Après avoir entendu la voix de Carole. Janine s’est retournée. Effectivement, elle a vu Carole, qui essayait probablement de venir lui créer des ennuis. Pourtant, Janine n’était pas stupide. Elle a accéléré ses pas tout en courant à grandes enjambées vers son troisième frère. Heureusement, son troisième frère était là.Cyril a également vu Carole, et son rythme cardiaque s’est accéléré instantanément. Il ne s’attendait pas à la rencontrer. Cyril devait protéger Janine ! Ce n’était pas encore le bon moment de révéler toutes les vérités. En un clin d’œil, Janine est montée dans la voiture. Elle a dit : « Dépêche-toi de démarrer la voiture ! »« D’accord. »Cyril n’a pas posé plus de questions et a quitté les lieux d’un coup d’accélérateur.Carole regardait avec incrédulité la voiture qui partait. Elle est demeurée bouche bée pendant un long moment. Il semblait que l’homme qui conduisait la voiture était son troisième frère. Ou bien elle s’était trompée ? Carole se souvenait de la
Janine a hoché la tête. Les deux personnes ont cessé de parler du sujet qu’ils avaient abordé. Elle regardait le paysage à travers la vitre. En se souvenant des plans de décoration qu’elle avait conçus, elle avait le cœur serré.Demain, Carole et Paulin se fianceraient.Janine a baissé la tête pour cacher sa tristesse. Elle avait prévu l’arrivé de ce jour, mais elle était quand même triste quand il est enfin arrivé. La voiture s’est garée devant l’entrée de l’hôpital. Cyril a dit : « Janine, attends-moi ici un moment. Je finirai mon travail à l’avance et on rentrera ensemble. »« Ce n’est pas la peine. Je dois encore retourner au studio. Rentrons tous tôt à la maison pour dîner ce soir. »Cyril l’a regardée en lui disant : « Ne te fatigue pas trop au travail. »Janine a hoché la tête. Après le départ de Cyril, elle a directement pris un taxi pour se rendre à l’hôpital privé. Sans savoir pourquoi, elle avait soudain envie de rendre visite à Nadine.Cette semaine, Paulin se fiancerait
Janine avait l’impression que la paume de l’homme était sèche. Son expression est devenue gênée. Elle avait envie de retirer sa main, mais Nadine a pressé sa main contre celle de Paulin. Nadine a dit, l’air sérieux : « Si mon opération ne se passe pas bien, vous devriez mener une vie heureuse. Maintenant, Janine est enceinte et vous aurez bientôt votre enfant, vous ne pouvez pas vous séparer. »Quand Janine a entendu les paroles de Nadine, elle a dit d’une voix cassée : « Grand-mère, ça va aller. Tu seras saine et sauve. Tu assisteras à la naissance de notre enfant. »Nadine a éclaté de rire. « Oui, je verrai cet enfant naître de mes propres yeux. »Janine a avalé sa salive. Tout le monde pensait qu’elle simulait sa grossesse pour tromper sa grand-mère et l’obliger à se faire opérer, elle était la seule à savoir qu’elle était réellement enceinte. L’homme à côté d’elle a parlé à voix basse : « Grand-mère, je vais m’occuper d’elle et de l’enfant, tu n’as pas à t’inquiéter autant. »
Paulin était tellement en colère qu’il a défait sa cravate. « Pour être honnête, mes fiançailles avec Carole sont... »« Arrête ! Tu n’as pas besoin de me l’expliquer. Moi, je viens d’un milieu ordinaire, je n’ai pas le droit de me mêler de tes affaires personnelles. »Janine, après avoir dit cela, s’est retournée et est partie. Elle a levé la tête pour empêcher ses larmes de couler.Paulin la regardait de dos lorsqu’elle partait. Il a levé la main pour frapper violemment le mur. Même s’il a ressenti une grande douleur, il n’a pas laissé échapper un cri de douleur.Lucien, voyant le sang couler sur le bras de Paulin, a demandé à une infirmière de venir panser la plaie. Il n’osait pas dire un mot en voyant l’expression de son patron. Paulin, qui avait toujours été calme, avait une expression triste en ce moment. Lucien a soupiré légèrement. Depuis que Monsieur Paulin et Madame Janine ont demandé le divorce, la vie était devenue de plus en plus difficile.En ce moment, le téléphone de
