Hier soir, Tiffany avait attendu Gabriel très tard dans la nuit pour lui dire qu'ils devraient faire des courses le samedi matin. Tiffany avait téléphoné à Mme Lola et avait appris qu’il y aurait plus d'une vingtaine de personnes qui viendraient prendre le repas aujourd’hui, tous les petits frères de Gabriel viendraient également.D’après Mme Lola, Gabriel et Tiffany s’étaient déjà mariés, cette dernière était devenue la belle-fille de la famille Larousse, elle devait se rencontrer avec toutes les familles de la famille Larousse, les aînés ainsi que les frères de Gabriel. Les petits frères de Gabriel devaient voir leur belle-sœur de crainte qu’ils ne la reconnaissent pas une fois qu’ils se sont rencontrés dans la rue.Il fallait acheter beaucoup de choses aujourd’hui. Elle ne serait pas capable de rapporter toutes les choses si elle y allait toute seule. Donc, elle avait besoin de Gabriel, il pouvait conduire une voiture et transporter tout ce qu’elle aurait acheté.Ce jour-là, Gabriel
Ils sont retournés à la maison après avoir fait des courses au marché pendant deux heures. Gabriel s’habituait à sortir en voiture. Bien qu’il fasse du sport en temps ordinaire, par exemple, il faisait de la boxe, il était très fatigué d'accompagner Tiffany à faire des courses au marché, en plus, il était obligé de porter toutes les choses.Il aurait préféré traiter des dossiers et participer à une réunion plutôt que de parcourir les magasins avec une femme.Quand la voiture s'est garée, Tiffany a reçu l’appel de Madame Lola avant qu’elle ne soit descendue de la voiture.« Tiffany, vous êtes à la maison ? Nous sommes en bas. »Tiffany a dit en riant : « Grand-mère, nous venons de retourner du marché. Vous attendez un peu, nous allons arriver bientôt. »« Vous êtes allés au marché ? »Madame Lola était très contente d'entendre ce que Tiffany avait dit. Son petit-fils aîné qui était fier et froid s’est humilié en accompagnant Tiffany à faire des achats au marché.Il faisait semblant d'êt
Ils ne pouvaient pas imaginer la scène que Yves avait décrite, comme c’était ridicule !« Vous retenez bien ceci. Nous ne pouvons pas révéler nos vraies identités, Tiffany ne les sait pas. David, tu dois dire que Hélène et toi n’avez pas de pension de retraite et que vous gagnez de l'argent en cultivant des légumes et des fleurs. »« C’est déjà entendu, dès maintenant, vous ne l’oubliez pas. Si Tiffany sait la vérité, vous aurez affaire à Gabriel, à ce moment-là, vous ne me demanderez pas d’aide. »Madame Lola a pensé que son petit-fils avait bien fait, elle l'avait donc aidé avec beaucoup d’efforts pour qu’il puisse faire semblant d'être pauvre.Elle était convaincue que Tiffany était une bonne fille et que Tiffany n’était pas avide d'argent. Madame Lola avait de l’expérience, elle s’excellait à juger une personne.« Nous le savons. »Tout le monde a répondu à voix basse. Tiffany leur était familière, après tout, elle avait sauvé Madame Lola. C'était le fils et la belle-fille de Madam
Yves était jovial et avait beaucoup bavardé avec Tiffany. Il avait vu de ses propres yeux la scène où son grand frère avait porté beaucoup de choses comme un porteur et considérait Tiffany comme sa protectrice, il était convaincu que sa belle-sœur pourrait le protéger à l’avenir.Charlotte et Raphaël sont arrivés avec leur fils André un peu plus tard que la famille Larousse. Raphaël savait que sa femme devait indemniser d’une grande perte, car elle avait rayé une voiture de luxe. Et le propriétaire ne lui avait demandé que neuf mille euros parce qu'il connaissait Gabriel. C’était pour cela que Raphaël ne pouvait pas sous-estimer son beau-frère. Il n’avait pas prêté attention à cette rencontre entre les deux familles, mais il avait changé complètement son attitude après avoir su que Gabriel avait un aspect plus imposant que le patron de Raphaël. Ce qui avait rendu Raphaël un peu craintif, il pensait que Gabriel n’était pas un homme ordinaire.« Monsieur Larousse. » Raphaël a tendu la ma
