La possession est une usurpation, et le comportement de Danielle commençait donc à inquiéter ses parents. Entre rêves étranges où elle se voyait dans l’eau et des visions éveillées, elle sombrait parfois dans des transes inquiétantes. Sans compter l’apparition de minuscules écailles sur son corps. Son état était si grave, qu'elle avait dû arrêter de venir à l'école.
J’avais même appris que son père, une fois alerté, était revenu précipitamment de l’étranger pour personnellement s’occuper de cette situation troublante.
Plusieurs jours s’écoulèrent sans que ni Kaï-Lani ni Danielle ne se manifestent. Étant donné que tout le monde avait remarqué que Danielle et moi étions très proche. Certains camarades de classe me demandaient souvent d
Après cet épisode de terreur pure, je me retrouvais bel et bien, en chair et en os, dans un univers dont j’avais toujours nié l’existence: les profondeurs mystiques, voire légendaires, d’une partie de l’océan Atlantique.C’était fascinant de me trouver là-bas. Je ne ressentais aucune différence. J’avais l’impression d’être dans mon habitat naturel. Je respirais sans difficulté et nageais avec une aisance comparable à la marche sur terre.Tout ce que je voyais me laissait pantois. C’était comme observer une ville illuminée la nuit, grouillante de vie et de mouvement. Une véritable civilisation existait ici.- KAÏ-LANI : Allez, ne rêve plus les yeux ouverts ! Viens, je vais te présenter à mes amis.- DILANE : Où sommes-nous ?- KAÏ-LANI : Ici, c’est Zéphyria.- DILANE : Zéphyria… Whaou ! Je n’aurais jamais imaginé qu’un tel monde de beauté pouvait exister sous l’eau.Zéphyria nous offrait des paysages à couper le souffle, chaque z
Je suis certain que vous vous disiez que ce monde n’est que cruauté et peut-être désolation. Permettez-moi de vous dévoiler que, pour l’avoir vu de mes propres yeux, je peux vous dire qu’on en a peur simplement parce que l’Homme a pour principe de se méfier de tout ce qui sort de l’ordinaire ou de l’habituel. Sinon, dans ce monde-là, ils nous voient comme nous les voyons, et vivent là-bas comme nous vivons ici. Et aussi prudent que nous le sommes face à eux, ils le sont tout aussi face à nous.- KAÏ-LANI : Les voilà. Bon, tu m’attends ici, je vais t’annoncer.Elle s’éloigne et se dirige vers un groupe de sirènes. Puis, quelques secondes plus tard, elle revient et me dit:- KAÏ-LANI : C’est bon, tu peux venir… Suis moi.Je la suivis dans un ballet aquatique, fasciné par la grâce d
Une fois que je ferme les yeux, je m’endors. Mais mon réveil est brutal. Ma belle-tante entre dans ma chambre car je suis encore endormi alors que c’est déjà le matin.TIFFANY: Mais qu’est-ce que cela signifie? Tu es encore endormi? Dépêche-toi de te lever. Et vite!Mais elle a la désagréable surprise de mon comportement face à cette énième provocation.DILANE: Ma tante… J’ai vraiment essayé, mais là j’en peux plus. Vas-y, déguerpis.Choquée, elle reste bouche bée.DILANE: Tu n’as pas entendu? Je t’ai demandé de sortir… (Il se lève de son lit) Allez! Allez! Déguerpis! Va embêter quelqu’un d’autre avec nervosité.
