant mes mots. La vérité est que je ne veux pas lui dire ce que j’ai appris, mais je sais que le secret ne pourra pas durer é
AdrienNous passâmes les heures suivantes à élaborer notre plan. Chaque détail comptait. Nous devions frapper juste, sans laisser le moindre espace à l’erreur.Quand l’aube commença à poindre, je me levai et étirai mes muscles fatigués.— On devrait dormir un peu.Sasha acquiesça.— Où est ta chambre ?Je la fixai un instant avant de désigner un couloir sur la droite.— Au bout du couloir. Mais tu peux prendre la chambre d’ami si tu veux.Elle ne répondit pas tout de suite. Ses prunelles sombres restèrent accrochées aux miennes.Puis, lentement, elle s’approcha.— Je préfère dormir près de mon allié.Un frisson d’excitation parcourut mon échine.— Très bien.Nous nous dirigâmes vers ma chambre, où une tension invisible flottait entre nous. Il n’était plus seulement question de guerre.Il était question de nous.Et cette nuit, avant d’affronter Dante, nous allions explorer cette frontière qui nous séparait encore.SashaLe silence du manoir était presque oppressant. Un luxe austère, un
SashaL’odeur du sang me collait à la peau, plus forte encore que l’adrénaline qui martelait mon cœur.L’entrepôt n’était plus qu’un champ de cadavres. Adrian et moi avions avancé sans relâche, fauchant tout sur notre passage.Je me tenais au milieu du carnage, mes mains tremblantes, non pas de peur, mais d’une rage froide et maîtrisée. Dante allait comprendre que je n’étais plus une louve qu’il pouvait dompter.Adrian s’approcha, essuyant la lame de son couteau sur le pantalon d’un des hommes morts à ses pieds.— On doit partir.Je hochai la tête.Nous avions fait ce que nous étions venus faire. Maintenant, il fallait disparaître avant que Dante ne puisse riposter.Mais alors que nous tournions les talons, un son retentit derrière nous. Un gémissement.Mon regard tomba sur un des hommes encore en vie, rampant dans son propre sang. Ses lèvres tremblaient, sa main tendue vers un pistolet qu’il n’atteindrait jamais.Il haletait, son souffle saccadé.— Pitié… murmura-t-il.Je m’agenouill
SashaLe silence qui suivit le départ de Dante était plus assourdissant que les tirs qui avaient résonné quelques instants plus tôt. Mon cœur battait encore à un rythme effréné, mes muscles tendus par l’adrénaline. J’avais envie de hurler, de courir après ce fils de chien et de lui arracher la gorge, mais Adrian m’attrapa le bras avant que je ne fasse quoi que ce soit d’idiot.— Ne joue pas son jeu, Sasha.Sa voix était rauque, marquée par la douleur. La blessure à son épaule saignait abondamment, et malgré son air impassible, je sentais qu’il souffrait.— Laisse-moi voir ça, murmurai-je.Il grogna mais ne recula pas lorsque je déchirai un morceau de ma chemise pour bander la plaie. Le contact de ma peau contre la sienne m’électrisa. Son sang, si riche et puissant, appelait mon loup d’une manière dérangeante.— On doit bouger, dit-il en serrant les dents.Je hochai la tête, mes sens en alerte. On n’était pas en sécurité ici. Dante ne nous avait pas simplement tendu un piège, il avait
Sasha— Et alors ? Tu veux qu’on attende qu’il frappe le premier ?— Non. Je veux être certain que, quand on frappera, ce sera définitif.Mon sang bouillonnait. L’attente me rongeait les nerfs.— Alors on le pousse à faire une erreur.Adrian esquissa un sourire en coin, sa main froide venant effleurer ma nuque.— J’aime ta manière de penser.DanteDepuis mon bureau, j’observais les écrans de surveillance d’un air pensif.— Ils bougent.Enzo, appuyé contre le mur, haussa un sourcil.— Comme prévu ?— Presque.Je tournai légèrement la tête vers lui.— Sasha est prévisible quand elle est en colère. Et Adrian veut la protéger, il va donc la suivre.Je me levai et pris mon manteau en cuir noir.— C’est le moment de leur donner un os à ronger.Enzo me suivit tandis que nous sortions du bâtiment.— Où va-t-on ?— Au port. Ils vont s’y rendre en pensant avoir trouvé une faille dans mon plan.Je souris lentement.— Mais c’est moi qui ai creusé cette faille pour eux.AdrianNous étions en embus