Franchement, Gabriel n’aimait pas avoir affaire à Raphaël. Non seulement parce qu’il le détestait, mais aussi à cause de son attitude envers sa femme Charlotte.Quand André avait soif, évidemment il y avait de l'eau dans la bouteille placée sur la table basse devant lui, mais au lieu de la donner à son fils, il a insisté pour demander à Charlotte de le faire.Aujourd’hui, c’était la première fois qu’ils se voyaient. Selon Gabriel, son beau-frère n’a pas pris sa femme au sérieux chez lui et a estimé qu'il était très facile pour Charlotte de s’occuper de son bébé à la maison.La tradition familiale et les préceptes ancestraux de la famille Larousse ont fait que Gabriel n’aimait pas du tout ceux qui manquaient de respect à leur femme.Comme ils s’étaient mariés après la première rencontre, il n’y avait pas d’amour entre eux, mais en tant que mari, il donnait toujours du respect àTiffany tout le temps.En entendant ce qu’il a dit, Tiffany a souri en disan : « Puisque vous n’avez rien à lui
« Gabriel, laisse-moi faire », a dit Tiffany.Tiffany lui a fait signe de partir.Après un moment, il a reculé et lui a donné son tablier.Mais il n’est pas sorti, il s'est juste tenu à l'écart en regardant Tiffany le faire, puis il a dit : « La prochaine fois, nous irons à l'hôtel pour le dîner, ça facilitera la tâche. »« D’accord.»Tiffany était d’accord avec lui. Aujourd’hui, c'était la rencontre des parents des deux familles, elle devait donc faire ses preuves devant eux.« Qu'est-ce que ma grand-mère t'a dit ? » a demandé soudainement Gabriel.Tiffany s’est arrêtée et l’a regardé.Gabriel la regardait également. Il a saisi une petite taquinerie dans ses yeux et l'a entendu dire : « Grand-mère m'a demandé si nous dormions dans la même chambre. Elle a dit que nous nous étions déjà mariés. Je devrais être audacieuse, prendre l'initiative de te renverser, te déshabiller et coucher avec toi ! »Gabriel était silencieux....C'était ce que sa grand-mère lui avait dit.«Grand-mère a auss
Malheureusement, ils n’avaient pas de bonnes relations ! Quoi qu'il en soit, ils vivaient ensemble comme des colocataires, même s’il était toujours fâché contre elle, tant qu’il ne la chassait pas, elle s’en fichait.Après avoir fait la vaisselle, elle s’est mise à nettoyer la cuisine et les autres pièces de la maison. Après avoir fait tout cela, elle s’est assise sur la balançoire qu'elle avait achetée et mise sur le balcon. Elle se balançait dans la brise fraîche de la nuit et se sentait très à l'aise.À ce moment-là, Tiffany pensait que son balcon était comme un petit jardin. En regardant les fleurs et les plantes gratifiantes, elle s'est à nouveau émerveillée de la puissance de Gabriel !Des pas réguliers ont retenti, marchant vers le balcon.Aussitôt, Gabriel est apparu sur le balcon. En voyant Tiffany se balancer confortablement sur la balançoire, il s'est encore plus tendu.Il s'est approché et lui a tendu deux feuilles de papier.« C’est quoi ça ? » a demandé curieusement Tiff
Tiffany a pris le stylo, s’est levée, s’est dirigée vers la balustrade du balcon et a signé son nom sur cet accord.Gabriel a apporté le tampon encreur pour que Tiffany fasse une empreinte de doigt.Il y avait deux copies de l'accord, ils en ont respectivement gardé un.Tiffany a plié nonchalamment l'accord et l'a fourré dans sa poche.En voyant son air désinvolte, Gabriel s’est soudainement senti triste, mais il ne pouvait rien dire. Après tout, c'était l'accord qu'il avait écrit, et la plupart des exigences de l'accord étaient destinées à Tiffany. Elle n’y a rien ajouté.« Tu as travaillé toute la journée, repose-toi », a ajouté Gabriel.« Toi aussi », a dit Tiffany en souriant, « J’aimerais m’asseoir ici un moment en admirant les fleurs. J'ai toujours eu un rêve, c’était d'avoir un grand balcon comme un petit jardin, et maintenant c'est devenu réalité. En le voyant, je suis remplie de joie ! »Elle s'en fichait de cet accord.Elle n'avait vraiment pas d’intentions en l'épousant. C'é