Kaï-Lani est trop rapide pour Dilane, et celui-ci fini par la perdre de vue. Désorienté, il avance prudemment, scrutant le moindre mouvement de poisson. Soudain, une silhouette émerge de l’ombre, et Kaï-Lani se trouve devant lui, un sourire aux lèvres et lui dit:- KAÏ-LANI : (taquinant) Ta vitesse ressemble à celle d’un poisson-lune.- DILANE : (riant malgré lui) Quoi ? Viens me redire ça quand on sera sur terre.- KAÏ-LANI : Hihihi ! Nous sommes presque arrivés. Remontons à la surface.L’océan était d’un calme apaisant. J’avais pour habitude de voir l’océan toujours agité avec des vagues, les nageurs, ou des pêcheurs mais cette fois-là, il n’y avait personne. Rien qu’elle et moi.Là où nous étions arrivés se trouvait un écueil, alors elle sortit de l'eau pour y prendre place. Sa queue longue et sinueuse, semblait prendre vie, ondulant légèrement comme si elle était carressée par les vagues. Je m'étais perdu dans mes pensées, l'observant com
Une fois que je ferme les yeux, je m’endors. Mais mon réveil est brutal. Ma belle-tante entre dans ma chambre car je suis encore endormi alors que c’est déjà le matin.- TIFFANY : Mais qu’est-ce que cela signifie ? Tu es encore endormi ? Dépêche-toi de te lever. Et vite !Mais elle a la désagréable surprise de mon comportement face à cette énième provocation.- DILANE : Ma tante… J’ai vraiment essayé, mais là je n’en peux plus. Vas-y, déguerpis.Choquée, elle reste bouche bée.- DILANE : Tu n’as pas entendu ? Je t’ai demandé de sortir… (Il se lève de son lit) Allez ! Allez ! Dégage de ma chambre ! Va embêter quelqu’un d’autre avec nervosité.- TIFFANY : Je ne sais pas pour qui tu t’es pris, mais ça ne va pas se passer comme &c
Je ne l'avais pas entendu se lever, du coup il me surprend en train d’écouter tenu à la porte d'entrée.- ONCLE : Dilane ? C’est comment ? Demande-t-il en levant la main pour inviter Dilane à s’approcher. Dilane s’avance et son oncle pose sa main sur son épaule.- DILANE : Je me porte bien tonton.- ONCLE : Okay. Il paraît que tu as trop dormi ce matin.- DILANE : Oui… J’ai dû réviser toute la nuit, du coup...- ONCLE (lançant un regard à sa femme) : Je vois… Il faut tout de même te ménager, hein… Je suis en train d’aller au débarcadère. Tu veux venir ?- DILANE : Euh non, tonton. J’étais en train de chercher Junior.Le portail s’ouvre et c’est Junior qui entre.- ONCLE : Ah, voilà le marcheur national qui arrive ! Bon, moi je pars.Mon oncle s’avance vers la sortie et s’arrête un peu pour causer avec Junior. Tandis que moi, je reste sur la terrasse. J’évite autant que je peux de regarder dans la direction de ma belle ta
Le corps sans vie de ce poisson reposait à bord de la pirogue, sa silhouette argentée luisait sous les rayons du soleil. Ses nageoires en ruban ondulaient gracieusement, presque comme si elles dansaient au rythme des mouvements que faisaient la pirogue sous l’effet des vagues. Sa peau lisse, dépourvue d’écailles, capturait la lumière, et lui conférant une aura presque surnaturelle. Dilane n’en était que plus que content.- DILANE (avec un air galvanisé) : Ohohohooo ! Tu as vu ce morceau, Junior ?! Ahahaaa, yes ! Pas mal pour un novice en pêche, n’est-ce pas ?- JUNIOR : Ouais, ouais, la chance du débutant. Mais je n’avais jamais vu un tel poisson.- DILANE : Ah bon ? En tout cas, j’espère qu’il est comestible.- JUNIOR : Il n’y a qu’une seule façon de le savoir.- DILANE : Je crois qu’on pense à la m&
Après ce magnifique dîner, pour la première fois empreint de chaleur, je me retire dans ma chambre et, dès que j’entre, je découvre Kaï-Lani qui était déjà là.- DILANE (avec un sourire taquin) : On dirait que tu m’attendais.- KAÏ-LANI (avec un regard affectueux) : J’étais impatiente de te revoir…- DILANE (se rapprochant avec lenteur) : Mais ils sont encore tous éveillés. Junior pourrait arriver à tout moment…- KAÏ-LANI (d’une voix douce) : Alors dépêche-toi de m’embrasser, mon Dilane… Là, au moins, si je dois partir plus tôt, je m’en irai avec le goût de tes lèvres sur les miennes.- DILANE (avec une lueur d’audace dans les yeux) : Tout compte fait, je ne crois pas que quelqu’un viendra. Et même si c’est le cas, je n’