DanteDanteJe n’étais pas dupe.Sasha et Adrian pensaient me manipuler, mais ils oubliaient une règle fondamentale : personne ne trompait Dante Moretti.Grâce à Elias, j’avais pu voir au-delà des apparences. Les messages qu’il transmettait aux Enfants de la Nuit n’étaient pas aussi innocents qu’ils en avaient l’air.— Ils ont créé une mise en scène, dis-je en jouant distraitement avec mon couteau de chasse. Ils veulent me pousser à croire que l’alliance est réelle, me forcer à réagir de manière impulsive.— Qu’est-ce que tu comptes faire ? demanda Enzo, son regard brillant d’excitation.Je lui lançai un sourire en coin.— Les prendre à leur propre jeu.Je me levai, posant mon couteau sur la table avec un clac sonore.— Prépare une rencontre avec Elias. Je veux voir ce qu’il sait vraiment.La RencontreLe lieu était choisi avec soin : un ancien entrepôt abandonné à la périphérie de la ville, loin des regards indiscrets.Elias était déjà là, nerveux. Il sursauta en me voyant arriver, e
DanteL’information m’est parvenue plus vite que je ne l’aurais cru.Une alliance entre Sasha, Adrian et les Enfants de la Nuit ?Je serrai le verre de whisky entre mes doigts, observant le liquide ambré tournoyer sous la lumière tamisée du club privé où je me trouvais. Tout en moi hurlait que quelque chose clochait.— Patron, on a eu confirmation.C’était Enzo, l’un de mes informateurs les plus fiables. Il s’installa en face de moi, visiblement nerveux.— Trois sources différentes affirment que Morvan et Vassili ont conclu un pacte secret avec les Enfants de la Nuit. Ils auraient négocié une protection mutuelle.Je levai lentement mon regard vers lui.— Et tu y crois ?Il déglutit.— Je… Je sais que c’est improbable, mais… ça circule partout.Je laissai un sourire lent se dessiner sur mes lèvres.— Tu es encore trop naïf, Enzo. Ce n’est pas parce qu’une rumeur court qu’elle est vraie.Je portai mon verre à mes lèvres et bus une gorgée avant de reposer le cristal sur la table avec un
AdrianLe vent chargé d’humidité balayait la cour du manoir Moretti, portant avec lui une odeur métallique et âcre. L’odeur de la guerre imminente. Je fixai Marco, cherchant à discerner ce qu’il nous cachait encore.Dante ne voulait pas empêcher la guerre. Il voulait en être l’architecte.— Pourquoi ? demandai-je d’une voix basse et tranchante. Pourquoi Dante veut-il influencer l’issue de ce conflit ?Marco hésita. Puis, avec un soupir résigné, il laissa tomber :— Parce qu’il sait que peu importe qui gagne, le monde ne sera plus jamais le même.Sasha croisa les bras, le regard perçant.— Et ça ne répond toujours pas à ma question. Qui soutient-il ?Marco nous observa, l’air plus tendu que jamais.— Il ne soutient ni les loups, ni les vampires. Il soutient le pouvoir.Un silence glaçant s’abattit sur nous.— Il veut être du côté du vainqueur, soufflai-je.— Exactement, confirma Marco. Et pour ça, il doit s’assurer que les bonnes pièces restent en jeu… et que les mauvaises disparaissen
SashaPuis il disparut dans la brume aussi soudainement qu’il était apparu. L’atmosphère autour de nous se chargea de lourds présages. La prophétie n’était plus un simple murmure, c'était devenu un cri d’alarme.Adrian se tourna vers moi, son regard empreint de rage mais aussi de détermination. Il n'y avait pas de retour possible. Ce que nous avions commencé, il fallait maintenant le terminer.Nous allons leur montrer ce qu’est la véritable guerre, dit-il, chaque mot lourd de promesses de destruction et de revanche. Et cette prophétie, elle finira par être brisée.Le silence qui suivit le départ de Célian était aussi oppressant qu’un cauchemar dont on ne pouvait se réveiller. Adrian restait immobile, le regard perdu dans la brume qui continuait de danser autour de nous, comme un voile funeste annonçant la tempête.Je savais qu’il réfléchissait, qu’il calculait chaque option, chaque issue possible. Mais moi, je ne pouvais plus attendre. L’adrénaline bouillonnait dans mes veines, alimen
SashaJe ne savais pas si c'était la tension qui pesait sur nous ou la certitude d’avoir été manipulée depuis le début, mais chaque muscle de mon corps était tendu. Les mots de Dante résonnaient comme un écho sans fin dans mon esprit. Une prophétie. Une guerre. Le destin qui semblait avoir déjà décidé de notre sort, malgré nos efforts pour le contrer.Adrian marchait à mes côtés, son regard sombre, empreint d’une profonde réflexion. Il n’avait pas dit un mot depuis notre rencontre avec Dante. Il savait que nous avions franchi une étape où les choses ne seraient plus jamais les mêmes.Que faisons-nous maintenant ? demandai-je, mes yeux cherchant à capter les siens. La question était aussi simple que complexe. Dante avait semé le doute, mais il n’avait pas encore révélé tout ce qu’il savait.Il s’arrêta enfin, et je vis la colère passer brièvement dans ses yeux avant qu’il ne la cache sous un masque d’indifférence. Il inspira profondément.Nous ne pouvons pas nous laisser définir par ce