Gabriel ne savait pas que son travail acharné avait tant bouleversé toute l'entreprise. Après sept jours de calme, lundi suivant, au début de la nouvelle semaine, il a demandé à Tiffany de le rencontrer.Après une semaine de repos, la blessure à la main de Tiffany s'était beaucoup améliorée, au moins cela ne l'empêchait plus de conduire.Gabriel avait donné rendez-vous à Tiffany dans la suite présidentielle au dernier étage de l'Hôtel de la cité W.Tiffany était accompagnée d'André.Le petit garçon était avec elle ce jour-là, la boutique de sa sœur était sur le point d'être rénovée, et elle était très occupée ces derniers jours. Sa sœur n'avait pas le temps de s'occuper d'André, c'était pourquoi elle lui avait confié le petit.« Madame Larousse», Arsène et ses collègues, debout à l'entrée de l'hôtel, attendaient Tiffany. Lorsqu'ils l'ont vue descendre de la voiture avec André dans les bras, Arsène s'est avancé respectueusement et l'a saluée.« Où est votre grand maître ? » a-t-elle dem
Stéphane a ri et a dit : « Alors je dois redoubler d'efforts pour obtenir rapidement le cadeau que tante Cécile a préparée pour moi. »« J'ai entendu dire que votre famille est la meilleure pour partager des potins ? » a demandé M. Grolleau.Stéphane a répondu : «... Oui, c'est assez fort, oncle aime écouter des potins ? »Avec tout le sérieux du monde, M. Grolleau a déclaré : « Je ne suis plus jeune, qu'est-ce que je cherche des potins ? Mais bon, quand je m'ennuie, tu peux m'en parler, ça ne fait pas de mal. »Mme Grolleau a taquiné son mari en disant : « Chloé lui ressemble beaucoup. »Chloé était friande de potins, tout comme son père.Stéphane était exactement ce type de personne.On disait bien qu’il n’y avait pas de famille sans ressemblance.Chloé, craignant que ses parents ne parlent mal d'elle en son absence, avait même choisi des vêtements pendant toute la matinée sans se décider, a très rapidement pris sa décision.Elle s'est changée à la hâte, a attrapé son téléphone et a
En voyant Stéphane, les deux chiens ont cessé d'aboyer et ont même commencé à remuer la queue joyeusement. Comme Stéphane venait souvent, bien qu'il prétendît venir voir Rémi, il ne savait pas que la mère de Rémi pensait qu'il était intéressé par Rémi. Ainsi, il avait fini par se familiariser avec les deux chiens.C'était Rémi qui est venu ouvrir la porte. « Tu n'es pas venu pour moi, n'est-ce pas ? » a-t-il demandé. Stéphane a répondu en souriant : « Je suis venu pour ta sœur, pas pour toi. » Rémi a également souri. « Je viens de l'apprendre hier que ma mère pensait que tu m'aimais. Ha ha, c'est tellement drôle ! » « Je n'aurais jamais imaginé que Cécile pourrait mal comprendre », a dit Stéphane. « C'est parce que chaque fois que tu venais, tu disais que tu venais me voir. Alors ma sœur est encore en train de se changer à l'étage. Elle dit qu'elle se fiche que tu viennes ou non, mais en réalité, dès qu'elle s'est levée, elle a commencé à choisir ses vêtements. Les femmes, elles
Cela signifiait que si elle ne pouvait pas s'intégrer dans son cercle, ils divorceraient et chacun retrouverait sa liberté.Le mariage devrait-il absolument être établi entre deux égaux ?Gabriel, lui et sa famille ne l'ont jamais méprisée, pourquoi s’est-elle mise autant de pression, se souciant de ce que les autres diraient d'elle ?S’il disait qu'il n'y avait pas de différence entre eux, il n'y en aurait pas !Il avait le dernier mot !« Si tu ne te souviens pas, alors rien ne s'est passé. Oh, il y a quand même une phrase que tu as dite toute la nuit, ‘Tiffany, je n'ai pas besoin de toi’, est-ce que tu as révélé tes vraies pensées ? Demain, tu devrais aller le dire à Tiffany. À quoi ça sert de fanfaronner devant nous ? »Gabriel a baissé la tête, l'air amer : « Grand-mère, Tiff m'a dit beaucoup de choses, disant qu'elle ne voulait pas être un canari que je nourris, disant qu'elle voulait être une femme qui marche à mes côtés. »« Elle a dit qu'elle voulait avoir des sujets de conver
Gabriel avait le visage si sombre qu'on ne pouvait le décrire. Cependant, il n'a pas osé s'approcher davantage, craignant d'être frappé par sa grand-mère avec sa canne. Il se souvenait encore de ses moqueries et lui a répondu froidement : « Grand-mère, je n'ai jamais dit ‘je n'ai pas besoin de Tiffany’. » Comment aurait-il pu dire une telle chose ? Il avait besoin de Tiffany, personne d'autre !« Vraiment, tu n'as jamais dit ça ? »Soudain, Gabriel a perdu sans voix, et après un moment, il a admis : « J'ai dit ça dans un rêve... Grand-mère, comment le savez-vous ? » Peut-être n'était-ce pas un rêve. Peut-être s'était-il disputé trop violemment avec Tiffany, et dans un moment de colère, il avait dit cette phrase, tout en voulant enflammer leur passion...« Grand-mère, ai-je... ai-je fait quelque chose à Tiffany après avoir bu ? »Si, dans un état d'ébriété, il avait forcé Tiffany...Mon Dieu ! Gabriel n'osait même pas imaginer les conséquences.L’alcool pouvait causer tant de torts