Lorsque j'arrivais, je trouvai la porte de son appartement qui était grande ouverte, alors j’entrai sans frapper. E-Manuella était assise sur le canapé, les yeux rougis par les larmes, le regard perdu dans le vide. Elle me vit, mais ne dit rien. Pas un mot. Elle se contenta de me regarder, comme si j’étais un mirage, une apparition qu’elle ne parvenait pas à croire réelle. E-Manuella sombrait dans une terrible dépression, et je savais que je n’avais plus d’autre choix que de lui dire toute la vérité maintenant. Je m’assis à côté d’elle, et au même moment, elle murmura : - E-MANUELLA : Pourquoi tu m’as évitée pendant des jours de cette façon ? Pourquoi tu me fais ça ? Sa voix était faible, brisée, comme si chaque mot lui coûtait un effort surhumain. Je pris une profonde inspiration, sachant que ce que j’allais dire allait tout changer. - DILANE : E-Ma, il y a quelque chose que tu dois savoir. Quelque chose que j’aurais dû te dire depuis longtemps. Et je me mis à lui raconte
Dès le lendemain de ce jour, ma décision était prise. Toute la nuit E-Manuella avait essayé de me joindre. Au fond de moi, j'espérais que la distance la protégerait de Kaï-Lani. Loin d'imaginer que je la ferai vivre un enfer emotionnelLes premiers jours furent les plus durs. Mon téléphone vibrait sans cesse, des notifications de messages et d’appels manqués d’E-Manuella s’accumulant sur l’écran. Chaque vibration me tirait le cœur, mais je résistai à l’envie de répondre. Je savais que si je lui parlais, je ne pourrais pas lui expliquer la vérité sans qu'elle n'est peur de moi. Un soir, en rentrant du travail, je trouvai un mot glissé sous le portail de la maison. Je pensais pourtant que c'était une facture d'électrité ou peut être d'eau mais ce n'était pas le cas. C'était un mot d'E-Manuella :« Dilane, je ne comprends pas ce qui se passe. S’il te plaît, appelle-moi. Je t’aime. – E-Ma »Je froissai le mot et le jetai dans la co
Après que l’eau se soit complètement retirée, je retournai auprès d’E-Manuella, toujours inconsciente. Je ne savais toujours pas quoi faire. Pendant plusieurs minutes, je tins son corps inanimé entre mes bras, espérant un miracle, un signe, n’importe quoi. Et soudain, elle revint à elle. Elle se mit à tousser violemment, puis à vomir de l’eau. Ce n’était pas de l’eau ordinaire, mais de l’eau de l'océan, salée et froide. Elle en vomit des litres et des litres, comme si elle avait avalé l’océan tout entier. Les secondes qui suivirent, elle reprit conscience, haletante, les yeux écarquillés. - E-MANUELLA : Dilane ? Oulalarrrr ! C’est toi qui as versé l’eau ici partout ?! Orrrrh, pourquoi tu aimes me faire travailler comme ça ?! Je suis très fatiguée. Elle ne semblait même pas se souvenir de la soirée que nous avions passée ensemble. Elle était confuse, épuisée, et voulait juste dormir. - DILANE : Ne t’inquiète pas, je vais tout nettoyer. Puisqu’elle était à même le sol, je la p
Depuis le jour où j’avais soigné E-Manuella, notre relation avait déjà duré neuf bons mois. Neuf mois de bonheur, de rires, de complicité, et même de projets d’avenir. Nous envisagions déjà de vivre ensemble dans une même maison, de construire quelque chose de solide et de durable. Tout se passait extrêmement bien dans ma vie. Au boulot, j’avais même obtenu un véhicule de service, et chaque jour semblait apporter son lot de petites victoires. Sauf qu’un soir, tout allait tragiquement basculer. C’était le jour de son anniversaire, et nous avions décidé de sortir, rien que tous les deux. La soirée fut bien sûr magnifique, remplie de rires, de regards complices et de moments doux. E-Manuella rayonnait, et à un moment, elle m’avait soufflé à l’oreille que cette nuit allait &ecir