Au moment où elle a lu ces mots, Carole avait le cœur brisé. Qu’est-ce que cela signifiait ? Carole avait soudainement l’impression de ne pas comprendre le sens de ces mots. Pourquoi l’adoption devait-elle être dissolue ?Pascaline a pris la parole. « Carole, qu’est-ce qui ne va pas ? Tu n’as pas l’air bien. » Carole a posé immédiatement son téléphone portable à l’envers sur la table à manger alors qu’elle parvenait à peine à esquisser un sourire. « Ne t’inquiète pas, j’ai justement un peu mal à l’estomac. J’ai peut-être mangé quelque chose de mauvais dans l’après-midi. »« Je pensais que ton grand frère t’avait dit quelque chose de malheureux. Puisque tu as mal au ventre, laisse le médecin de famille t’examiner. »« Non, mon grand frère a dit qu’il était trop occupé pour venir dîner. Il m’a demandé si j’avais déjà mangé, et m’a dit de me reposer tôt pour me préparer aux fiançailles de demain. »Carole a retenu la colère qui l’habitait, tout en inventant un beau mensonge.Après avo
Carole avait bien réfléchi. Il semblait qu’elle n’avait rien fait qui puisse contrarier Bruno. Pourquoi voulait-il soudainement mettre fin à la relation d’adoption ? Elle n’arriverait jamais à le comprendre. Si elle était chassée par la famille Leclerc, comment pourrait-elle se marier avec Paulin alors qu’elle n’était qu’une orpheline ? La raison pour laquelle Pascaline était si gentille avec elle était qu’elle faisait partie de la famille Leclerc. Carole ne pouvait pas imaginer la situation dans laquelle elle se trouverait si elle perdait cette identité. Ainsi, quoi qu’il arrive, elle ne pouvait pas la perdre. Le ton de Bruno était calme alors qu’il a dit : « Oui. Tu te marieras, tu n’auras plus à rester à la maison avec ta grand-mère tout le temps, et tu n’auras plus à plaire aux autres membres. Ta vie devrait prendre un nouveau départ. »Carole a éclaté instantanément en sanglots. « Grand frère, je ne veux pas partir vraiment ! »« Je sais que cette réalité est cruelle pour toi
Janine a baissé la tête. Elle ne pouvait pas dire à Cyril qu’elle s’était rendue dans l’hôpital privé pour rendre visite à Nadine avant de rentrer. Tout en faisant semblant d’être calme, elle a répondu : « J’ai été prise dans un embouteillage. J’aurais dû prendre le métro, je n’aurais pas dû prendre un taxi. »« C’est bon de prendre un taxi. Même si tu as été coincée dans les embouteillages, tu restais assise et tu te reposais. Dans le métro, il y aurait tellement de gens, et si l’on t’avait bousculée ? »Cyril s’était beaucoup inquiété pour Janine. Il était le seul à savoir que Janine était maintenant enceinte. Janine savait également que son troisième frère lui demandait de faire plus attention à sa sécurité en tant que femme enceinte.Ils se sont regardés. Sans besoin de dire leur inquiétude d’une manière directe, ils pouvaient comprendre le but de l’autre partie. Après le repas, Janine était heureuse. Elle s’est rendue compte qu’elle aimait ce genre de vie. Elle aimait rester ave
« Janine, écoute-moi. Tu es la designer, tu devrais venir garder un œil sur le site des fiançailles. D’ailleurs, Mlle Carole a dit qu’elle voulait te remercier. Quoi qu’il arrive, tu devrais venir. Sinon, notre studio devra fournir une explication à notre client. » Après avoir entendu cela, Janine était trop gênée pour inventer un prétexte. « Janine, est-ce que Mlle Carole et toi vous connaissez ? Ou est-ce que vous vous êtes disputées ? »« Non, je n’ai pas fait sa connaissance auparavant. »Janine a dit un mensonge. Elle ne voulait pas raconter ce qui s’était passé et qui affectait sa vie actuelle.Finalement, elle a accepté la demande d Richard à contrecœur. « D’accord, j’irai demain. »« C’est super ! N’oublie pas d’arriver tôt et ne sois pas en retard. À demain. »Janine était un peu en colère après avoir raccroché le téléphone. Elle savait que Carole avait délibérément demandé à Richard de la faire venir sur le lieu de fiançailles. Si elle n’y allait pas, elle porterait atteint