Qu’allait-il arriver à Gabriel ?Après s'être endormi ivre, il a rêvé.Dans son rêve, lui et Tiffany se sont disputés violemment, et il a crié sur elle : « Tiffany, je n'ai pas besoin de toi, je peux te remplacer à tout moment, tu ferais mieux d'accepter ce que j'offre plutôt que d'être punie ! »Dans le rêve, Tiffany l'a regardé froidement avant de se retourner pour partir.« Tiffany ! Tu ne t'échapperas pas de moi ! Tu es à moi ! J'ai besoin de toi ! »Son instinct était de la retenir, de ne pas la laisser partir.Il l'a tirée vers lui, l'a serrée fort, puis s'est penché pour l'embrasser passionnément, voulant enflammer leur passion...« Plouf – »Dans son rêve, alors que Gabriel s'enlaçait intensément avec Tiffany, un retournement l'a fait tomber du transat et chuter dans la piscine.L'eau glacée de la piscine l'a instantanément englouti.Son rêve s'est brisé, le feu ardent s'est éteint au moment où il est tombé dans la piscine.Mon Dieu !Que c'était froid !Tant d'eau !Pourquoi é
« Je vais l'emmener chez Tiffany, elle saura s'en occuper. »Stéphane pensait aider son ami.Léo l'a averti : « Gabriel est ivre et dit n'importe quoi. Si Tiffany entend ses paroles, ça ne fera que d’empirer les choses. »Stéphane : « ... Alors, emmenons-le à la Villa des Fleurs. »Léo n'a pas d'objection.Sortant du bar, Léo a aidé à soutenir Gabriel jusqu'à la voiture de Stéphane, lui a donné quelques conseils avant de le regarder partir avec Gabriel. Ensuite, il a appelé son chauffeur pour venir le chercher.Sur le chemin du retour à la Villa des Fleurs, Gabriel continuait de marmonner de temps en temps, tantôt disant « Tiffany, je t'aime, ne me quitte pas », tantôt « Que veux-tu de plus ? Je te dis, tu n’es pas indispensable pour moi. »En gros, il répétait les mêmes phrases. C'était l'amour et la fierté qui se battaient en lui, tantôt l'un prenant le dessus, tantôt l'autre.Après plus d'une heure, la voiture de Stéphane est arrivée à la Villa des Fleurs.Il avait appelé Mme Lola
Après avoir renversé les bouteilles et les verres sur la table, Gabriel s'est effondré sur la table, murmurant : « Tiffany, Tiffany ... t’es …pas…penss… pour... »Au début, ni Stéphane ni Léo n'ont compris ce qu'il disait. Ce n'était lorsqu’il a répété, et que Stéphane s'est approché pour écouter, qu'ils ont compris qu'il disait : « Tiffany, tu n’es pas indispensable pour moi. »« Qu'est-ce qu'il dit ? » Léo, voyant l'expression étrange sur le visage de Stéphane, a demandé curieusement.Stéphane s'est redressé, regardant Gabriel ivre et a dit à Léo : « Depuis son soudain mariage avec Tiffany, il s'est saoulé plusieurs fois à cause d'elle. »Au début, quand Gabriel et Tiffany ont signé leur accord, l'attitude désinvolte de Tiffany l'avait rendu morose. À ce moment-là, il était allé boire avec des amis et avait fini par être saoul, Arsène l'avait ramené chez lui. C'était aussi à cette occasion qu'Arsène avait pu apparaître devant Tiffany comme un chauffeur professionnel.« Et il dit qu'i
Peu importe la lenteur de la voiture, ils sont arrivés toujours rapidement à la location de Charlotte. Charlotte avait choisi un appartement pas trop loin de la Résidence des Fleurs pour ne pas être trop éloignée de sa sœur.Gabriel a garé la voiture.« Je suis arrivée. »Tiffany a ouvert la porte de la voiture elle-même et, après avoir dit à Gabriel qu'elle était arrivée, est descendue.« Je t'accompagne à l'étage. »« Pas la peine, tu peux rentrer. Sois prudent sur la route. Repose-toi bien à la maison demain, tu as l'air fatigué. »Les yeux noirs de Gabriel la fixaient intensément, et il a demandé d'une voix rauque : « Tiffany, tu t'inquiètes encore pour moi, n'est-ce pas ? »Il a voulu lui prendre la main, mais elle s'est retournée et est entrée dans l'immeuble.Gabriel est resté à l'entrée, la regardant monter les escaliers, et a finalement décidé de ne pas l'accompagner.Lui aussi avait sa dignité. Plusieurs fois il s'était abaissé et elle l'avait rejeté...Après un moment, Gabri