Sa question me pris un peu au dépourvu. Je ne savais pas si je devais lui dire la vérité, ou bien lui mentir. Je pris quelques secondes à réfléchir le regard vers l'océan pour fuir le sien. Puis dans un soupir je lui répondis.- DILANE : C’est compliqué un peu, E-Ma. J’ai vécu ici quelsques années seulement, mais c'était aussi à une époque très sensible de ma vie à cause des raisons de mon départ d'Angleterre… et donc être ici me rappel tout ça... Et il y a des souvenirs que je préfère laisser derrière moi. J'espère que tu comprends ?Elle me prit mes deux main et me sourit.- E-MANUELLA : Bien sûr que je te comprends. Et... Merci de m’avoir emmenée malgré tout. Ça veut dire beaucoup pour moi.Je sentis un poids se soulever de mes épaules,
Après cette nuit là, tout avait changé, notre relation prit une nouvelle dimension. E-Manuella était guérie, et avec ça, c’était comme si une lumière s’était rallumée dans nos vies. Nous avions traversé l’obscurité ensemble, et maintenant, il était temps de savourer la lumière. Les semaines qui suivirent furent une succession de moments doux, intenses et inoubliables. Nous découvrions l’amour sous toutes ses facettes, comme si chaque jour était une nouvelle page à écrire. Moi je découvrais un nouvelle amour.E-Manuella et moi faisions très souvent des balades le soir, après le travail, où nous marchions main dans la main dans les rues de la ville de Yaoundé, sans but précis ou bien même une destination en tête, c'était juste pour profiter de la pré
Dès le lendemain, j’avais commencé à envisager comment je pourrais lui administrer des soins de guérison. Je savais que les médecins n’avaient pas de réponse, mais je ne pouvais pas rester les bras croisés. En quête de solutions, je me mis à chercher des médicaments plus forts, des crèmes spécialisées, tout ce qui pouvait la soulager. J’avais déjà dépensé une bonne partie de mon salaire dans des produits que les pharmaciens me recommandaient, même si je savais que ça ne la guérirait pas de ce qu’elle avait. Mais au moins, ça lui donnait un peu de répit. Un soir, alors que je lui avais apporté une nouvelle crème et antibiotiques, je disposai les produits sur sa table en les lui présentant. Elle était couchée sur son lit, les draps légèrement froiss&
À la fin de ma journée, je me précipitai au restaurant pour la prendre, mais E-Manuella n’était pas là. Inquiet, je me renseignai auprès du serveur que je croisai. - SERVEUR : Depuis ce matin, elle n’est pas venue ici. Elle a signalé qu’elle se rendait à l’hôpital avant de venir, puis elle a rappelé que ça n’allait pas. Mon cœur s’est serré. Sans hésiter, je décidai de l’appeler dans la même minute.Au téléphone- DILANE : Allô E-Ma, comment tu vas ? - E-MANUELLA : Ho ! Dilane, je suis vraiment désolée, je t’avais même oublié, mais c’est que depuis que je suis rentrée, je me sens très mal. - DILANE : Je suis justement au restaurant, j’ai demandé et on
LA visite d'E-Manuella ce matin là m'avait surpris. En plus de cela, j''étais aussi surpris par toute cette attention qu'elle me portait en plus de la voir aussi contente pour moi.- E-MANUELLA : Monsieur le responsable financier... Ahaha ! - DILANE : Noon je ne suis pas le responsable financier... Juste l'analyste. Dis-je en rigolant. - E-MANUELLA : Ahaha ! En tout cas pour moi c'est la même chose. Félicitation encore pour ton nouveau job.Je la remerciais, un peu gêné par tant d’attention, quand soudain, j’ai remarqué quelque chose d’étrange. Sa tasse de café, posée bien droite sur la table, a commencé à bouger toute seule. C’était subtil au début, comme un léger tremblement. Je restais concentré dessus alors qu'elle échangeait quelques phrases avec ma mère.- E-MANUELLE : Vous avez vraiment une très belle maison madame la mère de Dilane. - MAMAN : Oh merci bien... C'est mon mari qui l'a achété il y a quelques années quand nous arrivions au Came