Mamie a poursuivi :« À l’époque, il n’y a que Janine seule qui a accepté. Son comportement est bien supérieur à celui de certaines personnes intéressées seulement par le statut. »Les mots de Mme Lejeune ont laissé la mère et la fille sans voix.Janine a ressenti un certain plaisir intérieur, un léger sourire s’est dessiné sur ses lèvres, mais son regard s’est fixé un instant sur Paulin, qui ne l’a pas quittée des yeux, son regard aussi profond que l’encre.Elle a détourné vite son regard, ne souhaitant pas croiser les yeux de l’homme, et elle n’avait pas envie de savoir ce qu’il pensait.À ce moment, Paulin a dit d’une voix glaciale :« Paul, fais sortir ces deux femmes. Qu’elles ne remettent plus jamais les pieds chez nous. »« Mme Lejeune, nous avons été un peu maladroites, ne soyez pas fâchée, s'il vous plaît. »« Oui, Mme Lejeune, ne nous chassez pas… »Mais cette fois, Mme Lejeune ne les a même pas regardées. Elle baissait simplement la tête pour boire son thé. Elle avait toléré
Janine a regardé la mère et la fille avec un sourire à peine esquissé :« Alors, vous avez encore quelque chose à dire ? »Leur expression était empreinte de gêne. Personne ne s’attendait à ce que Janine ait fait ses achats avec Paulin. Mettre en doute l’authenticité de son foulard revenait à remettre en question le goût et le jugement de Paulin.La femme refaite a serré les dents de rage, mais, forcée de sourire, elle a répondu :« Puisque c’est mon cousin qui t’a accompagnée, alors bien sûr, ce n’est pas une contrefaçon. »Elle avait voulu donner une leçon à Janine, mais au final, c’est elle qui s’est retrouvée piégée.Janine l’a regardée et a esquissé un sourire plein de sous-entendus :« Donc, si mon foulard n’est pas une contrefaçon, ça veut dire que le vôtre en est une ? »Le visage de la femme refaite s’est figé immédiatement, et, prise de panique, elle n’a pas trouvé quoi répondre.Janine n’avait aucune intention de lui laisser une porte de sortie et a ajouté :« Après tout, ce
La femme d’âge mûr, voyant que la situation tournait mal, s’est aussitôt mise à pleurnicher :« Oh, Mme Lejeune ! Venez voir, vous qui êtes si juste ! On a appris que vous étiez sortie de l’hôpital, alors on a spécialement acheté un cadeau et nous sommes venues vous voir, et voilà qu’on nous met à la porte ! »Janine a froncé les sourcils :« Tais-toi, tu vas réveiller ma grand-mère ! »Elles ne savaient donc pas que Mme Lejeune se reposait ?« Bon, ça suffit, qu’est-ce que c’est que tout ce bazar ? »Les portes de l’ascenseur se sont ouvertes, et Mme Lejeune est sortie. Lorsqu’elle a aperçu Janine, un sourire est aussitôt apparu sur son visage :« Gamine, viens par ici que je te voie. »Janine venait à peine de se lever quand la femme refaite s’est jetée sur la vieille dame en sanglotant :« Mme Lejeune ! »Mais celle-ci s’est écartée légèrement et a laissé la femme tomber lourdement par terre avec un cri de douleur.Rien qu’en entendant le bruit, Janine en a eu mal pour elle.Mme Lej
En voyant le comportement de cette mère et de sa fille, Janine n'a pu s'empêcher de soupirer intérieurement : elles n’avaient vraiment pas changé.Le majordome, d’un ton froid, a déclaré :« Ces fruits sont préparés pour la jeune maîtresse. »La femme d’âge moyen a rétorqué immédiatement : « Elle n’est plus la femme de Paulin, en quoi serait-elle encore une jeune maîtresse ? Si on ne la met pas dehors, elle devrait déjà s'estimer heureuse, et elle voudrait encore manger des fruits ? »La jeune femme au visage refait a ajouté d’un air méprisant : « Exactement, ce sont des fruits importés, très chers. Une certaine personne, pauvre comme elle est, ne doit sûrement pas avoir les moyens d’en manger depuis qu’elle a quitté la famille Cordier. »Janine ne voulait pas perdre de temps à argumenter avec elles. Elle s'est tournée vers le majordome et a dit calmement :« Apportez-leur un autre plateau de fruits. »Le majordome a obtempéré immédiatement et est revenu avec un autre plateau qu’il a d
Maintenant qu'elle avait de l'argent, elle pouvait dépenser sans compter.Elle a choisi plusieurs foulards en soie, pensant qu'ils mettraient bien en valeur le teint de sa grand-mère.Au moment de passer à la caisse, une carte bancaire fut tendue derrière elle : « C'est sur ma carte. »Janine a posé sa main sur la carte et s'est retournée pour regarder Paulin : « Tu fais quoi ? »« Je n'ai pas l'habitude de laisser une femme dépenser son argent. »« Oh, et quand je dépensais mon argent pour acheter des courses et cuisiner, je n'ai pas vu que ça te gênait. Maintenant qu'on est divorcés, et que je ne manque pas d'argent, tu viens me dire que tu n'as pas l'habitude ? Tu ne trouves pas que c'est un peu tard pour ça ? »Après ces mots, l'employée à la caisse a hoché la tête vigoureusement : « Exactement ! Les femmes doivent être indépendantes financièrement ! »« C'est ça. Utilisez ma carte. »Janine a sorti sa propre carte, l'a tendue pour régler, puis a pris les boîtes contenant les foula
Janine a froncé les sourcils. Que voulait vraiment Paulin ?Elle avait déjà assez attiré l'attention à l'école aujourd'hui et n'avait pas envie de continuer dans cette direction. De toute façon, elle était maintenant une véritable héritière de la famille Leclerc, et ce type ne devrait pas oser lui faire quoi que ce soit.Après tout, elle avait six frères pour la protéger !Elle a pris son sac et a descendu les escaliers, se glissant rapidement dans la voiture, de peur d’être vue par d’autres.Paulin a baissé les yeux vers elle : « Les femmes enceintes courent comme ça ? »Janine s'est sentie légèrement gênée : « Qu’est-ce que tu veux dire ? Allez, dis-le vite, j’ai des choses à faire. »« Conduis. »Janine a remarqué que la voiture roulait lentement, et soudainement, une pointe de panique l'a saisie : « Paulin, tu comptes m’emmener où ? »« T’inquiète, je ne vais pas te manger. »« Je te préviens, si tu oses faire quoi que ce soit, mon frère ne te le pardonnera pas ! »Janine n’avait
La grand-mère s'est mise immédiatement à jouer la carte de la victime : « Mes jambes me font tellement mal ... Mon vieux problème doit être de retour. »« Maman, dors dans ma chambre, », a répondu la grand-tante, incapable de laisser sa mère dormir dans le salon.Finalement, Janine n'avait d’autre choix que de partager sa chambre avec sa tante, laissant cette mère et cette fille s’installer dans la chambre de la tante.Après s’être lavée et mise au lit, Janine a eu l’impression de vivre un rêve étrange.Elle était devenue la véritable fille de la riche famille Leclerc !Mais elle savait qu’elle ne pouvait pas encore en parler à sa tante. Si ces deux femmes profiteuses venaient à l’apprendre, elles ne manqueraient pas de se jeter sur elle. Elle préférait attendre d’être partie pour Marseille avec ses frères avant de tout révéler à sa tante.Un léger sourire est apparu sur ses lèvres, et un sentiment de soulagement a envahi son cœur. Cela signifiait-il qu’elle pouvait enfin vivre la vi
Janine connaissait trop bien cette mère et cette fille.« Parler d’un prêt ? En réalité, elles veulent juste de l’argent gratuit. »Au fil des années, elles avaient emprunté pas mal d’argent à sa tante paternelle sans jamais le rembourser. Elle n’avait pas oublié qu’à l’époque où son oncle était gravement malade et hospitalisé, nécessitant de l’argent pour sauver sa vie, elles avaient regardé la situation avec froideur et indifférence.Pas question pour elle de jouer à la sainte.Mais sa petite tante, face à elle, refusait encore obstinément d’écrire la reconnaissance de dette. Pendant ce temps, la belle femme, exaspérée, s’impatientait :« Alors, vous payez ou pas ? Si vous ne payez pas, j’appelle la police. Je n’ai pas de temps à perdre avec vos petits drames. »Voyant la femme sortir son téléphone pour appeler la police, la petite tante, finalement acculée, a pris le stylo et a rédigé une reconnaissance de dette.Janine a esquissé un léger sourire : « Parfait. Par Applepay ou Alipa
Elle a dit calmement : « Tu veux que je t’aide comment ? »Cette belle femme a répondu : « Ma robe n’est pas si chère, cinq mille euros. »« Janine, tu es tellement riche, ça ne doit pas te manquer, non ? Le plus important, c’est que cette femme est insupportable, elle a osé nous mépriser. Une robe à cinq mille, ce n’est rien pour toi, n’est-ce pas ? Ta robe est bien plus chère que ça. »Janine, visiblement exaspérée, a répondu : « Ce n’est pas moi qu’elle méprise, c’est toi. »La tante s'est tordue le visage : « Mais on est de la même famille, non ? »« Moi, je suis de la famille de ma tante paternelle. »D’une voix glaciale, Janine a lancé un regard à sa tante paternelle : « Vous devriez aller aux toilettes, je vous attends dehors. »« Grande sœur ! Tu ne peux pas m’abandonner ! Si tu ne m’aides pas, je vais être arrêtée aujourd’hui ! Aide-moi à payer, je t’en supplie. »La grand-mère, en larmes, a attrapé la main de la tante paternelle et a sangloté : « Ma fille, quand tu n’étais pa